Comment je fais pour rester zen

Entre le travail, les enfants et tout le reste, c’est souvent bien compliqué d’être serein et de ne pas se laisser déborder émotionnellement. 

Je suis maman de deux enfants en bas âge, et je suis aussi professeur des écoles dans une classe maternelle de 29 élèves. Je travaille constamment dans le bruit, je dois courir partout pour satisfaire une trentaine d’enfants en même temps, je dois être polyvalente, m’adapter très vite, ne pas hésiter à changer de programme au dernier moment, en fonction des enfants… Le soir je récupère mes enfants à moi et je continue jusqu’au coucher… 

En gros je n’arrête, et je pense que c’est le lot de beaucoup de parents (qui travaillent ou non d’ailleurs). 

Pourtant, malgré le peu de temps que j’ai, j’ai réussi à trouver quelques techniques pour rester (relativement) zen. Evidemment, ça m’arrive encore de me laisser déborder mais c’est moins fréquent et moins intense. 

Je vous donne mes moyens à moi pour être bien malgré les moments de tornade…  et malgré les enfants autour (parce que oui, les laisser chez papy et mamie c’est super efficace, mais malheureusement pas possible pour tout le monde, ni tout le temps).

  • Prendre les problèmes un par un

Quand ça ne va pas, on a vite tendance à tout amalgamer dans sa tête. Ça finit par faire une grosse masse dont on ne sait pas comment se dépêtrer. Alors moi je liste les choses à régler en m’occupant en premier des plus urgentes. Et j’évite de partir dans tous les sens et de tout commencer en même temps, c’est plus déprimant qu’autre chose. 

  • Laisser poser les choses mais pas trop

J’ai remarqué que quand j’avais une contrariété, je fonctionnais toujours pareil. Soit je m’en occupe tout de suite à chaud, et du coup, débordée par mes émotions, je fais les mauvais choix. Soit je procrastine à mort, et chaque jour qui passe me bloque un peu plus et m’empêche d’affronter le problème. Donc maintenant, j’attends un peu que les émotions soient retombées mais sans laisser pourrir le truc trop longtemps. Et je me dis que quoiqu’il arrive je suis capable, je ne suis pas plus bête qu’une autre (ah ah pas facile ça…). Et que si c’est pas parfait, tant pis, au moins j’aurais essayé. Le côté perfectionniste peut vite nous bloquer et nous laisser dans un état de passivité. Donc accepter d’être imparfait et de faire des erreurs, ça aide beaucoup. 

  • Méditer et prendre du recul

J’ai découvert la méditation il y a 6 mois. On m’avait parlé d’une application que j’ai téléchargée sur mon téléphone. Je connaissais le principe, mais j’avais peur de ne pas du tout rentrer dans la démarche, ayant beaucoup de mal à me poser (une raison pour laquelle je lis très peu par exemple). Les séances ne dépassant pas 10-15min, j’ai commencé sur ma pause le midi, ou le soir une fois les enfants couchés. Pas besoin de matériel, juste mon téléphone, mes écouteurs et un endroit ou m’asseoir (par terre par exemple!). Je choisis la thématique de ma séance (stress, sommeil…) et c’est parti. Alors au début je ne vous cache pas que certaines de mes pensées s’en allaient ailleurs (« tiens qu’est ce qu’on va manger ce soir…? Mais j’ai oublié de sortir la poubelle! ») et puis avec l’habitude, j’arrive vraiment à prendre ce temps pour moi et à me concentrer. Au terme des 10 min, je me sens bien plus zen, comme si j’avais fait une petite sieste. Les effets sont vraiment positifs me concernant. C’est très doux, rapide, et on peut en faire quand on veut, où on veut. 

