Le syndrome de l’imposteur « maternel »

Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières).

Extrait du site Wikipedia

Ça vous parle ?

J’ai souvent entendu  ce terme sans vraiment comprendre à quoi il correspondait réellement.

Et puis en faisant mes recherches, je me suis rendue compte que beaucoup de gens souffraient de ce syndrome. Je pense à ma maman par exemple, qui quand on la félicite de son plat réussi nous répond systématiquement « j’ai suivi une recette hein ça vient pas de moi », ou qui quand on lui dit qu’elle a assuré en élevant seule ses 3 enfants tout en travaillant à temps plein « j’ai fait ce que j’ai pu mais c’était pas parfait ». 

Ce syndrome de l’imposteur, nous sommes beaucoup à l’avoir de façon plus ou moins forte. On ne s’attribue pas notre réussite, on a l’impression qu’on a eu de la chance et en aucun cas on se dit qu’on est peut être à l’origine de ces résultats positifs.

Ce syndrome peut apparaître quand on devient parent. En tant que maman, quand parfois les gens me disent que ma fille est sage, ou qu’elle travaille bien, ou encore que mon fils est créatif ou qu’il parle bien, je réponds qu’elle a une bonne maîtresse (c’est pas moi hein ^^), que mon fils apprend plein de choses grâce à la nounou ou que c’est l’interaction des deux qui les stimulent. Ou bien encore qu’ils ont un super papa patient et pédagogue. Bref j’ai du mal à me dire que j’ai aussi ma part de responsabilité dans tout ça. Je suis fière de ce qu’ils sont mais je me dis que ça ne peut évidemment pas venir de moi, vu que je n’ai rien d’exceptionnel à leur apporter (petit problème d’estime de soi ? …).

En revanche, ce que je fais super bien, c’est me sentir responsable des leurs mauvaises actions et des problèmes qu’ils peuvent avoir.

Ma fille par exemple, vers ses 2ans a eu une phase ou elle mordait une autre petite fille chez la nourrice (j’en parlais ici). Je me souviens que j’en étais littéralement ma-la-de. Et je me souviens également de ma culpabilité. Qu’avais-je raté dans son éducation pour qu’elle devienne violente ? Je me sentais complètement responsable de ses actes. Si elle se comportait mal c’était obligatoirement de ma faute, moi, sa maman, son modèle. Et planait au dessus de moi cette petite pensée assassine « je suis une mauvaise mère, je n’ai pas su lui transmettre les bonnes valeurs ».

Et ça marche pour beaucoup de choses : elle mangeait mal et peu, elle était très timide avec les autres, elle s’angoissait d’un rien… Je me suis beaucoup de fois flagellée en me disant que « les chiens ne faisaient pas des chats » et que si elle était ainsi c’est parce qu’elle faisait comme moi. Et moi aussi petite, j’étais angoissée, timide, introvertie… 
Pour son frère, c’est différent, il a un caractère vraiment opposé. Plus ouvert aux autres, moins stressé mais à la fois débordant d’énergie. Ce qui me fait dire parfois que je suis peut-être un peu trop laxiste avec lui et que je devrais serrer un peu plus le cadre… Bref toutes ces petites difficultés qu’ils traversent font écho en moi et me renvoient à mes failles et mes propres difficultés et défauts. 

Dans le fond, je sais bien que je ne suis pas responsable de tous leurs mauvais comportements et de tous leurs défauts. Ma mère, mes amis, ma famille me rassurent souvent. Mais ce n’est pas toujours simple de s’en convaincre au quotidien. Les années passant, la sagesse arrivant (oui oui!), je prends tout de même plus de recul face à tout ça. Mais mon deuxième enfant étant plus speed, cela me remet face à moi et mes responsabilités de maman.

Je suis contente d’avoir découvert et compris ce terme du syndrome de l’imposteur, il éclaircit beaucoup de choses en moi, et il m’aide à comprendre également quelques personnes de mon entourage et de ma famille.

Pour s’en défaire, je pense qu’il faut revenir dans le passé (beaucoup de troubles ont leur source dans notre enfance hein…) et analyser ce qui nous a mené là. Mais déjà, d’en être conscient, c’est vraiment une bonne avancée…!

