Ne pas transmettre ses angoisses d’école à son enfant…

2609893408_1.jpg

Aujourd’hui, ça n’a échappé à personne, nous sommes le jour de la rentrée. 

Etant enseignante, je me rends compte que bien souvent, les parents sont beaucoup plus angoissés que les enfants. Et du coup, ils leur transmettent ce stress…

Moi-même, je déteste la rentrée. Etant petite, je n’aimais pas aller à l’école. Ça ne s’est vraiment arrangé qu’au collège et surtout au lycée. Avant de partir à l’école, j’avais mal au ventre, j’angoissais pour la cantine (on nous forçait à finir…eurk), j’avais peur de mes enseignants (notamment qu’on me demande d’aller au tableau !). J’étais une petite fille intelligente qui bossait bien mais très discrète et effacée qui ne se faisait jamais remarquer. 

Et pourtant, j’ai aussi de bons souvenirs à l’école. J’avais mon groupe de copines que j’adorais (et j’en côtoie encore certaines d’ailleurs), j’aimais bien apprendre, j’adorais les récré… 

Je n’ai jamais vraiment subi d’humiliations ou de rejet de la part des autres (bon je me souviens d’une « Marie » qui alignait les filles de l’école le matin et sélectionnait ses amies du jour en fonction de leur tenue. Autant dire qu’avec mes serre-têtes et mes petits pulls tricotés-main, je n’avais pas souvent la « chance » d’être choisie ! Quelle peste cette fille… Bref passons …!).

Et pourtant, les veilles de rentrée ainsi que les dimanches soirs, toujours la même rengaine… Un coup de blues s’emparait de moi à l’idée d’y retourner. Ce coup de blues, je l’ai toujours (bah oui je suis devenue prof). Et même cette année alors que je suis en congé maternité, j’ai le bourdon le dimanche soir … 

Alors j’essaie au maximum de positiver les choses devant ma fille. « Tu vas voir, l’école ça va être super, je suis sûre que tu t’y plairas beaucoup ! ». On rigole, on fait des jeux … Bref on essaie de dédramatiser. Pas pour elle finalement, mais plutôt pour moi. J’aimerais qu’elle n’hérite pas de mon cafard de pré-rentrée. 

J’aimerais qu’elle soit simplement contente d’y aller, ou même indifférente. Mais qu’elle ne se fasse pas de nœuds au cerveau et à l’estomac comme j’ai pu me faire étant petite (et son papa aussi d’ailleurs qui était un peu le même genre d’enfant que moi). Bref, une petite fille bien dans sa peau, dans sa tête et qui ait suffisamment confiance en elle pour appréhender les choses sereinement. 

 

J’espère que chez vous la rentrée s’est bien passée pour vos enfants … Et pour vous !

Racontez-moi comment vous l’avez vécue en tant qu’adultes et parents ! 

Cet article a été écrit dans le cadre des jeudis éducation. Si le sujet de la rentrée vous intéresse, n’hésitez pas à cliquer en dessous pour lire les articles d’autres parents blogueurs !

Apprendre avec bonheur : rentrée scolaire/rentrée non scolaire http://apprendreavecbonheur.blogspot.fr/2016/09/rentree-scolaire-rentree-non-scolaire.html
Parent Ultime : Pourquoi la culture nous fait échouer comme parent http://parentultime.com/pourquoi-la-culture-nous-fait-echouer-comme-parent
Ma vie de maman louve : L’envers du décor de la rentrée scolaire http://maviedemamanlouve.com/lenvers-du-decor-de-la-rentree-scolaire/
 macaron-rdv-education-02-exp-200

Quel matériel prévoir pour la petite section ?

fournitures petite section

Lorsqu’un enfant commence l’école, il faut penser à prévoir un peu de matériel spécifique.

En tant que maîtresse de petite section, je fournis une petite liste de « fournitures » aux parents le jour de la rentrée. Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser donc je vous la livre !

  • Un sac à dos

Bien pratique pour transporter le petit matériel de son enfant,ainsi que pour y ranger le cahier de vie. Je recommande un sac à dos qui permet au moins de loger un petit cahier (17 x 22cm). Il doit être confortable pour l’enfant, marqué à son nom (surtout si c’est un cahier « Cars » ou « Reine des neiges » ^^).

