Parce qu’on fait du mieux qu’on peut …

Aujourd’hui mon fils a mangé un petit pot industriel. Parce qu’hier soir j’ai oublié de lui préparer sa purée maison. Je sais que c’est moins bon, moins vitaminé. Oui je sais …

Aujourd’hui ma fille n’a pas mangé la moitié de son repas de midi. Je n’ai même pas essayé de la faire manger plus. Son frère avait besoin de moi. Je lui ai dit qu’elle pouvait laisser ses légumes. Elle n’aura donc pas mangé équilibré pour son déjeuner. A trois ans, c’est important de manger des légumes tous les jours, c’est bon pour sa santé. Oui je sais …

Aujourd’hui mon fils a passé pas mal de temps dans mes bras. Il voulait rester avec moi mais pas dans l’écharpe de portage que j’ai achetée exprès pour lui. Non il a décidé qu’il voulait être dans les bras, simplement, mais sans être comprimé. Je n’ai pas insisté. Il va trop s’habituer aux bras et devenir un petit chouineur. Oui je sais…

Aujourd’hui ma fille a regardé un dessin animé. Un bien cul-cul avec des princesses et des paillettes. J’aurais pu lui proposer une activité Montessori qui aurait développé sa motricité fine, sa concentration, son autonomie… Mais non, elle voulait un dessin animé. Attention, les écrans risquent de la rendre neuneu ! Oui je sais …

Aujourd’hui mon fils a eu besoin de sa tétine pour faire ses siestes. Sa tétine en plastique et caoutchouc. Pas son pouce, non. Il n’aime pas ça. Attention ! Il va s’habituer à ne dormir qu’avec et pleurer dès qu’il la perdra. Et puis ses dents vont être de traviole plus tard!  Oui je sais …

Aujourd’hui ma fille n’a pas voulu faire de sieste. Et pourtant elle en avait besoin. Je lui ai demandé de faire une demi-heure de temps calme dans sa chambre. Elle ne s’est pas endormie. Alors je l’ai autorisée à se lever. Tu devrais insister ! C’est qui la mère? Oui je sais…

Aujourd’hui mon fils a joué avec un petit mobile très coloré et bruyant. Avec 12 piles dedans. Des décibels à fond. Des musiques niaises. Et peu d’intérêt éducatif. Il y avait bien ses jolis hochets en bois bio à côté mais c’est ce jeu-là qu’il voulait. Tu vas l’énerver avec des jeux pareils ! Oui je sais …

Aujourd’hui ma fille ne voulait pas s’habiller. Après lui avoir demandé plusieurs fois de le faire (sans résultat), j’ai crié un grand coup. Mais où passée mon éducation bienveillante et positive? Crier c’est mauvais, ça stresse l’enfant et ne l’aide pas dans son développement. Oui je sais… 

Parce qu’aujourd’hui je n’ai pas été une maman parfaite. Parce que je n’en serai jamais une. Parce que je ne connais aucune maman parfaite. Parce qu’on a le droit d’être parfois fatiguée, stressée…

Parce qu’on fait du mieux qu’on peut avec nos enfants.

Parce qu’ils nous pardonneront nos maladresses de parents en apprentissage. 

Tant qu’on leur donne l’essentiel : notre amour inconditionnel…

Aux jeunes mamans fatiguées …

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Mon dernier article remonte déjà à quelques semaines, et pour cause. Avec l’arrivée de mon p’tit chat, je n’ai plus beaucoup de temps pour écrire sur le blog (entre autre)

Etre maman d’un nourrisson, c’est un boulot à plein temps. Pendant la grossesse, on s’informe et on sait que ça ne va pas être facile. Les gens nous le disent aussi. Mais on ne réalise réellement la chose qu’une fois que bébé est là

Il y a des bébés plus « faciles » que d’autres. J’entends par là des bébés qui mangent ce qu’on leur donne sans problème, s’endorment partout, pleurent peu et se « transportent » facilement. 
Et puis il y a des bébés qui réclament plus d’attention, qui ont du mal à manger, qui dorment peu, pleurent beaucoup, ne supportent pas qu’on change leurs habitudes, leur environnement…

On ne sait jamais à l’avance comment sera notre bébé. C’est un peu comme jouer au loto! Et au sein d’une même famille, les enfants peuvent être très différents (mes enfants en sont un bon exemple!). 