Parce que souvent, très souvent même, quand il nous arrive de belles choses, c’est qu’on a fait en sorte que ça arrive. La chance n’existe pas, ou elle reste anecdotique. S’écouter, se faire confiance, se connaître, avancer vers ce qu’on aime, ce en quoi on croit… Et ne plus penser qu’on a juste eu du bol quand notre vie prend de belles directions (ça me fait penser à la loi de l’attraction, un autre concept que j’aime bien, je vous en parlerai dans un prochain article). 

Si le sujet du syndrome de l’imposteur vous intéresse, je vous laisse quelques liens vers des articles intéressants :

  • ici (avec un petit test à faire pour savoir si vous en souffrez)
  • ici (le syndrome de l’imposteur touche particulièrement les femmes)
  • ou encore ici  (j’adore ce site! Clair, précis et avec plein d’humour)
  • Vous avez également le podcast issu de l’émission « On est fait pour s’entendre » de Flavie Flament (super intéressant et agréable à écouter) ici

syndrome imposteur (2)

Publicités

baby blues, dépression, burn out… tous concernés

 

J’ai eu l’occasion de lire un livre intitulé « parents imparfaits et heureux » (écrit par Emmanuel Piquemal aux éditions Dangles) il y a quelques temps. Et j’y ai appris pas mal de choses.

Ce livre aborde les sujets douloureux de la dépression prénatale, postnatale, du baby blues et du burn out parental. Tous ces termes que beaucoup de parents connaissent sans les avoir forcément vécus mais qui n’étaient pas tous bien clairs chez moi.

Je vous livre dans cet article les points clés que j’ai découvert dans ce livre pour mieux comprendre tous ces termes (avec quelques pistes pour aider à se sortir de ces situations).

  • la dépression prénatale

Elle intervient pendant la grossesse, dure plus de 2 semaines, est plus importante au 1er et au 3ème trimestre. Elle engendre de la tristesse, de l’irritabilité, de la nervosité. Elle peut passer inaperçue car ces symptômes peuvent être considérés comme « des maux de grossesse ». Sauf que là, ils sont vraiment importants et gâchent la grossesse de la future maman. De plus, le stress subi peut impacter l’enfant par le biais des hormones et de la tension musculaire ressentie.

Il faut donc la prendre en compte et la soigner (méditation, yoga, psychothérapie, médecin traitant…).

  • le baby blues

Il dure entre 3 et 10 jours (en moyenne) après la naissance de l’enfant. Il se manifeste par une détresse profonde, un épuisement important et une sensation « qu’on n’y arrivera pas ». Il dure 15 jours maximum. Au delà, ce n’est pas un baby blues. Il est normal et fréquent, on ne doit pas s’en inquiéter, il correspond aussi à une période de bouleversement hormonal complètement naturel.

En revanche, il est important de se faire entourer et « chouchouter » pendant cette période qui est un mauvais moment à passer mais qui ne dure pas!

  • la dépression postnatale

Elle peut surgir n’importe quand dans l’année suivant la naissance. Elle peut durer plusieurs mois (contrairement au baby blues). Elle est souvent due à une fragilité antérieure à l’accouchement et à des accumulations. Fréquemment, on retrouve des antécédents de dépression dans le passé (de plus, les femmes qui ont fait une dépression prénatale ont plus de risques de faire une dépression postnatale).

Le fait que bébé soit « facile » n’influence pas la dépression et sa résolution car le problème vient du parent. En revanche, un bébé dit « difficile » (on parle aussi de bébé aux besoins intenses) compliquera davantage les choses.

La maman en dépression postnatale se sent débordée, incapable d’avancer, épuisée. Elle a la sensation de vivre « dans un tunnel ». Elle pense qu’elle ne sait pas s’occuper de son bébé, peut perdre son estime d’elle-même, et peut perdre également le plaisir à s’occuper de son enfant.

Elle doit faire de la place dans sa vie mentale pour ce nouveau venu.

Le bébé peut également avoir des symptômes: troubles du sommeil, de l’alimentation, du comportement (très agité ou au contraire renfermé sur lui). Cela peut même créer des troubles de la cognition.

Il faut donc absolument que la maman se fasse aider. Comme c’est très bien dit dans le livre, ce n’est pas parce qu’on vit une dépression qu’on est un mauvais parent.