  • Des chaussons

Nous en demandons dans mon école pour les séances de motricité afin que les enfants soient plus à l’aise dans leurs déplacements. L’idéal est de choisir des chaussons très souples, faciles à mettre et enlever. Les plus adaptés sont les chaussons mous en cuir ou chaussons de gym (ceux de Décathlon sont très bien et pas très chers).

  • Des vêtements de rechange

C’est important de prévoir une tenue complète de rechange (adaptée à la saison) en cas d’accidents ou de sauts dans les flaques … ^^ Ne pas oublier les chaussettes, on en a souvent besoin ! 

  • Doudou/tétine

Pour les enfants qui en ont besoin à la sieste, ou que ça rassure. Personnellement j’autorise les doudous dans la classe quand ils arrivent. Et sans rien faire, ils les abandonnent assez rapidement pour pouvoir jouer avec les copains 🙂 Pour les tétines, certains en ont besoin à la sieste, en revanche je préfère qu’ils les enlèvent pendant les temps de classe. 

  • Un goûter

Cela concerne uniquement les enfants qui vont à la garderie. Ils emmènent en général dans leur boite à goûter une compote ou un fruit et un gâteau. 

  • Une blouse

Pour les activités de peinture, je demande aux parents de prévoir une blouse pour leur enfant que je leur rends aux vacances pour les laver. Les plus pratiques sont celles en tissu (celles en plastique gênent un peu les mouvements de l’enfant) lavables en machine et surtout à manches longues (sinon ça ne sert pas à grand-chose ^^). 

  • Un sac de couchage

Pour les enfants qui dorment à l’école l’après-midi, les parents prévoient un sac de couchage que nous leur rendons régulièrement pour le lavage. C’est pratique, ils sont bien au chaud et confortables dans leur petits lits. Par contre, en en cherchant un pour ma fille, je me suis rendue compte que ce n’était pas facile à trouver ! Il en existe des pas trop chers à Décathlon et d’autres sur le site Luciole et Cie (vraiment adorables et d’excellente qualité mais plus chers). 

  • Des mouchoirs

Bien qu’on en prévoit des kilos en début d’année, il en manque toujours. Un petit paquet de mouchoirs dans le sac à dos peut sauver des vies … Oui Oui 😉

 

Voilà, je pense avoir fait le tour du matériel de rentrée (en tout cas de celui que je demande). 

Il est important d’inscrire le prénom de son enfant sur le matériel « susceptible d’être perdu » (sac à dos, manteau, pulls, écharpe, bonnet, chaussons…) car à cet âge les enfants ont parfois du mal à savoir ce qui leur appartient. Et les enseignants ne retiennent pas tout (même si on est très forts ! ^^)

Idées d’activités de type Montessori en petite section (suite)

Dans ma classe de petite section, chaque jour, sur 30 minutes, je propose aux enfants des ateliers de type Montessori

Ils vont choisir chacun l’activité qu’ils souhaitent (dans un casier). Puis ils font l’atelier de façon autonome, seuls ou éventuellement à deux. Et lorsqu’ils estiment avoir terminé, ils le rangent et peuvent en prendre un autre. 

Je vous avais montré quelques activités dans cet article.

Depuis, de nouvelles activités se sont ajoutées. En voici quelques exemples (qui sont tout à fait transposables à la maison). Je me suis inspirée du principe Montessori, mais j’ai adapté les choses à ma façon. 

Cela s’adresse à des enfants entre 2 et 4 ans. 

1- Construction : détacher les éléments de l’Arc en Ciel et faire des constructions avec.

2- Motricité fine : atelier de tissage

3- Observation/ Motricité fine : reproduire l’image à l’aide de cubes colorés. 

4- Observation/ Repérage spatial : placer les marrons et les boules de polystyrène dans les alvéoles (comme sur les photos)

5- Dénombrement : Placer le bon nombre de noisettes dans les alvéoles.

6- Tri/couleur : Placer les perles colorées dans les bonnes alvéoles. 

7- Motricité fine : Placer les jetons sur la plaque (de façon libre).

8- Encastrement : Reproduire le corps des lapins (puzzles).

9- Comptage : Puzzles numériques à reproduire (permet de reconnaître les chiffres et leur succession dans la file numérique). 

10- Motricité fine/ Observation : Transvasement de haricots à l’aide d’une cuillère (séparer les haricots rouges des haricots blancs).

11-Motricité fine/ Observation : Transvaser du riz dans des petits pots en verre (en s’arrêtant au repère).

