Les mamans d’élève

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Depuis 11 ans que j’enseigne, j’ai pu croiser beaucoup, beaucoup de mamans… 

La maman angoissée

  • On trouve dans le sac de son enfant : 4 tenues de rechange, deux tubes de crème solaire, une trousse à pharmacie complète, des goûters pour un mois…
  • Elle me demande un bilan complet de la journée tous les après-midis après la classe.
  • Elle regarde son enfant sous toutes les coutures quand elle le récupère le soir (pour être sûr qu’il n’ait aucun bobo que j’aurais râté).
  • Elle n’a souvent qu’un enfant (mais pas toujours).

La maman zen

  • Elle a toujours le sourire, même quand elle arrive en retard le matin (ce qui est souvent le cas).
  • Elle ne me demande jamais comment se passe la journée de son enfant « Tant qu’il a le sourire, tout va bien !».
  • Elle s’adapte, me fait confiance, me propose son aide pour les sorties et ne me fait jamais de reproches.
  • Quand son enfant se fait mal, elle répond « C’est la vie, il en verra d’autres !»
  • Elle me donne des complexes !

La maman psy

  • Elle analyse tout ! Le comportement de son enfant mais aussi celui des autres (et même celui des autres parents …voire le mien…)
  • Quand je lui dis que son fils a tapé, elle me répond « C’est normal, il est en plein Œdipe par rapport à moi, et rejette sa colère et sa frustration sur les autres » (ok alors tout va bien, il peut continuer ^^)
  • Elle me demande tous les jours si son fils joue avec les autres et qui sont ses amis.
  • Elle trouve un sens caché à chacun des dessins du rejeton «On voit clairement l’égocentrisme à son paroxysme dans les proportions du visage de son bonhomme!»

La maman de famille nombreuse

  • Elle me rend le cahier de liaison 2 semaines en retard car il était perdu dans la maison (elle l’a retrouvé finalement dans la niche du chien). Et puis parfois elle me donne le cahier de l’aîné au lieu de celui du petit.
  • Elle ne traîne pas à l’école le matin car elle n’a pas le temps.
  • Elle a des cernes et court partout!
  • Elle est très attachante car humaine et compréhensive.
  • Je suis très admirative de cette maman…!

La working mum

  • Je ne la vois pas très souvent car ses enfants vont à la garderie matin et soir.
  • Quand je fais des réunions, elle n’est disponible qu’après 19h ou le samedi matin.
  • Elle ne sourit pas beaucoup, elle est souvent au téléphone.
  • Elle se gare à l’arrache en double-file, sur le passage piéton (pas le temps!)
  • Elle aime ses enfants et son boulot aussi, du coup elle se sent souvent tiraillée.

La maman solo

  • Elle a du mal à quitter son enfant certains matins car elle sait qu’elle ne le reverra que la semaine suivante. 
  • Elle panique quand je programme des sorties au dernier moment car elle va devoir téléphoner au papa (cet espèce de connard …!).
  • Elle câline beaucoup son enfant, lui dit qu’elle l’aime tous les jours.
  • Elle n’a pas le moral parfois, alors elle vient souvent discuter avec moi.

 

Ces femmes, aussi différentes soient-elles ont l’unique point commun d’être des mamans. L’école les réunit, et c’est d’ailleurs parfois ici qu’elles lient de vraies amitiés.

Depuis que je suis moi-même maman, je les comprends mieux (et je suis bien plus indulgente !). Je ne sais pas laquelle d’entre elles je suis. Sûrement un peu toutes à la fois…

Et vous ? Quelle maman êtes-vous ?

 

*Evidemment le trait est un peu grossi ! 😉

sélection Hellocoton

 

Publié également dans le Huffington Post

france

Ne pas transmettre ses angoisses d’école à son enfant…

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Aujourd’hui, ça n’a échappé à personne, nous sommes le jour de la rentrée. 

Etant enseignante, je me rends compte que bien souvent, les parents sont beaucoup plus angoissés que les enfants. Et du coup, ils leur transmettent ce stress…

Moi-même, je déteste la rentrée. Etant petite, je n’aimais pas aller à l’école. Ça ne s’est vraiment arrangé qu’au collège et surtout au lycée. Avant de partir à l’école, j’avais mal au ventre, j’angoissais pour la cantine (on nous forçait à finir…eurk), j’avais peur de mes enseignants (notamment qu’on me demande d’aller au tableau !). J’étais une petite fille intelligente qui bossait bien mais très discrète et effacée qui ne se faisait jamais remarquer. 