Il faut parler à son bébé de ce qui ne va pas, lui expliquer qu’il n’est pas responsable.

  • le burn out parental

Les 3 symptômes du burn out parental sont les suivants :

un épuisement physique et moral à la maison seulement (« je n’en peux plus, je suis à bout ») Tout est vécu comme une agression, on ne supporte plus rien.

une distanciation affective (moins d’empathie pour l’enfant, on prend de la distance pour se protéger).

une perte d’efficacité et d’épanouissement (on ressent de la culpabilité d’être un mauvais parent).

En bref, l’îlot familial devient anxiogène.

On passe par un processus lent de descente (des passages à vide de plus en plus fréquents et qui s’éternisent), puis après un élément choc, il y a la prise de conscience, le déclic.
Il est important de réaliser un travail sur soi afin de comprendre ce qui se joue (souvent le coupable est la perfection. On a beau savoir que c’est impossible d’être des parents parfaits mais on idéalise quand même et on se met la pression pour être bon partout… ça me parle !).

Quelques astuces pour nous aider à sortir de ce burn out :

-prendre du temps pour soi (mais vraiment!)
-comprendre que ce n’est pas un échec
écouter son corps
-se donner le « droit de » : mal faire, craquer, se plaindre, ne pas comprendre son enfant, commettre des erreurs (et je trouve ce point-là essentiel et de loin le plus difficile!)
s’entourer de gens qui nous comprennent, et peuvent nous aider et nous soutenir
rompre l’isolement pour aider à retrouver l’équilibre

Et bien sûr, consulter quand vraiment ça ne va pas (médecin traitant, sage femme, psy…).

Si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à lire ce livre très bien fait qui déculpabilise, rassure et qui apporte de vraies explications claires ainsi que des pistes pour nous aider.

parents imparfaits et heureux.jpg ici

A la fin de cette lecture, j’ai pu revenir sur mes expériences personnelles. Je n’ai pas vécu de dépression prénatale (juste des angoisses pour mes futures enfants, mais sommes toute assez courantes). Après la naissance, j’ai bien fait de petits baby blues pour mes deux enfants mais qui n’ont duré que quelques jours (et comme j’étais déjà informée sur ce phénomène, je ne me suis pas plus inquiétée que ça). Quant à la dépression postnatale… Je pense que j’ai dû y passer avec mon fils. Quand j’ai lu certains passages du livre, cela m’a fait un vrai déclic, 2 ans après. J’y consacrerai un article prochainement.

Je vous laisse avec ces phrases extraites du livre que j’aime particulièrement.

« Tout est […] rattrapable en cas de faux départ. »
(Katia Denard, psychanalyste et Joséphine Lebard, journaliste)

« – J’ai le sentiment que toute ma vie dépend de cet instant précis. Si je le rate…
– Moi je pense le contraire. Si on rate ce moment, on essaie celui d’après, et si on échoue on recommence l’instant suivant. On a toute la vie pour réussir »
(Boris Vian, l’Ecume des jours)

 

Et maintenant …

IL Y A ENCORE UN AN

Je râlais, car ils avaient tout le temps besoin de nous.
Je m’inquiétais d’une petite montée de fièvre, d’un bleu, d’une bosse…
Je courais partout, tout le temps, pour être avec chacun d’eux et répondre à leurs besoins.
Je mangeais tout le temps froid ^^
Je m’oubliais, je manquais de temps, d’énergie, d’envie.
J’étais maman, qui a toujours travaillé mais quand même très maman malgré cela.
Ma vie tournait autour des enfants. Beaucoup. Énormément.

J’en étais consciente mais je ne faisais rien pour changer tout ça car finalement j’avoue,  j’aimais bien vivre dans cette bulle. Loin des préoccupations du monde « des adultes ». Des souvenirs que je garderai toujours.

Et puis…
Ils sont devenus de plus en plus autonomes, de moins en moins accaparants.
Je suis devenue plus zen, moins fatiguée. Un peu plus confiante.
Et surtout,  j’ai quitté cette bulle. Ce n’est pas toujours facile de tourner la page « bébé ».
Mais je sens que c’est le moment de le faire.
J’ai besoin de retrouver ma place en dehors de la parentalité.
Angoissée pour mes amies quand elles sont enceintes, plus vraiment intéressée par la diversification, l’allaitement, le portage… Tout cela me parait loin (mon petit dernier a 2ans maintenant). 

