Jalousie fraternelle …

3 ans et 3 mois d’écart entre ma fille et mon garçon.

3 ans et 3 mois à être la seule et l’unique enfant chéri de ses parents. 

Et puis boum ! Un matin, après une nuit durant laquelle elle ne s’est ni rendue compte que ses parents avaient disparu, ni rendue compte que sa mamé était venue la surveiller pendant son sommeil… Elle apprend que son petit frère est né !

On lui a lu des tas de supers livres pendant la grossesse pour qu’elle comprenne, elle a regardé des documentaires sur les bébés, on a discuté longtemps des changements qui allaient s’opérer. 

Mais en vrai… On ne savait pas vraiment nous, ce qui l’attendait et ce qui nous attendait.

Au début son frère pleurait beaucoup. Elle était intrigué, inquiète, aux petits soins. Puis il la réveillait la nuit. Bon… elle le trouvait moins intéressant ce petit frère. Mais toujours fière d’en parler aux gens. Et quand je venais la chercher à l’école avec la poussette et le petit frère, attention ! Interdiction pour les autres enfants de le toucher.
« C’est mon frère à moi! »

Et puis petit frère a grandi, il a cessé de pleurer, il a dormi la nuit, il a arrêté de constamment réclamer les bras de ses parents. Et puis il a souri ! Surtout à sa grande sœur qui s’est mise à faire le clown juste pour lui.

Et puis petit frère a bougé, d’abord assis puis à 4 pattes. Il s’est mis à vadrouiller dans tous les coins de la maison. Et à suivre sa grande sœur. Et là, les problèmes ont commencé. 

-MAAMAAAN ! Gaspard il prend mes crayons!
-MAMAAAN ! Gaspard il rentre dans ma chambre!
-MAMANNN ! Il arrache mes gommettes !

Il est collant avec sa sœur, ça c’est certain. Et elle, elle aime faire ses petites choses tranquillement, comme quand elle était enfant unique. Sauf que… elle doit partager le salon avec lui. Elle ne peut plus laisser traîner ses affaires sans risquer de se les faire piquer. Et puis petit frère se met debout maintenant, il peut accéder à plein de trucs en plus ! 

Alors elle le rassoit par terre parce que « Je veux pas que Gaspard il soit grand, je veux pas qu’il se mette debout ». Tu m’étonnes … 

Parfois j’entends des mots qui brisent mon cœur de maman:
Maman? Est ce qu’on peut mettre Gaspard dans une autre famille ? Je veux plus qu’il soit avec nous!

Alors je ravale ma tristesse, j’essuie mes yeux plein de larmes et j’essaie de lui expliquer les choses simplement:
– Ton frère fait partie de la famille autant que toi. Il a sa place ici autant que toi. Nous l’aimons fort tout comme nous t’aimons fort. 

Et puis on la rassure, on lui explique qu’elle est et sera toujours notre premier bébé. Celle qui nous a donné envie d’en faire un autre tellement elle nous a rendus heureux. 
Et puis on explique à son frère que sa sœur l’aime même si elle n’est pas toujours tendre avec lui. 

Elle s’inquiète quand il est malade, elle court lui faire un bisou en premier quand on va le chercher chez la nourrice, elle lui donne des bouts de son repas quand il pleure, elle lui raconte des histoires. Je sais qu’il pourra compter sur elle

Je sais que dans quelques temps, ils pourront partager plein de choses ensemble. 3ans et 3mois c’est énorme comme différence à leurs âges, mais plus tard ça se verra à peine. 

J’espère juste qu’ils seront toujours complices tous les deux. Proches et bienveillants comme nous le sommes mon frère et ma sœur et moi. Une fratrie, même si ce n’est pas toujours facile, est une vraie force, j’en suis persuadée. 

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Vos enfants à vous sont-ils jaloux les uns des autres ? 

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Quand les vacances ne riment pas avec repos !

Bientôt la fin des vacances.