Et pourtant, j’ai aussi de bons souvenirs à l’école. J’avais mon groupe de copines que j’adorais (et j’en côtoie encore certaines d’ailleurs), j’aimais bien apprendre, j’adorais les récré… 

Je n’ai jamais vraiment subi d’humiliations ou de rejet de la part des autres (bon je me souviens d’une « Marie » qui alignait les filles de l’école le matin et sélectionnait ses amies du jour en fonction de leur tenue. Autant dire qu’avec mes serre-têtes et mes petits pulls tricotés-main, je n’avais pas souvent la « chance » d’être choisie ! Quelle peste cette fille… Bref passons …!).

Et pourtant, les veilles de rentrée ainsi que les dimanches soirs, toujours la même rengaine… Un coup de blues s’emparait de moi à l’idée d’y retourner. Ce coup de blues, je l’ai toujours (bah oui je suis devenue prof). Et même cette année alors que je suis en congé maternité, j’ai le bourdon le dimanche soir … 

Alors j’essaie au maximum de positiver les choses devant ma fille. « Tu vas voir, l’école ça va être super, je suis sûre que tu t’y plairas beaucoup ! ». On rigole, on fait des jeux … Bref on essaie de dédramatiser. Pas pour elle finalement, mais plutôt pour moi. J’aimerais qu’elle n’hérite pas de mon cafard de pré-rentrée. 

J’aimerais qu’elle soit simplement contente d’y aller, ou même indifférente. Mais qu’elle ne se fasse pas de nœuds au cerveau et à l’estomac comme j’ai pu me faire étant petite (et son papa aussi d’ailleurs qui était un peu le même genre d’enfant que moi). Bref, une petite fille bien dans sa peau, dans sa tête et qui ait suffisamment confiance en elle pour appréhender les choses sereinement. 

 

J’espère que chez vous la rentrée s’est bien passée pour vos enfants … Et pour vous !

Racontez-moi comment vous l’avez vécue en tant qu’adultes et parents ! 

Cet article a été écrit dans le cadre des jeudis éducation. Si le sujet de la rentrée vous intéresse, n’hésitez pas à cliquer en dessous pour lire les articles d’autres parents blogueurs !

Apprendre avec bonheur : rentrée scolaire/rentrée non scolaire http://apprendreavecbonheur.blogspot.fr/2016/09/rentree-scolaire-rentree-non-scolaire.html
Parent Ultime : Pourquoi la culture nous fait échouer comme parent http://parentultime.com/pourquoi-la-culture-nous-fait-echouer-comme-parent
Ma vie de maman louve : L’envers du décor de la rentrée scolaire http://maviedemamanlouve.com/lenvers-du-decor-de-la-rentree-scolaire/
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Quel matériel prévoir pour la petite section ?

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Lorsqu’un enfant commence l’école, il faut penser à prévoir un peu de matériel spécifique.

En tant que maîtresse de petite section, je fournis une petite liste de « fournitures » aux parents le jour de la rentrée. Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser donc je vous la livre !

  • Un sac à dos

Bien pratique pour transporter le petit matériel de son enfant,ainsi que pour y ranger le cahier de vie. Je recommande un sac à dos qui permet au moins de loger un petit cahier (17 x 22cm). Il doit être confortable pour l’enfant, marqué à son nom (surtout si c’est un cahier « Cars » ou « Reine des neiges » ^^).

  • Des chaussons

Nous en demandons dans mon école pour les séances de motricité afin que les enfants soient plus à l’aise dans leurs déplacements. L’idéal est de choisir des chaussons très souples, faciles à mettre et enlever. Les plus adaptés sont les chaussons mous en cuir ou chaussons de gym (ceux de Décathlon sont très bien et pas très chers).

  • Des vêtements de rechange

C’est important de prévoir une tenue complète de rechange (adaptée à la saison) en cas d’accidents ou de sauts dans les flaques … ^^ Ne pas oublier les chaussettes, on en a souvent besoin ! 

  • Doudou/tétine

Pour les enfants qui en ont besoin à la sieste, ou que ça rassure. Personnellement j’autorise les doudous dans la classe quand ils arrivent. Et sans rien faire, ils les abandonnent assez rapidement pour pouvoir jouer avec les copains 🙂 Pour les tétines, certains en ont besoin à la sieste, en revanche je préfère qu’ils les enlèvent pendant les temps de classe. 

  • Un goûter

Cela concerne uniquement les enfants qui vont à la garderie. Ils emmènent en général dans leur boite à goûter une compote ou un fruit et un gâteau. 

  • Une blouse

Pour les activités de peinture, je demande aux parents de prévoir une blouse pour leur enfant que je leur rends aux vacances pour les laver. Les plus pratiques sont celles en tissu (celles en plastique gênent un peu les mouvements de l’enfant) lavables en machine et surtout à manches longues (sinon ça ne sert pas à grand-chose ^^). 

