Et en dehors des enfants… toi sinon ça va ?

Mais sinon… en dehors des enfants… toi ça va ?

C’est la question qu’on m’a posée il y a peu de temps.
Une question qui m’a bien fait réfléchir…

Parce que oui, mes enfants prennent pas mal de place dans ma vie, mes pensées,  mon planning, dans mes émotions, …

Une question qui m’a rappelé que je ne suis pas qu’une maman occupée (comme toutes les mamans). Et que je ne dois pas me laisser me « noyer » dans la maternité (même si ça a des côtés super agréables, c’est certain)
Être une maman est une nouvelle « fonction », une nouvelle corde à mon arc, une nouvelle ligne sur mon CV personnel mais je ne suis pas que ça.
Non non.

Je travaille au quotidien avec des enfants, je rentre chez moi et je m’occupe des miens. Ma vie est pleine d’enfants ! C’est génial, c’est plein de joie, de spontanéité, de surprises mais ça ne laisse aucune place au calme et à la prise de recul. En gros, j’ai parfois l’impression d’être constamment le « nez dans le guidon » et  ne pas prendre assez de temps seule avec moi -même. 
Je réalise que ce temps-là est essentiel. 

Mais c’est si compliqué de penser à soi… 
A l’heure actuelle, mon bien-être est lié à celui de mes enfants, ma fatigue est liée à la leur, mon temps libre dépend d’eux. Ma vie est complètement entremêlée à la leur.
C’est beau et ça fait peur parfois.

Je ne saurais pas dire quelle musique du moment je préfère en ce moment car je suis larguée avec les nouveaux groupes, si je suis lève-tôt ou lève-tard car je ne suis plus du tout mon rythme à moi, quel endroit j’aimerais visiter dans le monde car de toute façon c’est impossible pour le moment.

J’essaie d’avoir quelques moments à moi, j’en ressens de plus en plus le besoin. Ils sont encore peu nombreux mais je pense que ça viendra sûrement au fur et à mesure qu’ils grandissent. Et quand je m’autoriserai à en prendre plus surtout… 

Je veux profiter d’eux, ils sont petits encore.
Mais je dois aussi me faire face à moi-même.
Ne pas me trouver l’excuse de la maternité pour m’oublier.
Ce serait trop facile. 

Etre un peu plus égoïste…
Parce qu’il le faut, pour moi avant tout.
Parce qu’on ne fait pas des enfants pour les garder pour soi toute sa vie.
Parce que je mérite comme toutes les mamans d’accomplir mes projets personnels.
Parce que j’ai vécu sans enfant pendant presque 30 ans et que ma vie était bien différente mais pas moins intéressante.
Parce qu’il me reste plein de choses à faire.
Parce que ma vie ne se résume pas juste à être « la maman de » (même si je suis très gaga de mes enfants).
Parce que je n’ai pas de fierté particulière à avoir enfanté (je n’ai aucun mérite, la nature a été sympa avec nous, simplement).
Parce qu’avoir des enfants étaient un rêve pour moi que j’ai eu la chance de pouvoir réaliser, mais qu’ils ne sont pas une finalité dans ma vie. 

Parce que je suis moi, juste moi.
Avant d’être une maman.

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Mes tampons émotionnels

Tampon émotionnel ? Qu’est ce que c’est que ça ? 
C’est un terme que j’ai découvert il y a peu de temps et qui a changé pas mal de choses dans la compréhension que j’avais de moi (qui en est encore à ses débuts). 

Des tampons émotionnels, on en a tous. 
Ce sont des activités, des  choses que l’on va faire pour contrer une émotion négative
On utilise des tampons émotionnels pour fuir une émotion qu’on ne veut pas ressentir. 

En prenant le temps d’observer ma façon d’agir, je me suis rendue compte que j’avais plusieurs tampons émotionnels, toujours les mêmes, pour m’aider à lutter contre certaines émotions que je m’empêche de ressentir car elles me font mal. 