  • Bien s’entourer

Passer un coup de fil à un proche quand ça va pas, ça fait du bien. Ça permet d’évacuer, de ne pas s’isoler avec ses problèmes. Mais ce n’est pas toujours évident… Il faut avoir de vraies personnes de confiance autour de soi. Fuir les gens qui pompent notre énergie, qui nous tirent vers le bas, qui sont tout le temps négatifs. Parce que c’est contagieux, et que si vous êtes autant une éponge émotionnelle que moi, vous finirez plus déprimé qu’eux. Alors bien choisir son entourage c’est important. Et si on a du mal à prendre le téléphone pour dire que ça ne va pas, le SMS est un bon début (c’est ce que je fais moi ^^). 

  • Musique!

Alors ça c’est magique chez nous ! Enfants énervés, moi fatiguée, mauvaise humeur à la maison… Un peu de musique pour tout le monde et vraiment, ça adoucit les mœurs. Evidemment dans la voiture c’est top aussi, sur les parcours boulot/maison, ça permet de déconnecter. Mon abonnement à Deezer me sauve la vie parfois ! 

  • Relativiser

Quand il nous arrive une tuile, un problème qui nous perturbe, nous bouleverse, nous attriste, on perd un peu la notion des choses. Notamment en ce qui concerne nos enfants (tiens la semaine dernière, ma fille s’est enfoncée une écharde dans le doigt, je suis allée vérifier qu’elle était bien vaccinée contre le tétanos … pas mal la mère parano…!). C’est normal, on les aime et notre amour prend le pas sur notre pragmatisme. La petite astuce pour relativiser, c’est imaginer qu’il arrive la même tuile à un ami. Qu’est ce qu’on lui dirait ? Comment on verrait les choses si on était extérieur à la situation ? Finalement on se rend compte que ce qui nous bouffe (enfin la majorité de ce qui nous bouffe) n’est pas si grave que ça. 

  • Accepter ses limites

Parfois trop c’est trop. On ne peut plus, on sature. Et là on s’écroule. Sauf que du coup, on met beaucoup de temps à remonter. Maintenant, quand je sens la phase un peu critique arriver, celle où je commence à tirer sur la corde bien qu’il me reste encore un peu d’énergie, c’est là que je m’arrête. Tant pis si j’ai un truc en cours, tant pis si je me suis engagée. Je fais une pause, je diffère. Et je reprends. Plutôt que d’aller au bout de mes forces. Et de le regretter après. 

  • Agir que sur ce qu’on peut 

C’est tout bête, mais il y a tellement de choses sur lesquelles on se prend la tête alors qu’on ne peut rien y changer… que ça ne sert à rien d’y laisser notre temps et notre énergie. On ne peut pas agir sur tout. Nos proches, notre entourage, et même nos enfants. Ils ont leur caractère, font leurs choix (qui ne sont pas toujours les nôtres) mais on doit l’accepter. Ce n’est pas toujours facile, mais ça calme bon nombre de colères qu’on garde en soi. Le plus important c’est nous finalement. Nos choix, notre vie, notre bonheur. 

  • Des micro-moments pour soi

Un bain, un thé, un bouquin, une recette de cuisine, une série (Netflix mon ami)… Ces petits bonheurs simples du quotidien qu’il est important de renouveler régulièrement. Le genre de routine qui détend et qui fait du bien. 

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J’espère que mes quelques réflexions auront pu vous aider.

Quelles sont vos techniques à vous pour lâcher-prise ?

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Le choix du roi ? Pffff

L’expression « le choix du roi » fait en fait référence au Moyen Age, à l’époque où la France était encore un royaume dirigé par des souverains. Lorsqu’un couple royal avait un garçon, cela permettait d’assurer la lignée et de faire perdurer le nom de la famille. Les femmes n’avaient en effet pas le droit de régner sur le pays. Les familles royales souhaitaient donc à tout prix avoir un garçon, et si possible en premier, pour être certaines que quelqu’un de la lignée pourra régner plus tard. Le fait d’avoir une fille en deuxième permettait de lui trouver un riche mari afin que la famille soit encore plus puissante qu’elle ne l’était déjà.