Cet été fut mon premier en tant que maman de deux enfants. Et bien… je peux vous dire que mes certitudes de primipare ont volé en éclat pendant ces vacances. Je me suis retrouvée à nouveau jeune maman qui découvre, fait des erreurs, apprend… Je serai sûrement un peu plus aguerrie l’été prochain 😊

Déjà, j’ai dû oublier ma petite routine pépère que j’avais quand je n’avais que ma fille et tout réinventer maintenant qu’ils sont deux.

Le maître mot des vacances a été OR-GA-NI-SA-TION (eurk…). Un peu dur pour la rêveuse que je suis mais bien obligatoire. J’ai souvent été seule avec mes enfants (eh oui leur papa n’a pas autant de vacances que moi… C’est pas une feignasse de fonctionnaire lui…^^). Et ne pouvant pas me dédoubler, il a fallu que je planifie, que j’anticipe, que je prépare.

Les journées étaient rythmées par les repas, siestes, jeux, balades… Pas trop le temps de se poser, de lâcher la montre, de prendre son temps. A leurs âges, c’est compliqué d’attendre. Il vaut mieux être en forme dans ces moments!

Si je prends le temps de faire le bilan de mon premier été avec mes deux enfants, je dirais qu’il a été épuisant. Physiquement mais également nerveusement. En effet, certains jours ont été plus difficiles que d’autres  :  les grèves de siestes parfois, les dents qui gênent, les colères de ma grande pour des broutilles, les crises de jalousie, les bobos … Tous ces petits grains de sable qui sont normaux et font partie du quotidien. Mais qui sont tellement plus compliqués à gérer quand on est seule.

Mes vacances ont aussi été formatrices: gérer deux enfants qui n’ont ni le même âge, ni le même rythme, ni les mêmes besoins, ce n’est pas simple. A 4 ans, ma fille peut commencer à faire plein de sorties intéressantes mais totalement incompatibles avec mon bébé de 10 mois. C’est un peu frustrant pour elle et pour moi également. Mais on se rattrapera à l’avenir.

Je n’ai pas du tout pris de temps pour moi et c’est le grand regret de mes vacances. Mon côté maman a pris le dessus sur tout le reste. Alors évidemment je suis ravie d’avoir passé tout mon temps avec eux mais il m’a manqué des moments juste pour moi, c’est certain.

Et puis, j’aurais aimé faire encore plus de sorties, d’activités avec mes enfants. On en a fait plein déjà, mais dix fois moins que ce que j’avais prévu. Comme d’habitude je veux toujours en faire trop. J’ai été trop ambitieuse. Ils sont petits, les grands voyages attendront encore quelques années.

La rentrée de ma puce en moyenne section, la reprise de mon fils chez la nourrice, et mon retour au boulot vont bientôt re-organiser nos journées autrement, chacun de son côté. Et dans ces moments, je suis sûre qu’ils me manqueront tous les deux. Alors, je me souviendrai des jolis moments qu’on a vécus ensemble : le premier 4 pattes de mon bonhomme, les tours de manèges avec ma puce, les descentes de toboggan, la piscine dans le jardin,  les promenades au parc, au marché, le hamac, le soleil, les câlins, les bisous… ❤

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*désolée,  pas de photo de moi sur un hamac au bord de l’eau en train de « chiller » avec mon mojito à la main… j’aurais bien aimé pourtant  (mais soyons honnête, qui a ce genre de vacances avec des enfants en bas âge dans les jambes 😂!)

Et vous ? Comment se sont passées vos vacances avec vos enfants? Racontez-moi!

Je ne suis pas la même maman avec mes 2 enfants

Ma fille a 4 ans, mon fils  10 mois.

Et je peux affirmer avec le petit recul que j’ai maintenant, que je ne suis pas la même mère avec les deux.

Je les aime autant l’un que l’autre bien évidemment. Ils ont des tempéraments bien différents tous les deux (j’en parlais d’ailleurs dans cet article il y a quelques mois).

J’ai une fille et un garçon et je crois que ça contribue à me rendre un peu différente avec l’un et l’autre.