Voici quelques petites choses que j’aimerais dire aux jeunes mamans fatiguées:

  • Ce n’est pas parce que bébé pleure beaucoup qu’on est des mauvaises mamans.
  • C’est normal de ne pas toujours réussir à comprendre son bébé (le traditionnel « une maman sait reconnaître les pleurs de son bébé » est très culpabilisant. Et pourtant, on a toutes vécu des moments de solitude avec un bébé qui pleure sans qu’on ne comprenne pourquoi) 
  • On a le droit d’en avoir marre parfois (et de regretter sa vie d’avant, même si ça ne dure pas bien longtemps) 
  • On ne doit pas s’isoler, surtout pas. Ce n’est pas parce qu’on est la maman qu’on doit tout gérer seule. Il y a le papa, le reste de la famille, les amis mais aussi le pédiatre, la PMI. N’hésitez pas à aller  parler aux gens de confiance qui vous entourent. Personnellement ça m’aide beaucoup dans les moments de « moins bien ».
  • La situation va forcément s’améliorer : que ce soit un bébé qui ne dort pas, pleure beaucoup ou mange mal, avec le temps les choses s’arrangeront forcément. Il faut se dire que ça ne durera pas éternellement, bébé va grandir. 
  • Il faut éviter les personnes « toxiques » : les mamans qui se vantent de leur bébé « en or », les donneurs de leçon, tous ces gens qui ne nous aident pas dans ces moments difficiles. Pas besoin de ça en plus. 
  • Relativiser. Je sais c’est très difficile de penser à autre chose quand son bébé est mal et qu’on se sent débordée. Et pourtant, lire un bouquin, écouter de la musique, regarder une bonne série, faire un peu de shopping… Toutes ces petites choses qui permettent de mettre de la distance avec notre vie de maman peuvent faire beaucoup de bien. 

La vie de maman n’est pas un long fleuve tranquille. J’aime beaucoup la phrase d’Audrey Hepburn qui résume parfaitement ce que je ressens :

Le plus difficile dans la maternité, c’est cette inquiétude intérieure que l’on ne doit pas montrer.

Nos enfants sont comme ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts. Et il faut faire avec. On ne fait pas de « mini-nous » ni « d’enfants parfaits ». On fait des enfants qui ont leur propre caractère, leur propre personnalité. Et c’est à nous, parents, de composer avec. 

Prenons un peu de recul (je me parle à moi-même également^^), soufflons un grand coup, et vivons les choses sereinement ! 

Ne pas transmettre ses angoisses d’école à son enfant…

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Aujourd’hui, ça n’a échappé à personne, nous sommes le jour de la rentrée. 

Etant enseignante, je me rends compte que bien souvent, les parents sont beaucoup plus angoissés que les enfants. Et du coup, ils leur transmettent ce stress…

Moi-même, je déteste la rentrée. Etant petite, je n’aimais pas aller à l’école. Ça ne s’est vraiment arrangé qu’au collège et surtout au lycée. Avant de partir à l’école, j’avais mal au ventre, j’angoissais pour la cantine (on nous forçait à finir…eurk), j’avais peur de mes enseignants (notamment qu’on me demande d’aller au tableau !). J’étais une petite fille intelligente qui bossait bien mais très discrète et effacée qui ne se faisait jamais remarquer. 

Et pourtant, j’ai aussi de bons souvenirs à l’école. J’avais mon groupe de copines que j’adorais (et j’en côtoie encore certaines d’ailleurs), j’aimais bien apprendre, j’adorais les récré… 

Je n’ai jamais vraiment subi d’humiliations ou de rejet de la part des autres (bon je me souviens d’une « Marie » qui alignait les filles de l’école le matin et sélectionnait ses amies du jour en fonction de leur tenue. Autant dire qu’avec mes serre-têtes et mes petits pulls tricotés-main, je n’avais pas souvent la « chance » d’être choisie ! Quelle peste cette fille… Bref passons …!).

Et pourtant, les veilles de rentrée ainsi que les dimanches soirs, toujours la même rengaine… Un coup de blues s’emparait de moi à l’idée d’y retourner. Ce coup de blues, je l’ai toujours (bah oui je suis devenue prof). Et même cette année alors que je suis en congé maternité, j’ai le bourdon le dimanche soir … 

Alors j’essaie au maximum de positiver les choses devant ma fille. « Tu vas voir, l’école ça va être super, je suis sûre que tu t’y plairas beaucoup ! ». On rigole, on fait des jeux … Bref on essaie de dédramatiser. Pas pour elle finalement, mais plutôt pour moi. J’aimerais qu’elle n’hérite pas de mon cafard de pré-rentrée. 