Je fais partie des gens qui ont du mal à dire ce qu’ils pensent. Enfin pas tout à fait. Je fais partie des gens qui ont du mal à dire ce qu’ils pensent quand ce sont des choses un peu négatives, critiques, qui risquent de blesser les autres.
Ce qui fait que, parfois, souvent même, je n’arrive pas à exprimer mon désaccord, mon ras-le-bol, mon opposition. Rien ne sort, et je renferme les choses en moi (ou je râle seule dans la voiture, ou je raconte les choses à mon compagnon le soir mais évidemment pas à la personne concernée).
Et au lieu d’en parler directement avec ladite personne, je vais aller grignoter quelque chose dans le placard. Dans ces moments, j’ai tendance à aller vers du sucré, ce que j’appelle la nourriture régressive, qui me ramène à mon enfance (gâteau, nounours à la guimauve, chocolats…). 
Et bien ça, c’est un tampon émotionnel. C’est une façon pour moi de calmer l’émotion désagréable qui me traverse, sans avoir à froisser la personne. 

Sauf que… Evidemment, ce n’est pas très bon pour ma santé. 

Un autre exemple de tampon émotionnel : Une personne proche a des soucis de santé. Je m’inquiète pour elle, nous attendons des résultats médicaux. Je me sens complètement inutile, impuissante face à ça (et médicalement parlant je le suis). Du coup, pour gérer au mieux cette période d’angoisse et d’attente, je vais passer mon peu de temps libre sur l’ordinateur à regarder des séries (Netflix devient alors mon meilleur ami!)
Pas très grave me direz-vous. 

Sauf que … Je m’isole, je ne communique plus avec les autres, je ne libère donc pas mes angoisses qui prennent des proportions impressionnantes. Heureusement, je finis par avoir l’aide de mon conjoint ou une de mes amies ou collègues qui me connaissent bien et me sortent un peu de ma grotte. 

Donc chez moi, le grignotage sucré et les écrans sont des tampons émotionnels que j’utilise quand ça ne va pas. 

Maintenant que je le sais, j’essaie au maximum de communiquer mon émotion auprès de gens de confiance. J’essaie aussi de parler aux personnes à qui j’ai des choses à dire (mais en essayant d’utiliser la communication positive, il ne s’agit pas de cracher mon venin gratuitement).
Et puis enfin, je tente d’accepter tout simplement les émotions négatives qui me traversent. Parce qu’elles sont utiles, indispensables même, et parfaitement normales. Et puis un peu de méditation pour aider à lâcher prise. 

Depuis que j’ai analysé tout ça et que j’ai pris conscience de mon mode de fonctionnement, je me rends compte que j’appréhende les difficultés différemment. Je vois les choses moins négativement, je panique moins. Et j’ai quelques petites clés maintenant pour m’aider à affronter les moments difficiles. Je me sens moins démunie. 

Et je suis persuadée qu’il faut bien se connaître pour pouvoir pleinement profiter de la vie, l’appréhender et la mener comme on le souhaite. 

Si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous conseiller le podcast d’Esther Taillifet  sur le sujet ici. C’est en tombant par hasard sur celui-ci que j’ai découvert cette notion de tampon émotionnel, et vraiment ça m’a parlé. Du coup j’ai écouté tous ces autres podcasts que j’aime beaucoup aussi !

 

La culpabilité de ne pas faire plus

-Maman, je m’ennuie je sais pas quoi faire ! (50 fois par jour)
-Maman, on joue que toutes les deux ? 
-Maman, pourquoi tu prends pas plus de temps juste avec moi ? 
-Maman, pourquoi mon petit frère il prend beaucoup de place?
-Maman, je voudrais te faire un câlin mais je sais bien qu’il va être jaloux.
-Maman, tu peux éteindre ton ordinateur? Tu travailleras plus tard!

Les réflexions de ma fille, nombreuses, depuis le début des vacances. 
Et pourtant, je suis en vacances en même temps qu’eux, j’ai donc logiquement plus de temps à lui accorder que dans le reste de l’année. 

Sauf que, nous sommes en plein travaux dans la maison, et que c’est assez lourd à gérer.
Sauf que, son petit frère est là aussi, et hormis sa sieste de l’après-midi, me sollicite beaucoup (petit garçon hyper sociable qui ne supporte pas d’être seul).
Sauf que, les vacances, c’est du temps que j’utilise aussi pour faire le point dans la maison (vous savez, le grand ménage, le grand tri, tout ça, tout ça…).
Sauf que, avec la fatigue de l’année accumulée, je suis un peu moins motivée à lancer des activités de ouf ! (même si on fait une sortie par jour histoire que tout le monde s’aère).
Sauf que, moi je suis en vacances, mais pas le papa.
Sauf que, bordel moi aussi je suis en vacances ! Moi aussi j’ai envie de profiter de mon hamac et de me faire les ongles en sirotant un mojito ! Et pouvoir appeler les copines!