Evidemment, ils auront encore longtemps besoin de moi. Et c’est mon rôle d’être toujours là pour eux. 

Mais j’ai envie de réaliser d’autres choses aussi. Continuer des projets entamés avant leur arrivée.  Tester, essayer, découvrir des activités nouvelles (par exemple jouer d’un instrument, refaire du théâtre, du yoga, cuisiner, voyager, bouquiner, écrire…). 

Pour moi en premier lieu bien sûr.
Mais pour eux aussi.
Qu’ils aient une maman ouverte au monde, cultivée.
Une maman qui n’est pas restée dans sa zone de confort.
Une maman qui a osé se lancer des défis, prendre des risques, vivre sa vie.
Une maman qui n’est pas qu’une maman.  

(Oui je sais ça ressemble fort à une crise de la quarantaine !un peu en avance…).

Quand on entre dans le monde de la parentalité, on se retrouve avec plein de questions mais aussi  beaucoup beaucoup BEAUCOUP d’informations (relayées partout grâce aux professionnels, au personnel médical, aux divers bouquins spécialisés, à la télé, aux blogs, aux forums sur internet, aux réseaux sociaux…). 

Par contre, la période  « les enfants grandissent, ils passent de bébé à enfant » n’est pas beaucoup abordée je trouve. Et elle n’est pas facile à gérer. Enfin pour moi. Beaucoup de questions, beaucoup de possibilités et finalement la trouille car on repart de zéro. Enfin c’est ce qu’on croit, car on a oublié qu’on avait une vie avant eux. Et pourtant on a passé beaucoup plus d’années sans enfant qu’avec. 

Des réflexions que je vous livre en vrac, de façon très brouillonne mais qui reflètent bien ma réalité du moment et dans lesquelles peut-être vous vous reconnaîtrez.
Je ne sais pas où vous en êtes dans votre parcours de parents, mais je serais heureuse d’en savoir plus sur vous dans les commentaires 🙂 

gratisography-132H.jpg

Et si j’arrêtais de courir après le temps ?

JE N’AI LE TEMPS DE RIEN !!

jon-tyson-771694-unsplash.jpgCe genre de phrases que je sors, bien énervée en fin de journée après avoir couru partout. Ce genre de phrases que beaucoup de parents disent. 

Je râle souvent après le manque de temps. Depuis longtemps d’ailleurs … des années … 
Et pourtant ma vie n’est pas exceptionnellement remplie. J’ai un conjoint (comme beaucoup de monde), 2 enfants (on est loin de la famille nombreuse), un boulot (à 80% pour encore un an), des travaux en cours (mais qui sont bientôt finis) et aucun animal domestique à promener ^^. 

Ma vie n’est donc pas plus speed que celle des autres parents. 

Et pourtant j’ai très souvent la sensation d’avoir moins de temps qu’eux. 
Mais qu’est ce qui crée ça ? Je pense que c’est l’accumulation de plusieurs choses. 

  • Ne pas déléguer. C’est mon cas personnellement. Je ne demande jamais d’aide (sûrement un excès de fierté) alors que parfois j’en aurais bien besoin.

  • Vouloir en faire trop. Un vrai problème chez moi. J’ai fait par exemple moi-même mes 3 gâteaux pour l’anniversaire de mon fils alors que la maison était en chantier car les travaux étaient en cours. Et j’ai du faire tout ça avec les 2 enfants dans les pattes qui se chamaillaient (farine par terre, bataille de spatules… Vous voyez bien hein!). « Mais pourquoi diable n’es-tu pas aller acheter des gateaux à la boulangerie d’à côté ?!! » (j’ai pas de réponse à la question ^^).

  • Surestimer ses capacités. On sait que la journée est courte mais on se met une to-do list longue comme le bras, complètement irréalisable en 24h…

  • Vouloir être sur tous les fronts. être bon au boulot (se renouveler, évoluer), garder la flamme dans le couple, entretenir les amitiés, cuisiner, coudre les vêtements des enfants, leur offrir des sorties de qualité, soigner la déco de la maison… Toutes ces choses qui sont importantes mais qu’on ne peut  décemment pas toutes faire.