  • Un sac de couchage

Pour les enfants qui dorment à l’école l’après-midi, les parents prévoient un sac de couchage que nous leur rendons régulièrement pour le lavage. C’est pratique, ils sont bien au chaud et confortables dans leur petits lits. Par contre, en en cherchant un pour ma fille, je me suis rendue compte que ce n’était pas facile à trouver ! Il en existe des pas trop chers à Décathlon et d’autres sur le site Luciole et Cie (vraiment adorables et d’excellente qualité mais plus chers). 

  • Des mouchoirs

Bien qu’on en prévoit des kilos en début d’année, il en manque toujours. Un petit paquet de mouchoirs dans le sac à dos peut sauver des vies … Oui Oui 😉

 

Voilà, je pense avoir fait le tour du matériel de rentrée (en tout cas de celui que je demande). 

Il est important d’inscrire le prénom de son enfant sur le matériel « susceptible d’être perdu » (sac à dos, manteau, pulls, écharpe, bonnet, chaussons…) car à cet âge les enfants ont parfois du mal à savoir ce qui leur appartient. Et les enseignants ne retiennent pas tout (même si on est très forts ! ^^)

Idées d’activités de type Montessori en petite section (suite)

Dans ma classe de petite section, chaque jour, sur 30 minutes, je propose aux enfants des ateliers de type Montessori

Ils vont choisir chacun l’activité qu’ils souhaitent (dans un casier). Puis ils font l’atelier de façon autonome, seuls ou éventuellement à deux. Et lorsqu’ils estiment avoir terminé, ils le rangent et peuvent en prendre un autre. 

Je vous avais montré quelques activités dans cet article.

Depuis, de nouvelles activités se sont ajoutées. En voici quelques exemples (qui sont tout à fait transposables à la maison). Je me suis inspirée du principe Montessori, mais j’ai adapté les choses à ma façon. 

Cela s’adresse à des enfants entre 2 et 4 ans. 

1- Construction : détacher les éléments de l’Arc en Ciel et faire des constructions avec.

2- Motricité fine : atelier de tissage

3- Observation/ Motricité fine : reproduire l’image à l’aide de cubes colorés. 

4- Observation/ Repérage spatial : placer les marrons et les boules de polystyrène dans les alvéoles (comme sur les photos)

5- Dénombrement : Placer le bon nombre de noisettes dans les alvéoles.

6- Tri/couleur : Placer les perles colorées dans les bonnes alvéoles. 

7- Motricité fine : Placer les jetons sur la plaque (de façon libre).

8- Encastrement : Reproduire le corps des lapins (puzzles).

9- Comptage : Puzzles numériques à reproduire (permet de reconnaître les chiffres et leur succession dans la file numérique). 

10- Motricité fine/ Observation : Transvasement de haricots à l’aide d’une cuillère (séparer les haricots rouges des haricots blancs).

11-Motricité fine/ Observation : Transvaser du riz dans des petits pots en verre (en s’arrêtant au repère).

12- Observation : Placer les animaux dans leur bonne maison de couleur. 

J’ai encore plein plein d’idées mais je manque de matériel… A suivre! 

 

Les craintes des parents en maternelle

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Comme vous le savez, je suis enseignante en classe de petite section. L’année scolaire est déjà bien entamée. Et beaucoup de parents ont des craintes par rapport à l’école, surtout en petite section. C’est leur première année, ils sont encore petits et c’est donc tout à fait normal de se poser des questions. 

J’avais envie dans cet article de recenser les questions fréquentes que j’ai eu tout au long de l’année, ainsi que les réponses que j’apporte. Ce sont mes réponses personnelles, qui ne seront donc pas les mêmes d’un enseignant à l’autre. 

  • J’ai peur que mon enfant se fasse mal.

J’ai souvent entendu cette crainte. Dans mon école, les enfants de maternelle sont regroupés dans la même cour pour la récréation (soit environ 60 enfants). 
Ce que je dis aux parents qui ont peur des blessures, c’est que les adultes sont là pour éviter les gros bobos. On agit quand les situations nous paraissent dangereuses, et il arrive très très rarement de grosses blessures. En revanche, je ne peux pas garantir que les enfants n’auront jamais de petits bleus, bosses ou genoux écorchés… Cela fait partie de la vie en collectivité. De plus les enfants de cet âge sont encore un peu patauds et peuvent tomber facilement. Dans ce cas là, un pansement ou un peu de crème et c’est reparti. Je sais que pour certains parents, c’est très compliqué de récupérer leur enfant avec un petit bobo. Or, à cet âge là, ils se font souvent mal entre eux involontairement, et aussi souvent tout seul. Donc gros bobo non, petit bobo ça peut arriver (même si on essaie de les éviter au maximum!). 

  • Il n’ose pas vous en parler quand ça ne va pas.