J’aimerais qu’elle soit simplement contente d’y aller, ou même indifférente. Mais qu’elle ne se fasse pas de nœuds au cerveau et à l’estomac comme j’ai pu me faire étant petite (et son papa aussi d’ailleurs qui était un peu le même genre d’enfant que moi). Bref, une petite fille bien dans sa peau, dans sa tête et qui ait suffisamment confiance en elle pour appréhender les choses sereinement. 

 

J’espère que chez vous la rentrée s’est bien passée pour vos enfants … Et pour vous !

Racontez-moi comment vous l’avez vécue en tant qu’adultes et parents ! 

Cet article a été écrit dans le cadre des jeudis éducation. Si le sujet de la rentrée vous intéresse, n’hésitez pas à cliquer en dessous pour lire les articles d’autres parents blogueurs !

Apprendre avec bonheur : rentrée scolaire/rentrée non scolaire http://apprendreavecbonheur.blogspot.fr/2016/09/rentree-scolaire-rentree-non-scolaire.html
Parent Ultime : Pourquoi la culture nous fait échouer comme parent http://parentultime.com/pourquoi-la-culture-nous-fait-echouer-comme-parent
Ma vie de maman louve : L’envers du décor de la rentrée scolaire http://maviedemamanlouve.com/lenvers-du-decor-de-la-rentree-scolaire/
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Quand la parentalité prend trop de place …

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Il y a quelques jours, je traînais devant la télé et j’ai pris le temps de regarder les infos. Je me suis rendue compte que j’avais deux bonnes semaines de retard par rapport à l’actualité. 

Puis j’ai zappé sur une émission musicale et j’ai réalisé que je ne connaissais aucun artiste …Le chéri est tout aussi largué que moi. 

Je ne vous parle pas du ciné, et du peu de films que l’on va voir dans l’année (je dirais en moyenne 5 à 6…).

Avant, notre vie était bien différente. On connaissait plein de séries que l’on suivait assidûment,  on s’informait beaucoup plus souvent de l’actu, on faisait pas mal de concerts,de spectacles, de restos, et j’avais une carte illimité au ciné. Je pouvais y aller 3 fois par semaine… (oui oui!)

Mais ça, c’était avant … 

Le fait de devenir parents nous a un peu enfermés dans une bulle.
C’est normal me direz-vous… Mais à l’aube des 3 ans de ma fille, nous avons encore du mal à rattraper le wagon. C’est mieux que les débuts, certes, mais ce n’est pas encore ça.(Au passage un grand merci à ma maman de nous permettre les quelques « moments d’évasion » que nous nous autorisons 🙂 )
Je ne me fais pas d’illusion, on ne retrouvera pas la fréquence de nos sorties d’avant. 

Et j’ai peur parfois de finir « enfermée » dans mon monde de maman. Et de ne plus être ouverte au reste. Nous adorons être parents mais en ce moment nous avons aussi envie d’autres choses. Envie de penser à nous, de nous distraire, d’être un peu plus égoïstes, de voyager… J’en ai parfois simplement marre qu’on soit devenus presque exclusivement des parents.
Nourrice, boulot, nourrice, courses, dodo…  Avec en prime un boulot dans lequel je m’occupe des enfants des autres ^^ 

(Elle dit ça alors qu’elle attend son 2 ème enfant…! Elle est mal barrée !)

C’est peut-être justement en pensant à notre 2 ème enfant qu’on prend conscience de tout ça et qu’on se rend compte que ça ne va pas forcément s’arranger (au moins pour les quelques années à venir…). Mais cette fois j’ai organisé un peu mieux les choses, je compte me mettre à temps partiel pour passer une journée/semaine en « mère au foyer » afin de libérer plus de temps sur les weekends. Je pense qu’il va falloir adopter une solide organisation (que je n’ai toujours pas trouvée avec un seul enfant…) mais que c’est réalisable. Je ne désespère pas d’y arriver !

Bref, le temps de grandes réflexions… 

Rassurez-moi, vous avez eu aussi ce genre de pensées? 