12- Observation : Placer les animaux dans leur bonne maison de couleur. 

J’ai encore plein plein d’idées mais je manque de matériel… A suivre! 

 

Les craintes des parents en maternelle

3810845331_96129fd203_o.jpg

 

Comme vous le savez, je suis enseignante en classe de petite section. L’année scolaire est déjà bien entamée. Et beaucoup de parents ont des craintes par rapport à l’école, surtout en petite section. C’est leur première année, ils sont encore petits et c’est donc tout à fait normal de se poser des questions. 

J’avais envie dans cet article de recenser les questions fréquentes que j’ai eu tout au long de l’année, ainsi que les réponses que j’apporte. Ce sont mes réponses personnelles, qui ne seront donc pas les mêmes d’un enseignant à l’autre. 

  • J’ai peur que mon enfant se fasse mal.

J’ai souvent entendu cette crainte. Dans mon école, les enfants de maternelle sont regroupés dans la même cour pour la récréation (soit environ 60 enfants). 
Ce que je dis aux parents qui ont peur des blessures, c’est que les adultes sont là pour éviter les gros bobos. On agit quand les situations nous paraissent dangereuses, et il arrive très très rarement de grosses blessures. En revanche, je ne peux pas garantir que les enfants n’auront jamais de petits bleus, bosses ou genoux écorchés… Cela fait partie de la vie en collectivité. De plus les enfants de cet âge sont encore un peu patauds et peuvent tomber facilement. Dans ce cas là, un pansement ou un peu de crème et c’est reparti. Je sais que pour certains parents, c’est très compliqué de récupérer leur enfant avec un petit bobo. Or, à cet âge là, ils se font souvent mal entre eux involontairement, et aussi souvent tout seul. Donc gros bobo non, petit bobo ça peut arriver (même si on essaie de les éviter au maximum!). 

  • Il n’ose pas vous en parler quand ça ne va pas.

Ça aussi, ça peut paraître angoissant. Certains enfants ont du mal à se livrer à quelqu’un d’autre qu’à leurs parents. Dans ma classe, plusieurs enfants sont réservés et n’osaient pas me parler au début. Mais en général, avec un peu de temps, la situation s’améliore naturellement. Ils apprennent à avoir confiance en moi, ils me voient tous les jours et finissent par venir me parler quand ça ne va pas. Et puis comme leurs parents ne sont pas là, c’est plus facile pour eux de venir parler à la maîtresse.  Il faut souvent juste leur laisser un peu de temps. 

  • Il n’a pas d’ami, il est souvent tout seul dans la classe, dans la cour.

En observant leur enfant pendant la récréation (eh oui il y a des parents qui se planquent même dans la haie … si si je vous assure!^^), l’idée de le voir jouer tout seul peut les inquiéter. Il faut savoir que jusqu’à 4 ans, c’est compliqué pour un enfant de jouer réellement avec les autres. Certains vont savoir le faire un peu plus tôt, mais c’est tout à fait normal qu’en petite section, les enfants ne se lient pas forcément facilement aux autres. La notion de copain/copine arrive souvent après (en moyenne section). C’est tout simplement lié à leur développement. A 2 ans 1/2 -3 ans, un enfant est encore très égocentrique, d’où la difficulté de partager avec les autres et de jouer réellement ensemble. Le plus souvent, ils jouent à côté les uns des autres. Là encore rien d’inquiétant, en grandissant ils créeront de vraies amitiés. 

  • Et s’il refait pipi dans sa culotte … ?

Grande angoisse de la rentrée ! Il est propre mais il y a encore quelques accidents, ou des rechutes (souvent avant les rentrées d’ailleurs). Ça arrive fréquemment en petite section. Et ce n’est pas parce qu’il y a quelques accidents qu’on exclut l’enfant de l’école! On lui explique, on le change et c’est tout. Pas besoin de dramatiser, surtout pas de gronder. La propreté est un apprentissage qui n’est pas toujours totalement acquis en petite section. Or, à l’école, ça tombe bien on est là pour apprendre et pour grandir. On valorise quand l’enfant progresse. Et les situations se règlent souvent toutes seules naturellement. 

  • J’ai peur qu’il pleure car je vais lui manquer.