Alors j’essaie de couper la poire en deux, je passe des moments avec elle quand je sens qu’elle en a besoin. Nous jouons tous les jours à ses jeux de société favoris. 
Et puis, quand j’estime que cela fait assez longtemps et quand j’ai d’autre chose à faire (ou envie de faire autre chose), je lui dis de s’occuper toute seule. C’est souvent le drame et ça me fait culpabiliser parfois. C’est sûr que si elle était fille unique, on aurait beaucoup plus de moments à deux, on pourrait aussi se faire des sorties qui sont actuellement impossibles avec son petit frère… Elle serait sûrement moins en demande de passer du temps avec moi. 

Et pourtant, je ne regrette pas cette fratrie. Je trouve ça hyper riche pour elle d’avoir un frère. la complicité entre eux est chouette à voir, et même quand ils se bastonnent, ils apprennent quelque chose de fondamental : vivre avec les autres, malgré les différences de caractère. 

Je lui dis parfois qu’elle a tellement de chance de s’ennuyer, que j’aimerais moi aussi avoir des moments d’ennui. Car c’est dans ces moments-là qu’on devient créatif, qu’on développe notre imaginaire, notre prise d’initiative… 

Et puis moi, mère tellement imparfaite mais qui souhaite plus que tout au monde voir mes enfants heureux et épanouis, j’apprends à moins culpabiliser. Je suis humaine, j’ai mes limites, et j’ai le droit aussi de m’épanouir pas uniquement dans mon rôle de maman. C’est bien plus facile à écrire qu’à faire. Mais c’est essentiel de ne pas s’oublier, j’en suis certaine…

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Et vous ? Culpabilisez vous parfois de ne pas faire assez avec vos enfants? 

Article sélectionné et relayé par le Huffington Post

Comment je fais pour rester zen

Entre le travail, les enfants et tout le reste, c’est souvent bien compliqué d’être serein et de ne pas se laisser déborder émotionnellement. 

Je suis maman de deux enfants en bas âge, et je suis aussi professeur des écoles dans une classe maternelle de 29 élèves. Je travaille constamment dans le bruit, je dois courir partout pour satisfaire une trentaine d’enfants en même temps, je dois être polyvalente, m’adapter très vite, ne pas hésiter à changer de programme au dernier moment, en fonction des enfants… Le soir je récupère mes enfants à moi et je continue jusqu’au coucher… 

En gros je n’arrête, et je pense que c’est le lot de beaucoup de parents (qui travaillent ou non d’ailleurs). 

Pourtant, malgré le peu de temps que j’ai, j’ai réussi à trouver quelques techniques pour rester (relativement) zen. Evidemment, ça m’arrive encore de me laisser déborder mais c’est moins fréquent et moins intense. 

Je vous donne mes moyens à moi pour être bien malgré les moments de tornade…  et malgré les enfants autour (parce que oui, les laisser chez papy et mamie c’est super efficace, mais malheureusement pas possible pour tout le monde, ni tout le temps).

  • Prendre les problèmes un par un

Quand ça ne va pas, on a vite tendance à tout amalgamer dans sa tête. Ça finit par faire une grosse masse dont on ne sait pas comment se dépêtrer. Alors moi je liste les choses à régler en m’occupant en premier des plus urgentes. Et j’évite de partir dans tous les sens et de tout commencer en même temps, c’est plus déprimant qu’autre chose. 

  • Laisser poser les choses mais pas trop

J’ai remarqué que quand j’avais une contrariété, je fonctionnais toujours pareil. Soit je m’en occupe tout de suite à chaud, et du coup, débordée par mes émotions, je fais les mauvais choix. Soit je procrastine à mort, et chaque jour qui passe me bloque un peu plus et m’empêche d’affronter le problème. Donc maintenant, j’attends un peu que les émotions soient retombées mais sans laisser pourrir le truc trop longtemps. Et je me dis que quoiqu’il arrive je suis capable, je ne suis pas plus bête qu’une autre (ah ah pas facile ça…). Et que si c’est pas parfait, tant pis, au moins j’aurais essayé. Le côté perfectionniste peut vite nous bloquer et nous laisser dans un état de passivité. Donc accepter d’être imparfait et de faire des erreurs, ça aide beaucoup. 