Aujourd’hui encore, lorsqu’un couple a un garçon en premier, puis une petite fille, l’entourage à tendance à parler de « choix du roi », comme pour faire référence à un modèle de famille idéale, un schéma à absolument reproduire pour être heureux. Lorsque c’est la petite fille qui est l’aînée et qu’elle a un petit frère, on parle alors de « choix de la reine ».

Texte provenant du site superparents.fr

Donc, chez nous, ce n’est pas le choix du roi que nous avons eu, mais celui de la reine. Voilà pour la précision 🙂

Je vais vous raconter une anecdote qui m’est arrivée il y a quelques jours.

J’étais au supermarché avec mes enfants. A la caisse, une dame derrière nous  s’intéresse à eux. Elle leur demande leur prénom. Evidemment mon fils trop petit, ne lui répond pas. C’est donc moi qui lui dit et nous commençons à discuter.

–  Ils sont bien mignons vos enfants!
– Merci
– Et puis un gars et une fille en plus !
– …
– Quelle chance vous avez d’avoir les deux. Moi je n’ai eu que des garçons. J’étais tellement déçue à chaque fois…
– Vous ne vouliez pas de garçon ?
– Si un. Mais après je voulais une fille. Et puis j’ai eu un autre garçon. Alors on a recommencé. Et j’ai eu encore un garçon. Alors on a arrêté, on a laissé tomber. On avait trop peur d’une nouvelle déception.
– …Ah…

Je n’ai pas trop su quoi répondre à la fin. Je peux comprendre qu’elle ait eu envie d’avoir une fille. Mais le mot « déception » et le mot « peur » sont forts je trouve.
Alors évidemment, je ne peux peut-être pas comprendre ce qu’elle a ressenti vu que je n’ai pas vécu la même chose.

Mais je crois que vraiment, si j’avais eu deux enfants du même sexe, ça n’aurait rien changé pour moi. J’aurais été contente de les accueillir, fille ou garçon.
Peur d’avoir un enfant en mauvaise santé, oui. Peur d’avoir un garçon ou une fille alors qu’on rêve de l’autre, non.

On a souvent une préférence, mais de là à vivre les choses de façon aussi dramatique (alors que notre enfant est en bonne santé), je ne comprends pas.
Le souci, c’est qu’on a l’impression qu’on peut tout gérer, tout contrôler dans nos vies. Sauf que l’arrivée d’un enfant c’est tout sauf ça. Ce n’est pas nous qui décidons si ce sera un garçon, une fille, s’il aura les yeux bleus, verts, noirs, les cheveux raides ou frisés… Et c’est très bien comme ça (sinon bonjour les abus…!).

Nos enfants sont comme ils sont, comme on l’avait imaginé ou pas du tout. Mais ce sont de toute façon les plus beaux pour nous, parents, ça c’est une certitude !!

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Maintenir un équilibre

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Voilà ce après quoi je cours continuellement : l’équilibre.

Et plus encore depuis que j’ai des enfants.

Cet article nous vous donnera pas d’astuce miracle pour y arriver. Tout simplement parce qu’il n’y en a pas (ou en tout cas je n’en ai pas trouvé !) mais également parce que la notion d’équilibre est propre à chacun.

Mon équilibre parfait à moi serait : d’avoir du temps de qualité pour moi déjà, pour mon conjoint, pour mes enfants, travailler avec plaisir en m’enrichissant chaque jour (je suis enseignante en maternelle), profiter de mes amis, rencontrer de nouvelles personnes, me cultiver, voyager, ne pas m’enfermer dans ma petite vie.