Ma fille est mon premier enfant. J’ai vite senti en elle une sorte de détermination, de force de caractère. C’est une petite fille qui sait ce qu’elle veut, qui s’affirme (bien fort) et qui est du genre perfectionniste et un peu autoritaire. Elle parle très bien, connait plein de trucs, est capable de faire des tas de choses (tout cela étant conditionné par son humeur du jour…). 
Je suis assez exigeante avec elle, peut-être trop. Elle n’est pas bête, je sais qu’elle comprend bien les choses et du coup j’ai du mal à supporter les moments où elle fait semblant de ne pas me comprendre, ou quand elle joue les bébés, ou qu’elle me défie (en mode provoc ado de 15ans…)
Je suis un peu autoritaire avec elle car je sens qu’elle a besoin d’un cadre. Sans ça elle prend un peu le pouvoir dans la maison et y instaure « ses » règles (genre: on mange sur un plateau devant la TV, on vit tout nu, on sort en  robe d’été avec un bonnet et des bottes de pluie…^^).
Et puis je suis affectueuse avec elle depuis toujours, bien qu’elle s’en fiche un peu. Elle n’est pas très câline (sauf quand elle est impressionnée par des gens, ou qu’elle est malade, ou qu’elle est jalouse de son frère). Elle l’est un peu plus que quand elle était bébé. 
Elle a essuyé les plâtres, ma fille. C’est mon premier enfant. J’ai donc cru pouvoir être une mère parfaite en faisant ce qu’on me disait de faire,en regardant chaque jour l’émission de maternelle et en m’abonnant à Parents magazine…^^ N’empêche que j’ai peut-être été trop rigide du coup et trop angoissée à l’idée de mal faire. D’ailleurs c’est une petite fille qui n’aime pas les surprises, qui a besoin de savoir à l’avance les choses. Et ça, je pense que ça vient de moi.
Si c’était à refaire, je me ferais plus confiance dans ma façon de l’élever. Parce que finalement mes intuitions étaient bonnes mais j’avais du mal à m’écouter et à m’affirmer en tant que maman.
Elle a été un bébé mignon, facile. J’ai de supers souvenirs avec elle quand elle était petite. Et je suis fière de la petite-grande fille qu’elle est devenue.

Avec mon fils, tout a été différent. Il m’a vite montré que sans moi il était perdu. Impossible de le laisser bien longtemps hors de mes bras contrairement à ma fille qui réclamait que je la pose dans son transat. Plus collant, plus câlin aussi.
J’ai agi plus « au feeling » avec lui. Je connais les recommandations des pédiatres sur le sommeil, l’alimentation… Mais je prends ce qui m’intéresse et je fais « à ma sauce ».
J’ai l’impression d’être plus cool avec lui. Pour ma fille, je passais beaucoup de temps à lui chercher des supers jouets stimulants. J’essayais de booster sa motricité en lui montrant des gestes. Je lui parlais beaucoup, tout le temps. Je verbalisais tout pour qu’elle s’imprègne des mots. Bref la mère relou quoi !

Mon fils a récupéré les jouets de sa sœur. Je passe moins de temps à jouer avec lui (j’en ai moins out simplement). Par contre il se développe à vitesse grand V, sûrement grâce à son grande sœur qui joue avec lui, lui montre plein de trucs. C’est marrant d’ailleurs leur relation. Je les observe de loin et je trouve ça trop mignon. Je comprends mieux pourquoi les seconds, troisièmes… d’une fratrie captent les choses plus vite. Ils prennent exemple sur les aînés! Par contre, contrairement à sa sœur au même âge, il n’est jamais seul. Elle joue un peu les petites mamans avec lui et a tendance à lui interdire pas mal de choses et à vouloir tout faire à sa place. Il faut surveiller. 
Mon fils, je lui fiche la paix. Et il ne s’en porte pas mal du tout. Je suis là s’il a besoin mais quand il joue tranquillement, je n’interviens pas.