(Je tiens à préciser que j’aime ma fille plus que tout, pas besoin d’appeler les services sociaux hein, nous ne l’abandonnerons jamais ^^)

« Maman Blues » parce que ce n’est pas si simple de devenir maman… [+concours]

Entre le moment où l’on tombe enceinte et celui où on tient enfin son bébé dans ses bras, il se passe du temps… 

Il se passe 9 mois précisément. Une période qui peut sembler longue mais qui est utile pour devenir maman. Car ce n’est pas évident ! Pour ma fille, je me souviens très bien avoir eu des idées plutôt négatives et ne pas oser en parler à mon entourage de peur de les choquer ou de briser le tabou de « la femme enceinte parfaitement épanouie »

Je me souviens avoir eu l’impression qu’un drôle d’alien me poussait dans le ventre. L’impression d’être habitée par un petit être que je ne connaissais pas et qui prenait de plus en plus de place dans mon pauvre petit ventre ! 
Je me demandais à quoi elle ressemblerait, si elle aurait tout ce qu’il faut là où il faut
Je me demandais si j’allais la comprendre mieux que personne (car tout le monde me disait « tu es la maman, tu es celle qui la comprendras le mieux… »).
Je me demandais si elle hériterait de mes défauts (Dieu sait que j’en ai) et si je l’aimerais avec ces défauts que je ne supporte pas chez moi…
Je me demandais simplement si j’allais être une bonne mère, et si j’étais faite pour en être une…

Et puis durant la grossesse, j’avais beaucoup de mal à ce que les gens me voient différente de d’habitude. J’avais peur que mes amis ne me reconnaissent pas, me trouve changée, ne m’aiment plus…! Je ne voulais pas être une autre, et à la fois je savais que je ne serai plus tout à fait comme avant, plus jamais…

Bref, ces questions, je les ai gardées pour moi, sans réponse. 

Et puis, il y a peu, j’ai reçu des Editions Eyrolles le livre « Maman blues, du bonheur et de la difficulté de devenir mère ». Le titre m’a tout de suite plu. 
C’est un ouvrage destiné aux mamans et aux futures mamans.

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Nous suivons 4 femmes enceintes aux parcours très différents. L’auteure (Fabienne Sardas, psychologue-psychanalyste) se sert de leurs témoignages pour analyser leurs points de vue, leurs angoisses, leurs attentes…

Et ces femmes, c’est vous, c’est moi… Je me suis beaucoup retrouvée dans certains témoignages. Et l’analyse qui en découle m’a permis de comprendre pas mal de choses sur ma 1ère grossesse. Evidemment, elle est née il y a 3 ans, et j’aurais aimé avoir ce livre avant mais c’est intéressant de comprendre, même après, pourquoi on ressent ces choses (qu’on a l’impression d’être la seule à ressentir) et comment faire en sorte que nos pensées s’apaisent.  Et du coup, je pense que cela m’aidera dans ma grossesse actuelle. 

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Bref, un livre qui change des traditionnels « guides de la grossesse sereine », qui aborde la grossesse sous un angle psychologique (sans nous rabâcher des conseils médicaux à la c…). Je trouve que c’est au moins aussi important de se préparer à la naissance de son enfant dans sa tête que dans son corps (je dirais même plus important!)

Je le conseille vraiment à toutes. Et comme je le trouve vraiment intéressant, j’en ai demandé un autre exemplaire aux éditions Eyrolles pour pouvoir le faire gagner à l’une d’entre vous. Et ils ont accepté !

C’est avec plaisir que je vous propose de participer à un concours pour gagner votre exemplaire !

Voici les conditions de participation :

  1. Liker ma page Facebook ici
  2. Indiquer en commentaire de cet article que vous participez (et en précisant votre pseudo facebook)
  3. Une chance supplémentaire en partageant ce concours sur Facebook (précisez alors votre lien de partage)

Le concours commence dès maintenant et se terminera le mercredi 15 Juin à minuit. 

A très vite et bonne chance aux participantes 🙂

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Il fait un peu triste ce petit ourson non? 

Edit : Tirage au sort effectué ! (Excusez les quelques jours de retard, j’étais malade). 

Comme précisé dans les conditions, les participants ayant partagé le concours avaient une chance de plus (d’où leur nom en double dans le tableau). Notre gagnante a donc été tirée au sort et c’est Jessy ! Bravo à toi ! 🙂