C’est ambitieux hein…!
Il y a certaines choses que je ne peux vraiment pas faire pour le moment, comme les voyages. Quand je parle voyage, je ne parle pas des vacances que nous prenons tous les 4 à Pâques et durant l’été dans différents coins de France. Je parle de voyages à l’étranger. Nous attendons que les enfants grandissent un peu pour aller loin. Mais c’est un rêve que nous avons tous les deux (et que ma fille partage aussi, elle rêve de voir en vrai la statue de la Liberté!).

Pour le reste, j’ai l’impression d’être constamment sur un fil. Le moindre petit imprévu me fait tomber par terre, moi et mon équilibre. Alors pour éviter tout ça, j’anticipe, je prévois, je m’organise… Sauf que je suis d’une nature à aimer procrastiner parfois. Et là c’est juste impossible.

  • Si je ne travaille pas assez à la maison, cela se répercute sur les enfants, les journées sont moins préparées, plus floues ce qui n’aide pas les apprentissages en classe. 
  • Si je travaille trop en amont, mon conjoint me reproche de ne pas être assez présente pour la famille. Et mes enfants d’ailleurs, s’en rendent compte. Ils me collent tout le temps, referment mon ordinateur portable (sur mes doigts) alors que je travaille dessus … !
  • Si je passe tout mon temps à m’occuper d’eux, la maison est un vrai chaos, le frigo vide. Je dois donc alterner les moments où je suis pleinement avec eux et les moments où je gère les choses du quotidien (courses, cuisine, ménage…). Ces activités « passionnantes » que je déteste faire mais qui malheureusement sont obligatoires.
  • Si je ne prends pas de moments pour moi, je finis par me sentir mal, fatiguée, déprimée. De même, si nous ne prenons pas de moments en couple, on finit par se disputer pour des broutilles…

Je me creuse la tête souvent pour « répartir » mon temps « intelligemment »… Mais je ne tiens pas toujours sur la durée et je finis par m’en vouloir d’être aussi nulle et désorganisée. Bon sang ! Comment font les autres ?!

Je sais que l’équilibre parfait n’existe pas. En tout cas, pas tous les jours. Il y a des périodes où on a le sentiment que tout nous échappe, où on a presque envie de baisser les bras. Et puis ça passe. Pas évident pour la grande utopique que je suis, qui rêve une vie totalement épanouissante, sur tous les instants de mon existence…   Il faut rester indulgent envers soi déjà, mais aussi envers son conjoint, ses enfants, ses amis, sa famille. Et se dire, si on est dans une mauvaise phase, que ça ne durera pas. Et quand tout va bien, simplement en profiter… !

Offrir du temps de qualité à son conjoint, ses enfants, sa famille, ses amis… Ca ne veut pas dire qu’il faut passer tout son temps avec, mais faire en sorte que ces moments là soient enrichissants pour tout le monde. J’avoue, j’ai quand même encore du mal à me séparer de mes enfants. Un weekend, je tiens, mais une semaine, sûrement pas. Je ne juge pas les mamans louves qui ont besoin d’être H24 avec leurs enfants, ni les mamans qui sont contentes de les déposer chez les grands parents ou la nourrice pour avoir du temps à elle. Je pense vraiment que l’important c’est de s’écouter. Et de ne pas se trahir. Si on a besoin d’être beaucoup avec ses enfants pour ne rien rater, faisons-le ! Et au contraire, si on aime qu’ils aient des moments à eux loin de nous, c’est très bien aussi! 

Je me dis que l’équilibre doit être plus facile à atteindre quand les enfants grandissent et demandent un peu moins de temps à leurs parents (peut-être que je rêve… ^^). 

Et vous, avez-vous trouvé votre équilibre ? 

Je ne suis pas la même maman avec mes 2 enfants

Ma fille a 4 ans, mon fils  10 mois.

Et je peux affirmer avec le petit recul que j’ai maintenant, que je ne suis pas la même mère avec les deux.

Je les aime autant l’un que l’autre bien évidemment. Ils ont des tempéraments bien différents tous les deux (j’en parlais d’ailleurs dans cet article il y a quelques mois).