J’essaie avec ma fille d’être aussi cette maman cool que je n’ai peut-être pas été assez lorsqu’elle était petite. Je suis enseignante, mais je m’interdis de faire avec elle des activités de type « apprentissage scolaire ». Sauf si elle me le demande bien sûr. Très peu de Montessori chez nous, pas de cahiers de vacances ou de livrets de graphisme. On discute, on bouge, on cuisine, on regarde des niaiseries à la TV parfois, on joue à la maman, elle me maquille pour de faux, je la coiffe pour de vrai…

Et quand j’arrive à être cette maman-là, cool, drôle et zen avec mes enfants (ce qui est malheureusement loin d’être toujours le cas surtout après plus d’un mois seule avec les deux), et bien je suis fière de moi.

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Et vous ? Élevez-vous vos enfants de la même façon ? 

Article sélectionné et relayé par le Huffington Post
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Bébé aux besoins intenses

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Hier, en traînant sur l’ordinateur, je suis tombée sur cet article de Marie Perarnau qui parlait des Bébés aux besoins intenses. Les BABI comme on les appelle. 

Je connaissais vaguement le terme et il m’a vraiment interpellé. 

Pour vous résumer les choses, un bébé aux besoins intenses est un bébé :

  • Qui est très sensible à son environnement, aux gens, à l’ambiance qui règne autour de lui. En gros, il va pleurer facilement quand il n’est pas dans un lieu rassurant pour lui. Ou bien il ne pas s’endormir en dehors de sa maison. Ce n’est pas un bébé qu’on va pouvoir poser tranquille dans son transat dans des soirées chez les amis. 
  • Qui ne dort pas bien (sieste et nuit). On le qualifie de petit dormeur. Les nuits sont longtemps hachurées. Il a également le sommeil léger et peut se réveiller au moindre bruit. 
  • Qui aime être porté, dans les bras. Mais qui n’aime pas se blottir, il n’est pas câlin. Il n’aime pas se sentir « oppressé ». 
  • Dont les émotions semblent exacerbées : il rit très fort quand il est content, et huuurle quand il est triste ou en colère.
  • Qui a besoin d’être VITE satisfait. Il pleure très fort quand il a faim par exemple. Et rien ne peut le divertir dans ces moments. Il criera tant qu’on n’aura pas répondu à sa demande. 
  • Qui est très actif. Il remue beaucoup. Et ça devient épuisant pour ses parents. 
  • Qui aime têter: il a un grand besoin de succion. Ça l’aide à se calmer. 
  • Qui n’aime ni la poussette, ni la voiture. Et qui évidemment ne s’endort pas dedans. 

Alors bon … Que penser de ce concept de BABI ? Il faut savoir que ce terme n’est pas pas associé à un problème médical. Un BABI c’est un bébé très demandeur qui réunit ces caractéristiques. 

Mon fils a beaucoup pleuré ses premiers mois sans que je comprenne vraiment pourquoi (coliques, faim, difficultés liées à l’allaitement…?)

Il a 9 mois maintenant et je le comprends mieux. Mais il reste un bébé demandeur qui ne supporte pas qu’on le fasse attendre plus de 10 secondes. Qui demande les bras souvent. Qui veut tout toucher, tout découvrir et qui s’énerve vite quand il se rend compte qu’il n’est pas assez grand pour tout faire comme il aimerait. Qui n’aime plus trop sa poussette (enfin si mais uniquement quand ça avance…) et qui supporte mal que je l’attache dedans. Qui se met debout pour s’échapper de sa baignoire (alors qu’on vient de le mettre dedans).Qui râle très vite quand quelque chose le contrarie, ne se passe pas comme il veut. 

Mais c’est un bébé qui dort bien, mange trèèès bien, peut rester longtemps sur un jeu (puis le lendemain le balancer au bout de 5 secondes ^^). Qui rigole de tout très facilement. Qui est très empathique et sensible.  

On sent qu’à son âge, tout est en construction. La gestion des émotions est difficile. 

Alors est ce que mon bébé est un BABI ? Il n’a pas toutes les caractéristiques du bébé aux besoins intenses mais il en a tout de même pas mal (mais d’ailleurs comme beaucoup de bébés finalement non?). Avec ma petite expérience de « multipare » je me rends compte que mon fils est plus « intense » que sa sœur au même âge. 