  • Comparer. Ah ça, c’est le problème des réseaux sociaux principalement. On a l’impression que c’est tellement mieux ailleurs. Que leur temps est tellement plus optimisé que le nôtre ! 

Et maintenant ?
Comment faire pour inverser la tendance ?
Comment voir les choses de manière positive?
Comment faire pour arrêter de courir après le temps ? 

  • Déléguer ! Forcément, si on laisse d’autres personnes gérer des tâches à notre place eh bah … on en gagne du temps ! Sauf que ce n’est pas toujours simple. Dans notre cas par exemple, personne pour garder les enfants pendant les vacances ou sur un weekend. On n’ose pas non plus demander d’aide à nos amis pour les travaux (et oui ils sont déjà bien occupés de leur côté). Alors on prend les petites aides ponctuelles qui s’offrent à nous, on ne les refuse surtout pas, on met sa fierté de côté et on accepte leurs gentilles propositions (merci maman de me garder les enfants quand j’ai des Rdv médicaux, merci à mon beau-père de soutenir son fils pour les travaux…)

  • Cibler ! Non on ne fera peut-être pas les goûters des enfants home-made mais CE N’EST PAS GRAVE ! Il est plus intéressant de cibler quelques objectifs réalisables plutôt que de partir dans tous les sens, de ne pas réussir à aller au bout des choses et de perdre un temps infini (vous savez, ce temps précieux dont on manque tellement ;-)). On est humains, on se doit d’être bienveillant envers nous-mêmes et nos enfants ne nous en voudront pas s’ils mangent des pompotes au lieu des compotes maison. Acceptons nos limites.

  • Ne pas (trop) regarder ce qui se passe chez les autres. Donc éviter Instagram et Facebook quand on manque de temps. D’une part c’est chronophage  et en plus les bouts de vie partagés par les autres parents sont choisis, sélectionnés et pas toujours représentatifs de la réalité. Evidemment et c’est normal, on préfère montrer son enfant qui mange son granola bio fait-maison et boire son orange pressée dans de la vaisselle en bambou recyclable, plutôt que de le montrer mangeant son Kinder Pingui et son Candyup affalé sur le canapé devant Pat Patrouille… Mais qui vous dit que l’enfant granola en mange tout le temps du granola bio fait-maison hein ??? 
    Et puis la maman granola, elle ne vous montre peut-être pas le reste de la maison qui est en bordel, ni même ses cheveux gras qu’elle n’a pas eu le temps de laver de la semaine. Et elle travaille la maman granola ? Peut-être pas. Et peut-être qu’elle a une aide ménagère? Un jardinier ? Un mari très aidant et très dispo? En fait on ne sait rien d’autre que ce que les gens veulent bien montrer. C’est comme dans la vraie vie d’ailleurs, les gens nous disent bien ce qu’ils veulent, on n’a pas les moyens de vérifier. Alors tout est à prendre avec recul et détachement.

  • Repenser à tout ce qu’on a fait ! Le soir, on se remémore tout ce qu’on a accompli dans sa journée. C’est bien plus agréable et positif que de penser à tout ce qu’on n’a pas eu le temps de faire …

  • Prendre du recul! Ce n’est pas si grave si on n’arrive pas à faire tout ce qui était prévu… Notre temps sur Terre est limité (et ça on l’oublie souvent…) et le monde ne s’en portera pas plus mal si de temps en temps on zappe la douche d’un des enfants ou si on sort un plat tout prêt du congélo. On ne gagnera ni une couronne ni des années de vie supplémentaires à tout faire dans les temps. 

Et vous ? Comment gérez -vous votre temps ? 

 

Retour et avis sur « Les quatre accords toltèques »

Cet été, je me suis intéressée un peu plus au développement personnel. J’écoute depuis un moment les podcasts dEsther Taillifet que je trouve très inspirants, tout comme ceux de Clothilde Dusoulier. J’ai découvert grâce à elles le livre « Les Quatre accords Toltèques » écrit par Don Miguel Ruiz que je me suis acheté le mois dernier.

L’auteur nous délivre, en s’appuyant sur les enseignements de chamans mexicains, un code de conduite nous permettant de transformer notre vie en une « expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour ».