J’ai une fille et un garçon et je crois que ça contribue à me rendre un peu différente avec l’un et l’autre.

Ma fille est mon premier enfant. J’ai vite senti en elle une sorte de détermination, de force de caractère. C’est une petite fille qui sait ce qu’elle veut, qui s’affirme (bien fort) et qui est du genre perfectionniste et un peu autoritaire. Elle parle très bien, connait plein de trucs, est capable de faire des tas de choses (tout cela étant conditionné par son humeur du jour…). 
Je suis assez exigeante avec elle, peut-être trop. Elle n’est pas bête, je sais qu’elle comprend bien les choses et du coup j’ai du mal à supporter les moments où elle fait semblant de ne pas me comprendre, ou quand elle joue les bébés, ou qu’elle me défie (en mode provoc ado de 15ans…)
Je suis un peu autoritaire avec elle car je sens qu’elle a besoin d’un cadre. Sans ça elle prend un peu le pouvoir dans la maison et y instaure « ses » règles (genre: on mange sur un plateau devant la TV, on vit tout nu, on sort en  robe d’été avec un bonnet et des bottes de pluie…^^).
Et puis je suis affectueuse avec elle depuis toujours, bien qu’elle s’en fiche un peu. Elle n’est pas très câline (sauf quand elle est impressionnée par des gens, ou qu’elle est malade, ou qu’elle est jalouse de son frère). Elle l’est un peu plus que quand elle était bébé. 
Elle a essuyé les plâtres, ma fille. C’est mon premier enfant. J’ai donc cru pouvoir être une mère parfaite en faisant ce qu’on me disait de faire,en regardant chaque jour l’émission de maternelle et en m’abonnant à Parents magazine…^^ N’empêche que j’ai peut-être été trop rigide du coup et trop angoissée à l’idée de mal faire. D’ailleurs c’est une petite fille qui n’aime pas les surprises, qui a besoin de savoir à l’avance les choses. Et ça, je pense que ça vient de moi.
Si c’était à refaire, je me ferais plus confiance dans ma façon de l’élever. Parce que finalement mes intuitions étaient bonnes mais j’avais du mal à m’écouter et à m’affirmer en tant que maman.
Elle a été un bébé mignon, facile. J’ai de supers souvenirs avec elle quand elle était petite. Et je suis fière de la petite-grande fille qu’elle est devenue.

Avec mon fils, tout a été différent. Il m’a vite montré que sans moi il était perdu. Impossible de le laisser bien longtemps hors de mes bras contrairement à ma fille qui réclamait que je la pose dans son transat. Plus collant, plus câlin aussi.
J’ai agi plus « au feeling » avec lui. Je connais les recommandations des pédiatres sur le sommeil, l’alimentation… Mais je prends ce qui m’intéresse et je fais « à ma sauce ».
J’ai l’impression d’être plus cool avec lui. Pour ma fille, je passais beaucoup de temps à lui chercher des supers jouets stimulants. J’essayais de booster sa motricité en lui montrant des gestes. Je lui parlais beaucoup, tout le temps. Je verbalisais tout pour qu’elle s’imprègne des mots. Bref la mère relou quoi !

Mon fils a récupéré les jouets de sa sœur. Je passe moins de temps à jouer avec lui (j’en ai moins out simplement). Par contre il se développe à vitesse grand V, sûrement grâce à son grande sœur qui joue avec lui, lui montre plein de trucs. C’est marrant d’ailleurs leur relation. Je les observe de loin et je trouve ça trop mignon. Je comprends mieux pourquoi les seconds, troisièmes… d’une fratrie captent les choses plus vite. Ils prennent exemple sur les aînés! Par contre, contrairement à sa sœur au même âge, il n’est jamais seul. Elle joue un peu les petites mamans avec lui et a tendance à lui interdire pas mal de choses et à vouloir tout faire à sa place. Il faut surveiller. 
Mon fils, je lui fiche la paix. Et il ne s’en porte pas mal du tout. Je suis là s’il a besoin mais quand il joue tranquillement, je n’interviens pas.