  • Méditer et prendre du recul

J’ai découvert la méditation il y a 6 mois. On m’avait parlé d’une application que j’ai téléchargée sur mon téléphone. Je connaissais le principe, mais j’avais peur de ne pas du tout rentrer dans la démarche, ayant beaucoup de mal à me poser (une raison pour laquelle je lis très peu par exemple). Les séances ne dépassant pas 10-15min, j’ai commencé sur ma pause le midi, ou le soir une fois les enfants couchés. Pas besoin de matériel, juste mon téléphone, mes écouteurs et un endroit ou m’asseoir (par terre par exemple!). Je choisis la thématique de ma séance (stress, sommeil…) et c’est parti. Alors au début je ne vous cache pas que certaines de mes pensées s’en allaient ailleurs (« tiens qu’est ce qu’on va manger ce soir…? Mais j’ai oublié de sortir la poubelle! ») et puis avec l’habitude, j’arrive vraiment à prendre ce temps pour moi et à me concentrer. Au terme des 10 min, je me sens bien plus zen, comme si j’avais fait une petite sieste. Les effets sont vraiment positifs me concernant. C’est très doux, rapide, et on peut en faire quand on veut, où on veut. 

  • Bien s’entourer

Passer un coup de fil à un proche quand ça va pas, ça fait du bien. Ça permet d’évacuer, de ne pas s’isoler avec ses problèmes. Mais ce n’est pas toujours évident… Il faut avoir de vraies personnes de confiance autour de soi. Fuir les gens qui pompent notre énergie, qui nous tirent vers le bas, qui sont tout le temps négatifs. Parce que c’est contagieux, et que si vous êtes autant une éponge émotionnelle que moi, vous finirez plus déprimé qu’eux. Alors bien choisir son entourage c’est important. Et si on a du mal à prendre le téléphone pour dire que ça ne va pas, le SMS est un bon début (c’est ce que je fais moi ^^). 

  • Musique!

Alors ça c’est magique chez nous ! Enfants énervés, moi fatiguée, mauvaise humeur à la maison… Un peu de musique pour tout le monde et vraiment, ça adoucit les mœurs. Evidemment dans la voiture c’est top aussi, sur les parcours boulot/maison, ça permet de déconnecter. Mon abonnement à Deezer me sauve la vie parfois ! 

  • Relativiser

Quand il nous arrive une tuile, un problème qui nous perturbe, nous bouleverse, nous attriste, on perd un peu la notion des choses. Notamment en ce qui concerne nos enfants (tiens la semaine dernière, ma fille s’est enfoncée une écharde dans le doigt, je suis allée vérifier qu’elle était bien vaccinée contre le tétanos … pas mal la mère parano…!). C’est normal, on les aime et notre amour prend le pas sur notre pragmatisme. La petite astuce pour relativiser, c’est imaginer qu’il arrive la même tuile à un ami. Qu’est ce qu’on lui dirait ? Comment on verrait les choses si on était extérieur à la situation ? Finalement on se rend compte que ce qui nous bouffe (enfin la majorité de ce qui nous bouffe) n’est pas si grave que ça. 

  • Accepter ses limites

Parfois trop c’est trop. On ne peut plus, on sature. Et là on s’écroule. Sauf que du coup, on met beaucoup de temps à remonter. Maintenant, quand je sens la phase un peu critique arriver, celle où je commence à tirer sur la corde bien qu’il me reste encore un peu d’énergie, c’est là que je m’arrête. Tant pis si j’ai un truc en cours, tant pis si je me suis engagée. Je fais une pause, je diffère. Et je reprends. Plutôt que d’aller au bout de mes forces. Et de le regretter après. 