Pour cela il nous explique que nous sommes tous victimes de pensées et de croyances limitatrices qui nous empêchent d’accéder au bonheur. En gros, nos préjugés, nos idées préconçues qui nous viennent de la société, de notre éducation, de notre famille, des médias…

Il nous conseille alors d’évacuer ses pensées et pour inverser la tendance, il nous propose de suivre 4 accords.

Accord 1 : La parole impeccable

Lorsque nous parlons, souvent, nous jugeons. Très souvent même. Une parole impeccable est une parole vraie, sans jugement de valeur, qui n’influencera personne. Donc, lorsqu’on parle, on doit le faire le plus objectivement possible. Ainsi, on agit de façon neutre, sans influencer les gens, sans transmettre des rumeurs, des jugements. Ruiz parle de « magie blanche » contre de la « magie noire ». Pour lui, lorsqu’on émet des jugements auprès des gens, on disperse de la magie noire, une sorte de virus en quelque sorte qui va se diffuser tout autour de nous. Alors que quand nous employons une parole impeccable, c’est de la magie blanche, donc positive que nous transmettons.

Mon expérience:
Après avoir lu ce chapitre, j’ai tenté d’utiliser le plus possible la parole impeccable. Je préviens qu’à la base, on me trouve gentille voire « trop » gentille. Je suis quelqu’un qui ne critique pas beaucoup et qui déteste les histoires ou les rumeurs. Donc je pensais que cet accord serait « easy » à suivre. Et bien pas du tout ! Je me suis rendue compte que je jugeais beaucoup, plus que je ne le pensais. Alors pas forcément sur des choses importantes, mais quand même. Le genre de phrases « oh bah il est toujours en retard », « ma fille râle tout le temps« , « mon conjoint oublie tout« , ou même à propos de moi « je n’arriverai jamais à m’organiser » sont des exemples de jugements hâtifs, de généralisations qui ne sont clairement pas vraies ni objectives. Ruiz explique d’ailleurs que c’est normal et humain mais qu’il faut absolument éviter de verbaliser ces jugements aux autres. On a le droit de les penser mais on les garde pour soi !

 

Accord 2: N’en faites pas une affaire personnelle

Lorsqu’on nous critique ou même au contraire qu’on nous complimente, on ne doit pas en faire une affaire personnelle. On critique notre laxisme ou notre autorité avec nos enfants ? Il faut s’en détacher, prendre les choses avec recul, de loin, comme si elles ne nous concernaient pas. Les gens qui critiquent n’ont pas la parole impeccable (cf plus haut) et on ne sait pas ce qui se passe dans leur tête. Donc c’est impossible d’analyser le pourquoi du comment et c’est très bien comme ça car cela ne nous regarde pas. Il faut laisser glisser, prendre de la hauteur. Et trouver en nous cette confiance qui fera que nous n’avons pas besoin de l’amont des gens pour savoir ce qu’on vaut. La même chose s’applique pour les compliments. C’est certes très agréable d’en recevoir, mais on n’en a pas besoin car on sait qu’on est quelqu’un de bien, on connait nos valeurs.

Mon expérience:
Certainement l’accord le plus difficile à suivre. Je n’ai pas vraiment confiance en moi, du coup j’ai souvent besoin de l’avis des gens pour me rassurer. La lecture de ce chapitre a vraiment fortement raisonné en moi. J’y repense souvent lorsque je sens que les gens ne sont pas d’accord avec moi ou me font des critiques (qui restent toujours peu virulentes mais qui ont malgré tout tendance à vite me faire douter). Et cette prise de conscience m’aide à voir les choses totalement différemment. 