Je suis fatiguée le soir, j’ai mal au dos à force de le porter. Certains jours, je suis vidée. J’ai l’impression de ne pas avoir réussi à satisfaire ses besoins. On me dit qu’il est « plein de vie », ou qu’il « a de la voix ». On me dit que j’ai l’air fatiguée, on me dit que je dois bien dormir la nuit avec tout ça. Et puis le lendemain, je ne l’entend pas, il joue calmement, sourit tout le temps, s’occupe seul. 

Alors je dirais qu’il est BABI …par intermittence ! (oui oui j’invente moi aussi un concept ^^ )

Et je dirais aussi pour finir, aux mamans de bébés demandeurs, que non, votre enfant n’est pas pénible, difficile, terrible, comme certains pourraient vous le faire ressentir. Qu’il est juste très sensible. Qu’il ne faut pas le comparer aux autres. Que vous faites au mieux et que c’est très bien, même si vous avez l’impression que rien de ce que vous faites ne fonctionne. Et qu’en grandissant, la situation s’améliora en même temps qu’il développera son autonomie. 

J’aimerais bien avoir vos témoignages, vos expériences sur le sujet. 
Est-ce que vous avez/ avez eu un bébé très demandeur? Comment gérez-vous cela en tant que parent ?

* En bonus, je vous mets le lien vers un article d’une blogueuse que j’aime beaucoup lire. Elle parle joliment de son Babi à elle. C’est ici. 

Ma jolie petite fleur …

J’ai la chance d’être tante trois fois. Mes deux grandes nièces ont maintenant 16 et 14ans.

Et puis, le 12 décembre dernier, petite Rose est arrivée.
Elle devait avoir 3 mois d’écart avec mon ptit bonhomme. Et finalement elle a décidé d’arriver 1 mois et demi plus tôt…

Un matin, ma soeur m’appelle. D’une voix blanche elle me dit :
– J’ai perdu les eaux.
– Tu es sûre?
– Oui oui, je vais à l’hôpital, peut-être qu’ils vont réussir à retarder la naissance. Il est trop tôt pour qu’elle naisse. Tu penses qu’ils peuvent le faire?

Je ne savais pas quoi lui dire. Je n’ai pas été confrontée à ça et je n’y connais rien dans le domaine médical.

Les heures passent. On s’envoie des textos. J’ai doublement peur. Peur pour ma nièce qui est encore bien petite. Peur pour ma soeur qui reste mon bébé à jamais.

Un autre message :
– Ils vont laisser les choses faire, je vais accoucher ce soir.

J’attends, fébrile, à côté de mon téléphone. Je croise tout ce que je peux croiser pour que tout se passe bien. J’envoie aussi des messages à ma mère, qui est dans le même état que moi.

Elle naît sans encombre, elle respire bien sans aide. Elle aura juste besoin d’un petit coup de pouce pour être nourrie. Quel soulagement !

Elles ont été fortes toutes les deux dans ces premiers moments difficiles.  Une belle équipe, une complicité déjà très forte entre elles deux…

Ma petite Rose, je me souviens du jour où je suis venue te rencontrer.

Je me souviens déambuler dans les couloirs interminables du service néonatalogie, un soir d’hiver.
Je me souviens de ta maman, qui m’expliquait ce qu’impliquait ta prématurité (tuyaux, capteurs, machines qui bippent, lumières bleues…). 
Je me souviens avoir eu peur de ce que j’allais voir.
Je me souviens être rassurée en un quart de seconde en voyant ta jolie frimousse de poupée. Toute petite mais tellement jolie. Tu vas bien, tu es toute rose, toute douce, toute calme.
J’ai même eu le droit de te porter, je me souviens te serrer bien contre moi pour que tu gardes ta chaleur…

Aujourd’hui tu as 7 mois.
Tu as bien changé.
Tu attrapes tes pieds et tu les manges, tu es une vraie pipelette, tu souris, tu observes beaucoup. Tu aimes la compote et tu mets ton doudou sur ta tête pour t’endormir.

Tu es une sacrée championne ! 
Je suis si fière de toi.

Continue de bien grandir petite Rose.

Ta tata qui t’aime et qui sera toujours là pour toi … ❤