Mes tampons émotionnels

Tampon émotionnel ? Qu’est ce que c’est que ça ? 
C’est un terme que j’ai découvert il y a peu de temps et qui a changé pas mal de choses dans la compréhension que j’avais de moi (qui en est encore à ses débuts). 

Des tampons émotionnels, on en a tous. 
Ce sont des activités, des  choses que l’on va faire pour contrer une émotion négative
On utilise des tampons émotionnels pour fuir une émotion qu’on ne veut pas ressentir. 

En prenant le temps d’observer ma façon d’agir, je me suis rendue compte que j’avais plusieurs tampons émotionnels, toujours les mêmes, pour m’aider à lutter contre certaines émotions que je m’empêche de ressentir car elles me font mal. 

Je fais partie des gens qui ont du mal à dire ce qu’ils pensent. Enfin pas tout à fait. Je fais partie des gens qui ont du mal à dire ce qu’ils pensent quand ce sont des choses un peu négatives, critiques, qui risquent de blesser les autres.
Ce qui fait que, parfois, souvent même, je n’arrive pas à exprimer mon désaccord, mon ras-le-bol, mon opposition. Rien ne sort, et je renferme les choses en moi (ou je râle seule dans la voiture, ou je raconte les choses à mon compagnon le soir mais évidemment pas à la personne concernée).
Et au lieu d’en parler directement avec ladite personne, je vais aller grignoter quelque chose dans le placard. Dans ces moments, j’ai tendance à aller vers du sucré, ce que j’appelle la nourriture régressive, qui me ramène à mon enfance (gâteau, nounours à la guimauve, chocolats…). 
Et bien ça, c’est un tampon émotionnel. C’est une façon pour moi de calmer l’émotion désagréable qui me traverse, sans avoir à froisser la personne. 

Sauf que… Evidemment, ce n’est pas très bon pour ma santé. 

Un autre exemple de tampon émotionnel : Une personne proche a des soucis de santé. Je m’inquiète pour elle, nous attendons des résultats médicaux. Je me sens complètement inutile, impuissante face à ça (et médicalement parlant je le suis). Du coup, pour gérer au mieux cette période d’angoisse et d’attente, je vais passer mon peu de temps libre sur l’ordinateur à regarder des séries (Netflix devient alors mon meilleur ami!)
Pas très grave me direz-vous. 

Sauf que … Je m’isole, je ne communique plus avec les autres, je ne libère donc pas mes angoisses qui prennent des proportions impressionnantes. Heureusement, je finis par avoir l’aide de mon conjoint ou une de mes amies ou collègues qui me connaissent bien et me sortent un peu de ma grotte. 

Donc chez moi, le grignotage sucré et les écrans sont des tampons émotionnels que j’utilise quand ça ne va pas. 

Maintenant que je le sais, j’essaie au maximum de communiquer mon émotion auprès de gens de confiance. J’essaie aussi de parler aux personnes à qui j’ai des choses à dire (mais en essayant d’utiliser la communication positive, il ne s’agit pas de cracher mon venin gratuitement).
Et puis enfin, je tente d’accepter tout simplement les émotions négatives qui me traversent. Parce qu’elles sont utiles, indispensables même, et parfaitement normales. Et puis un peu de méditation pour aider à lâcher prise. 

Depuis que j’ai analysé tout ça et que j’ai pris conscience de mon mode de fonctionnement, je me rends compte que j’appréhende les difficultés différemment. Je vois les choses moins négativement, je panique moins. Et j’ai quelques petites clés maintenant pour m’aider à affronter les moments difficiles. Je me sens moins démunie. 

Et je suis persuadée qu’il faut bien se connaître pour pouvoir pleinement profiter de la vie, l’appréhender et la mener comme on le souhaite. 

Si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous conseiller le podcast d’Esther Taillifet  sur le sujet ici. C’est en tombant par hasard sur celui-ci que j’ai découvert cette notion de tampon émotionnel, et vraiment ça m’a parlé. Du coup j’ai écouté tous ces autres podcasts que j’aime beaucoup aussi !

 

Publicités