  • Agir que sur ce qu’on peut 

C’est tout bête, mais il y a tellement de choses sur lesquelles on se prend la tête alors qu’on ne peut rien y changer… que ça ne sert à rien d’y laisser notre temps et notre énergie. On ne peut pas agir sur tout. Nos proches, notre entourage, et même nos enfants. Ils ont leur caractère, font leurs choix (qui ne sont pas toujours les nôtres) mais on doit l’accepter. Ce n’est pas toujours facile, mais ça calme bon nombre de colères qu’on garde en soi. Le plus important c’est nous finalement. Nos choix, notre vie, notre bonheur. 

  • Des micro-moments pour soi

Un bain, un thé, un bouquin, une recette de cuisine, une série (Netflix mon ami)… Ces petits bonheurs simples du quotidien qu’il est important de renouveler régulièrement. Le genre de routine qui détend et qui fait du bien. 

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J’espère que mes quelques réflexions auront pu vous aider.

Quelles sont vos techniques à vous pour lâcher-prise ?

Article sélectionné et relayé par le Huffington Post

Le choix du roi ? Pffff

L’expression « le choix du roi » fait en fait référence au Moyen Age, à l’époque où la France était encore un royaume dirigé par des souverains. Lorsqu’un couple royal avait un garçon, cela permettait d’assurer la lignée et de faire perdurer le nom de la famille. Les femmes n’avaient en effet pas le droit de régner sur le pays. Les familles royales souhaitaient donc à tout prix avoir un garçon, et si possible en premier, pour être certaines que quelqu’un de la lignée pourra régner plus tard. Le fait d’avoir une fille en deuxième permettait de lui trouver un riche mari afin que la famille soit encore plus puissante qu’elle ne l’était déjà.

Aujourd’hui encore, lorsqu’un couple a un garçon en premier, puis une petite fille, l’entourage à tendance à parler de « choix du roi », comme pour faire référence à un modèle de famille idéale, un schéma à absolument reproduire pour être heureux. Lorsque c’est la petite fille qui est l’aînée et qu’elle a un petit frère, on parle alors de « choix de la reine ».

Texte provenant du site superparents.fr

Donc, chez nous, ce n’est pas le choix du roi que nous avons eu, mais celui de la reine. Voilà pour la précision 🙂

Je vais vous raconter une anecdote qui m’est arrivée il y a quelques jours.

J’étais au supermarché avec mes enfants. A la caisse, une dame derrière nous  s’intéresse à eux. Elle leur demande leur prénom. Evidemment mon fils trop petit, ne lui répond pas. C’est donc moi qui lui dit et nous commençons à discuter.

–  Ils sont bien mignons vos enfants!
– Merci
– Et puis un gars et une fille en plus !
– …
– Quelle chance vous avez d’avoir les deux. Moi je n’ai eu que des garçons. J’étais tellement déçue à chaque fois…
– Vous ne vouliez pas de garçon ?
– Si un. Mais après je voulais une fille. Et puis j’ai eu un autre garçon. Alors on a recommencé. Et j’ai eu encore un garçon. Alors on a arrêté, on a laissé tomber. On avait trop peur d’une nouvelle déception.
– …Ah…

Je n’ai pas trop su quoi répondre à la fin. Je peux comprendre qu’elle ait eu envie d’avoir une fille. Mais le mot « déception » et le mot « peur » sont forts je trouve.
Alors évidemment, je ne peux peut-être pas comprendre ce qu’elle a ressenti vu que je n’ai pas vécu la même chose.

Mais je crois que vraiment, si j’avais eu deux enfants du même sexe, ça n’aurait rien changé pour moi. J’aurais été contente de les accueillir, fille ou garçon.
Peur d’avoir un enfant en mauvaise santé, oui. Peur d’avoir un garçon ou une fille alors qu’on rêve de l’autre, non.

On a souvent une préférence, mais de là à vivre les choses de façon aussi dramatique (alors que notre enfant est en bonne santé), je ne comprends pas.
Le souci, c’est qu’on a l’impression qu’on peut tout gérer, tout contrôler dans nos vies. Sauf que l’arrivée d’un enfant c’est tout sauf ça. Ce n’est pas nous qui décidons si ce sera un garçon, une fille, s’il aura les yeux bleus, verts, noirs, les cheveux raides ou frisés… Et c’est très bien comme ça (sinon bonjour les abus…!).

Nos enfants sont comme ils sont, comme on l’avait imaginé ou pas du tout. Mais ce sont de toute façon les plus beaux pour nous, parents, ça c’est une certitude !!

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