Ça aussi, ça peut paraître angoissant. Certains enfants ont du mal à se livrer à quelqu’un d’autre qu’à leurs parents. Dans ma classe, plusieurs enfants sont réservés et n’osaient pas me parler au début. Mais en général, avec un peu de temps, la situation s’améliore naturellement. Ils apprennent à avoir confiance en moi, ils me voient tous les jours et finissent par venir me parler quand ça ne va pas. Et puis comme leurs parents ne sont pas là, c’est plus facile pour eux de venir parler à la maîtresse.  Il faut souvent juste leur laisser un peu de temps. 

  • Il n’a pas d’ami, il est souvent tout seul dans la classe, dans la cour.

En observant leur enfant pendant la récréation (eh oui il y a des parents qui se planquent même dans la haie … si si je vous assure!^^), l’idée de le voir jouer tout seul peut les inquiéter. Il faut savoir que jusqu’à 4 ans, c’est compliqué pour un enfant de jouer réellement avec les autres. Certains vont savoir le faire un peu plus tôt, mais c’est tout à fait normal qu’en petite section, les enfants ne se lient pas forcément facilement aux autres. La notion de copain/copine arrive souvent après (en moyenne section). C’est tout simplement lié à leur développement. A 2 ans 1/2 -3 ans, un enfant est encore très égocentrique, d’où la difficulté de partager avec les autres et de jouer réellement ensemble. Le plus souvent, ils jouent à côté les uns des autres. Là encore rien d’inquiétant, en grandissant ils créeront de vraies amitiés. 

  • Et s’il refait pipi dans sa culotte … ?

Grande angoisse de la rentrée ! Il est propre mais il y a encore quelques accidents, ou des rechutes (souvent avant les rentrées d’ailleurs). Ça arrive fréquemment en petite section. Et ce n’est pas parce qu’il y a quelques accidents qu’on exclut l’enfant de l’école! On lui explique, on le change et c’est tout. Pas besoin de dramatiser, surtout pas de gronder. La propreté est un apprentissage qui n’est pas toujours totalement acquis en petite section. Or, à l’école, ça tombe bien on est là pour apprendre et pour grandir. On valorise quand l’enfant progresse. Et les situations se règlent souvent toutes seules naturellement. 

  • J’ai peur qu’il pleure car je vais lui manquer.

J’ai vu des mamans qui n’arrivaient pas à quitter la classe, de peur que leur enfant se mette à pleurer. J’ai discuté aussi avec des mamans avant la rentrée qui angoissaient à l’idée de voir leur enfant pleurer et qui anticipaient le pire. J’ai eu assez peu d’élèves qui ont pleuré en septembre. Et ceux qui pleuraient se sont arrêtés rapidement. Actuellement, depuis Décembre, plus de pleurs dans ma classe. Il faut savoir que la séparation peut être dure pour eux (mais pas forcément!), mais qu’ils passent vite à autre chose une fois les parents partis. L’angoisse des parents vis-à-vis de l’école favorise les pleurs et les difficultés de séparation de l’enfant. Pour que ça fonctionne bien, il faut bien expliquer à son enfant les choses (par exemple lui donner un repère temporel pour le rassurer « je viens te chercher après que la maîtresse ait lu l’histoire.. »). Il faut aussi soi-même être détendu et confiant envers l’école. Et il n’y a pas de raison que ça se passe mal. 

  • A la maison, il ne m’écoute pas. J’ai peur qu’il fasse la même chose à l’école.

Je l’entends très très souvent! Et je rassure les parents : l’école et la maison, c’est très différent. A l’école, ils sont plus nombreux, ils sont avec d’autres enfants du même âge, les adultes qui s’occupent d’eux n’ont pas le même rapport affectif avec eux. Bref… Ils écoutent souvent mieux la maîtresse que les parents 🙂 Et je vois pour mon cas personnel, mes élèves m’écoutent plus à l’école que ma propre fille à la maison… ! 😉

  • Il ne veut rien me raconter de ce qui se passe à l’école. 

Ah ça … Ça dépend des enfants. Certains sont de vrais moulins à paroles concernant leur journée d’école tandis que d’autres ne disent absolument rien. Pas moyen de savoir ce qu’ils ont fait de leur journée, ce qui est très frustrant quand on est parents. Alors là, je n’ai pas de méthode miracle. Si votre enfant répond « rien » ou « je sais pas » à toutes vos questions concernant sa journée de classe, c’est qu’il ne souhaite pas vous raconte sa vie à l’école. Il estime que c’est son jardin secret et que vous n’avez pas à savoir. Tant pis pour vous ^^. Mais comme on est des enseignants sympas, on vous liste sur le cahier de vie les activités menées en classe ou les petits projets qu’on a pu faire 🙂

Voilà pour les questions les plus fréquentes… 

Et vous ? Avez-vous eu ces craintes ? En avez-vous d’autres concernant l’école?