J’essaie avec ma fille d’être aussi cette maman cool que je n’ai peut-être pas été assez lorsqu’elle était petite. Je suis enseignante, mais je m’interdis de faire avec elle des activités de type « apprentissage scolaire ». Sauf si elle me le demande bien sûr. Très peu de Montessori chez nous, pas de cahiers de vacances ou de livrets de graphisme. On discute, on bouge, on cuisine, on regarde des niaiseries à la TV parfois, on joue à la maman, elle me maquille pour de faux, je la coiffe pour de vrai…

Et quand j’arrive à être cette maman-là, cool, drôle et zen avec mes enfants (ce qui est malheureusement loin d’être toujours le cas surtout après plus d’un mois seule avec les deux), et bien je suis fière de moi.

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Et vous ? Élevez-vous vos enfants de la même façon ? 

Article sélectionné et relayé par le Huffington Post
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Aimer ses enfants … comme ils sont !

On les aime nos enfants, c’est une certitude.
 
On a peur qu’il leur arrive quelque chose, on n’imagine pas notre vie sans eux, on ne se souvient d’ailleurs même plus à quoi elle ressemblait avant. 

Mais parfois, il y a des choses qui sont difficiles pour nous, parents à supporter. 

  • Quand bébé pleure et qu’on n’arrive ni à le comprendre, ni à le calmer.
  • Les grèves de sieste alors que c’est le seul moment où on peut souffler.
  • Lorsqu’ils refusent de manger, ou qu’ils bloquent sur certains aliments qu’ils ne connaissent pas (peu importe le temps que nous avons passé en cuisine).
  • Quand ils ne veulent pas dire bonjour, au revoir, merci aux gens
  • Le bruit au quotidien
  • La manie de nous demander plein de trucs au moment où on est au téléphone pour un coup de fil important
  • L’impression que plus on est fatigués, plus durs ils sont avec nous
  • Quand ils s’opposent à tout (ces fameux « terrible two », « threenagers », « fucking four »… et j’en passe ^^)

Certaines journées ressemblent à des combats dont on sait qu’on sortira perdant ! 

On voudrait presque pouvoir les échanger contre des enfants « parfaits ». D’ailleurs, on a l’impression d’en voir partout autour de nous, des enfants parfaits. Et on culpabilise encore plus en se disant qu’on a sûrement raté un truc (mais vous le savez comme moi, les enfants parfaits n’existent pas!). 

On se creuse la tête, nous les parents. On se remet en question (surtout quand on manque de confiance en nous). C’est vrai qu’on est peut-être pas assez dispo pour eux, pas assez patients, pas assez maternants ? On se dit que ça vient forcément de nous. Que si on était des parents parfaits, nos enfants le seraient forcément eux aussi. 

Mais nos enfants ont leurs caractères à eux. Ils ont leurs envies qui ne sont pas forcément les nôtres. Ils ont beau être sortis de notre ventre de maman, ils sont eux. Ni nos copies conformes, ni des enfants modèles. On les aide à grandir, certes, mais on ne peut pas modeler leur caractère à notre convenance. 

Est ce qu’on voudrait vraiment qu’ils soient comme nous ? (non merci! Sans façon pour ma part!). Est ce qu’on ne s’ennuierait pas s’ils répondaient toujours au doigt et à l’œil à nos demandes et à nos attentes comme des petits robots? Est ce qu’il ne vaut pas mieux qu’ils s’affirment, qu’ils s’expriment par eux-mêmes ? 

Alors mes enfants, continuez d’être relous vous-mêmes, c’est comme ça qu’on vous aime. (Et nous on se reposera plus tard, quand vous serez grands et qu’on regrettera presque ces moments…).

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