J’ai vu des mamans qui n’arrivaient pas à quitter la classe, de peur que leur enfant se mette à pleurer. J’ai discuté aussi avec des mamans avant la rentrée qui angoissaient à l’idée de voir leur enfant pleurer et qui anticipaient le pire. J’ai eu assez peu d’élèves qui ont pleuré en septembre. Et ceux qui pleuraient se sont arrêtés rapidement. Actuellement, depuis Décembre, plus de pleurs dans ma classe. Il faut savoir que la séparation peut être dure pour eux (mais pas forcément!), mais qu’ils passent vite à autre chose une fois les parents partis. L’angoisse des parents vis-à-vis de l’école favorise les pleurs et les difficultés de séparation de l’enfant. Pour que ça fonctionne bien, il faut bien expliquer à son enfant les choses (par exemple lui donner un repère temporel pour le rassurer « je viens te chercher après que la maîtresse ait lu l’histoire.. »). Il faut aussi soi-même être détendu et confiant envers l’école. Et il n’y a pas de raison que ça se passe mal. 

  • A la maison, il ne m’écoute pas. J’ai peur qu’il fasse la même chose à l’école.

Je l’entends très très souvent! Et je rassure les parents : l’école et la maison, c’est très différent. A l’école, ils sont plus nombreux, ils sont avec d’autres enfants du même âge, les adultes qui s’occupent d’eux n’ont pas le même rapport affectif avec eux. Bref… Ils écoutent souvent mieux la maîtresse que les parents 🙂 Et je vois pour mon cas personnel, mes élèves m’écoutent plus à l’école que ma propre fille à la maison… ! 😉

  • Il ne veut rien me raconter de ce qui se passe à l’école. 

Ah ça … Ça dépend des enfants. Certains sont de vrais moulins à paroles concernant leur journée d’école tandis que d’autres ne disent absolument rien. Pas moyen de savoir ce qu’ils ont fait de leur journée, ce qui est très frustrant quand on est parents. Alors là, je n’ai pas de méthode miracle. Si votre enfant répond « rien » ou « je sais pas » à toutes vos questions concernant sa journée de classe, c’est qu’il ne souhaite pas vous raconte sa vie à l’école. Il estime que c’est son jardin secret et que vous n’avez pas à savoir. Tant pis pour vous ^^. Mais comme on est des enseignants sympas, on vous liste sur le cahier de vie les activités menées en classe ou les petits projets qu’on a pu faire 🙂

Voilà pour les questions les plus fréquentes… 

Et vous ? Avez-vous eu ces craintes ? En avez-vous d’autres concernant l’école? 

Quelques astuces pour préparer son enfant à la petite section

school-1073571_1280.jpg

La petite section correspond au tout début de la scolarité des enfants. C’est une année très importante car ils vont apprendre énormément de choses : des notions scolaires mais également et surtout apprendre à vivre ensembleà respecter les mêmes règles que les copains, à grandir et devenir autonomes

Passer de la maison à l’école est une grosse marche pour les enfants.

Mais en tant qu’enseignante de petite section, je vous rassure, ça se passe en général très bien. Quelques petits réajustements et un temps d’adaptation sont parfois nécessaires mais les enfants sont souvent ravis de venir et s’adaptent très bien à l’école (qui s’adapte aussi à eux d’ailleurs!)

Je vais vous proposer quelques astuces à mettre en place chez vous avant l’année de petite section pour aider votre/vos enfant(s) à vivre au mieux cette première année à l’école. Ce sont des petits conseils, mais c’est à vous de voir bien sûr. Rien n’est obligatoire, ce ne sont que des idées 🙂

  • L’autonomie

 C’est important selon moi de les habituer et de leur montrer comment mettre et enlever ses chaussures sans aide (sauf pour les lacets bien sûr!). De même pour les vêtements  et les manteaux. Dans ma classe, par exemple, je demande aux enfants après la séance de sport, d’enlever leurs chaussons pour mettre leurs chaussures seuls. Ils enfilent et enlèvent leurs manteaux également seuls. 

A la cantine, ils boivent dans des verres et commencent à couper leurs aliments tout seuls. C’est important de les préparer à ça (par exemple, je me suis rendue compte que certains petits ne savaient pas boire dans des verres car à la maison, ils n’utilisaient que des gourdes ou des biberons). 

  • Le langage

Un enfant qui parle peu aura beaucoup de mal à se faire comprendre à l’école. A la maison, vous les connaissez par cœur et les comprenez facilement mais à l’école, ils sont plus nombreux et c’est plus difficile pour nous de les « décoder » (même si avec le temps on apprend à les connaître). Donc il faut vraiment encourager son enfant à parler, faire des phrases (pas besoin qu’elles soient hyper bien construites non plus au début). 