 

Accord 3: Ne faites pas de suppositions

Cet accord va de pair avec l’accord 1. On imagine que les gens fonctionnent comme nous. Par exemple, on croit que notre partenaire sait ce qu’on veut. On est persuadé, qu’après un certains temps de vie commune, il nous connait par cœur. Du coup, lorsqu’il ne nous donne pas ce que l’on veut (du temps, de l’attention, un cadeau à notre fête, une carte pour la St Valentin ou que sais-je encore…), on est blessé, déçu. Finalement, chaque personne fonctionnant différemment, on ne peut pas se mettre à sa place et savoir ce qu’il/elle pense. Si on ne verbalise pas nos souhaits, il/elle ne va pas forcément les deviner. On ne peut pas lui en vouloir de ça. Les suppositions , chez l’être humain, nous donnent des réponses et nous rassurent, c’est ainsi. Mais il faut être conscient que les gens (et même nos proches, nos familles, nos enfants, nos conjoints…) ne voient pas la vie comme nous.
Il faut éviter également les suppositions sur nous-même car elles sont parfois (voire souvent) fausses, ce qui provoque un conflit intérieur.
Enfin, il est important d’enlever de sa tête les pensées du type « mon amour va transformer cette personne ». C’est faux. Chacun est comme il est, et l’amour des autres n’y changera rien. Il n’y a que cette personne qui peut se transformer.
Donc au lieu de faire des suppositions, il ne faut pas hésiter à poser des questions pour être sûr d’avoir compris ce que pensait l’autre, et verbaliser également nos envies, nos souhaits, nos ressentis.

Mon expérience:
Un accord utile notamment dans le couple. Je suis la première à supposer que mon conjoint va se rendre compte des moments où je ne me sens pas bien, va venir me parler, me rassurer, me proposer des solutions… Et souvent il est préoccupé par plein de choses extérieures et ne se rend pas forcément compte de mes coups de mou. Et donc, il n’agit comme j’aimerais. Maintenant, je verbalise beaucoup auprès de lui, et tout est plus simple comme ça. Je lui ai demandé la même chose. Ah… la communication dans le couple… Vaste sujet hein…!

 

Accord 4: Faire de son mieux.

Il faut faire de son mieux, ni plus, ni moins. Si on fait moins, on ressent de la culpabilité, du regret, et on se juge mal personnellement. Si on fait trop, on se vide de son énergie, on agit contre soi et il nous faudra beaucoup plus de temps pour atteindre notre but. En gros, c’est comme une course. Si on n’avance pas assez, on peut vite se sentir nul, incapable. Si on démarre trop fort, on grille nos batteries et au final on risque de ne pas arriver à atteindre la ligne d’arrivée.

Mon expérience:
Un accord qui fait beaucoup de bien à lire! Je fais partie des gens qui en font « trop » (comme dit ma maman, « tu ne t’arrêtes jamais, tu en fais trop ». Maman si tu me lis, tu as raison!). Ce n’est pas facile d’agir différemment lorsqu’on est habitués à fonctionner ainsi mais en effet, je suis persuadée que c’est essentiel au bonheur. Trouver le bon équilibre. Je n’ai pas encore assez de recul sur la mise en oeuvre de cet accord, mais je le garde dans un coin de ma tête et je compte bien m’y atteler !

 

Pour Ruiz, il faut respecter au maximum ces 4 accords. L’erreur étant malgré tout humaine, on n’a le droit de se planter et de revenir vers nos anciens démons. Ce n’est pas grave c’est humain,  le jour d’après on reprend les accords en main. Et petit à petit, à force de pratique, des habitudes vont se créer, s’ancrer en nous. Vivre simplement, un jour à la fois.
Il insiste également sur l’importance de briser nos vieux accords, les paroles qu’on nous a dites et qui nous font encore du mal « tu n’y arriveras jamais », « tu seras toujours grosse », « tu chantes comme une casserole », « tu es tellement têtu! » et autres remarques du genre. On les enlève de nos têtes et on retrouve notre pouvoir personnel.
On contrôle un peu plus nos émotions. Cela veut dire qu’il ne faut pas les réprimer mais seulement les refréner (c’est a dire les contenir puis les exprimer au bon moment). On trouve une posture de guerrier spirituel, on croit en nous. 

Bilan:
Voici mon résumé (long mais j’avais tellement à cœur de vous parler de tout ça). Le livre est passionnant, utile, et plein de vérités. Si comme moi, le développement personnel vous intéressent, je vous invite vivement à lire cet ouvrage. Il est facile et rapide à lire. Un dernier chapitre aborde la question d’un point de vue plus religieux (qui ne m’a pas particulièrement passionné). Mais, cela ne gène pas la lecture et ne joue pas sur le reste du livre.

Je le conseille donc vivement !

4 accords toltèques