  • L’imaginaire

En général, en début d’année, lorsque je raconte la 1ère histoire dans la classe, j’ai à peu près la moitié des enfants qui écoute et l’autre qui ne suit rien, (ou fait des bêtises…). Et pourtant les histoires sont très importantes, elles développent l’imaginaire, le langage… Ils apprennent à se poser, écouter jusqu’au bout… On voit très vite les enfants qui écoutent souvent des histoires à la maison, et les autres. Moi je leur en lis tous les jours. Et au mois de Mars, il n’y en a plus que 2-3 qui vraiment ne suivent pas… Donc lire, lire, lire des histoires à vos enfants autant que vous voulez et sans limite!

  • Utiliser différents outils

Il ne faut pas hésiter à leur faire utiliser différents outils :  les ciseaux, les crayons de couleurs, les feutres, le pinceau, la craie, les crayons-cire, la colle… Alors certes, c’est le début et ils ne seront sûrement pas très habiles (notamment avec les ciseaux) mais au moins ils savent ce que c’est, à quoi ça sert. Et à l’école on continuera de leur apprendre à les utiliser de plus en plus précisément. 

  • Appréhender différentes techniques

Savoir déchirer un morceau de papier, coller un papier sur un autre, utiliser des gommettes, des play-maïs, manipuler de la pâte à modeler … Ce sont plein de petites choses qui leur faciliteront les choses à l’école car ils auront déjà découvert cela avant.  

  • Dessiner

Prendre l’habitude de dessiner, d’utiliser des crayons. Evidemment, les débuts ressemblent un peu à des gribouillages, mais ce n’est pas grave. Ils s’habituent à l’outil et développent leur motricité fine. On peut leur montrer comment on tient un crayon (même si c’est très difficile chez des petits de 2-3ans). Après à l’école, ils apprendront à faire des dessins « stylisés » simples : le bonhomme, le soleil, la fleur, la maison, le chat, la souris, l’escargot… 

  • Chanter

On chante beaucoup en maternelle ! C’est un moment qu’ils adorent. Il ne faut pas hésiter à chanter avec son enfant. Ils vont sûrement beaucoup aimer et vous verrez qu’ils ont une mémoire impressionnante. J’ai souvent des mamans qui me disent « mais je ne connais pas de chansons ». Mais si, on en connait tous! La souris verte, au clair de la Lune, Meunier tu dors… Peu importe la chanson, elle plaira forcément si vous la chantez de bon cœur (bon évitez les chansons paillardes quand même ^^). 

  • Jouer

Quand je parle de jouer avec son enfant, je pense tout particulièrement aux jeux de société. Il y a plein de petits jeux simples à utiliser dès 2ans (j’en ai d’ailleurs testé un super dans cet article). Le jeu en lui-même n’a pas forcément une grande importance. Ce qui va être important, c’est de respecter les règles du jeu, attendre son tour, accepter de ne pas toujours gagner … J’en propose à mes élèves, et je peux vous dire que les débuts sont laborieux ! Entre celui qui pleure dès qu’il perd, celui qui veut tout le temps jouer sans attendre son tour, ou celui qui « lance » le dé à l’autre bout de la classe (bah oui, quand je lui dis « lance le dé » … hum… ^^). 

  • Ranger

Ahhhhh … Ranger ! A l’école, on leur demande de ranger les coins-jeux, les crayons, les blouses, les manteaux… Bref ils doivent rapidement comprendre que c’est important de ranger (à plus de 20 élèves par classe, nous ne pourrions pas, à 2 adultes, tout ranger sans leur aide). Je sais à quel point c’est difficile de motiver son enfant à ranger (j’ai une récalcitrante à la maison). Mais on peut leur expliquer comment on range, pourquoi on range et les accompagner. Après, très souvent, à l’école ils s’y prêtent volontiers alors qu’à la maison c’est une autre affaire… ^^

 

 

Voilà pour mes astuces. Attention, il ne s’agit surtout pas d’en faire des « singes savants » ou de faire de l’école avant l’école. Le but est plutôt de leur faire découvrir quelques petites choses qu’ils feront au quotidien à l’école de façon à les rassurer, leur donner confiance et aborder la rentrée en toute sérénité. 

 

Et vous, comment les préparez-vous pour l’école ?