Ma jolie petite fleur …

J’ai la chance d’être tante trois fois. Mes deux grandes nièces ont maintenant 16 et 14ans.

Et puis, le 12 décembre dernier, petite Rose est arrivée.
Elle devait avoir 3 mois d’écart avec mon ptit bonhomme. Et finalement elle a décidé d’arriver 1 mois et demi plus tôt…

Un matin, ma soeur m’appelle. D’une voix blanche elle me dit :
– J’ai perdu les eaux.
– Tu es sûre?
– Oui oui, je vais à l’hôpital, peut-être qu’ils vont réussir à retarder la naissance. Il est trop tôt pour qu’elle naisse. Tu penses qu’ils peuvent le faire?

Je ne savais pas quoi lui dire. Je n’ai pas été confrontée à ça et je n’y connais rien dans le domaine médical.

Les heures passent. On s’envoie des textos. J’ai doublement peur. Peur pour ma nièce qui est encore bien petite. Peur pour ma soeur qui reste mon bébé à jamais.

Un autre message :
– Ils vont laisser les choses faire, je vais accoucher ce soir.

J’attends, fébrile, à côté de mon téléphone. Je croise tout ce que je peux croiser pour que tout se passe bien. J’envoie aussi des messages à ma mère, qui est dans le même état que moi.

Elle naît sans encombre, elle respire bien sans aide. Elle aura juste besoin d’un petit coup de pouce pour être nourrie. Quel soulagement !

Elles ont été fortes toutes les deux dans ces premiers moments difficiles.  Une belle équipe, une complicité déjà très forte entre elles deux…

Ma petite Rose, je me souviens du jour où je suis venue te rencontrer.

Je me souviens déambuler dans les couloirs interminables du service néonatalogie, un soir d’hiver.
Je me souviens de ta maman, qui m’expliquait ce qu’impliquait ta prématurité (tuyaux, capteurs, machines qui bippent, lumières bleues…). 
Je me souviens avoir eu peur de ce que j’allais voir.
Je me souviens être rassurée en un quart de seconde en voyant ta jolie frimousse de poupée. Toute petite mais tellement jolie. Tu vas bien, tu es toute rose, toute douce, toute calme.
J’ai même eu le droit de te porter, je me souviens te serrer bien contre moi pour que tu gardes ta chaleur…

Aujourd’hui tu as 7 mois.
Tu as bien changé.
Tu attrapes tes pieds et tu les manges, tu es une vraie pipelette, tu souris, tu observes beaucoup. Tu aimes la compote et tu mets ton doudou sur ta tête pour t’endormir.

Tu es une sacrée championne ! 
Je suis si fière de toi.

Continue de bien grandir petite Rose.

Ta tata qui t’aime et qui sera toujours là pour toi … ❤

Aimer ses enfants … comme ils sont !

On les aime nos enfants, c’est une certitude.
 
On a peur qu’il leur arrive quelque chose, on n’imagine pas notre vie sans eux, on ne se souvient d’ailleurs même plus à quoi elle ressemblait avant. 

Mais parfois, il y a des choses qui sont difficiles pour nous, parents à supporter. 

  • Quand bébé pleure et qu’on n’arrive ni à le comprendre, ni à le calmer.
  • Les grèves de sieste alors que c’est le seul moment où on peut souffler.
  • Lorsqu’ils refusent de manger, ou qu’ils bloquent sur certains aliments qu’ils ne connaissent pas (peu importe le temps que nous avons passé en cuisine).
  • Quand ils ne veulent pas dire bonjour, au revoir, merci aux gens
  • Le bruit au quotidien
  • La manie de nous demander plein de trucs au moment où on est au téléphone pour un coup de fil important
  • L’impression que plus on est fatigués, plus durs ils sont avec nous
  • Quand ils s’opposent à tout (ces fameux « terrible two », « threenagers », « fucking four »… et j’en passe ^^)

Certaines journées ressemblent à des combats dont on sait qu’on sortira perdant ! 

On voudrait presque pouvoir les échanger contre des enfants « parfaits ». D’ailleurs, on a l’impression d’en voir partout autour de nous, des enfants parfaits. Et on culpabilise encore plus en se disant qu’on a sûrement raté un truc (mais vous le savez comme moi, les enfants parfaits n’existent pas!). 

On se creuse la tête, nous les parents. On se remet en question (surtout quand on manque de confiance en nous). C’est vrai qu’on est peut-être pas assez dispo pour eux, pas assez patients, pas assez maternants ? On se dit que ça vient forcément de nous. Que si on était des parents parfaits, nos enfants le seraient forcément eux aussi. 

Mais nos enfants ont leurs caractères à eux. Ils ont leurs envies qui ne sont pas forcément les nôtres. Ils ont beau être sortis de notre ventre de maman, ils sont eux. Ni nos copies conformes, ni des enfants modèles. On les aide à grandir, certes, mais on ne peut pas modeler leur caractère à notre convenance. 

Est ce qu’on voudrait vraiment qu’ils soient comme nous ? (non merci! Sans façon pour ma part!). Est ce qu’on ne s’ennuierait pas s’ils répondaient toujours au doigt et à l’œil à nos demandes et à nos attentes comme des petits robots? Est ce qu’il ne vaut pas mieux qu’ils s’affirment, qu’ils s’expriment par eux-mêmes ? 

Alors mes enfants, continuez d’être relous vous-mêmes, c’est comme ça qu’on vous aime. (Et nous on se reposera plus tard, quand vous serez grands et qu’on regrettera presque ces moments…).

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4 mois à 4 …

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Cela fait 4 mois que ptit Chat est né, que notre famille compte autant d’enfants que d’adultes. 

  • 4 mois que le chéri et moi essayons de faire coïncider les heures de sommeil de nos deux enfants
  • 4 mois que le panier à linge déborde de partout
  • 4 mois que cohabitent les couches et le réhausseur des toilettes
  • 4 mois que les jouets se multiplient dans la maison
  • 4 mois que nous essayons de trouver du temps avec chaque enfant (et accessoirement du temps juste nous les parents)
  • 4 mois qu’on a ressorti la mini baignoire, les biberons, les bavoirs…
  • 4 mois que la maison est devenue bien bruyante (entre les pouet-pouet, les hochets, les cris, les rires, les pleurs…)
  • 4 mois que je tente d’être super organisée (même si j’ai l’impression d’être nulle quand je vois certaines mamans)
  • 4 mois que l’homme me manque cruellement quand je dois embarquer seule les deux enfants pour les rdv docteur, ophtalmo, kiné respiratoire…
  • 4 mois que nous sommes émerveillés par notre petit bonhomme tellement différent de sa soeur
  • 4 mois que ma puce a énormément besoin de moi et a peur qu’on ne s’occupe plus d’elle
  • 4 mois qu’on a plus le temps de téléphoner à nos amis, d’organiser des soirées…
  • 4 mois de « coucou bébé! », « chérie tu veux bien remettre la tétine de ton petit frère », « attention il t’a bavé dessus! »
  • 4 mois que je me dis que je dois m’inscrire à un sport … Et que j’abandonne car je trouve ma vie assez sportive comme ça
  • 4 mois que je dépense beaucoup trop sur le net pour eux (ils grandissent si vite et je ne peux pas réutiliser les vêtements de l’un pour donner à l’autre ^^)
  • 4 mois que la pharmacienne m’appelle par mon prénom
  • 4 mois que j’entends « oh la chance d’avoir un gars et une fille » (bah oui car deux filles ça aurait été un drame c’est évident ^^)
  • 4 mois qu’on me dit qu’il ressemble à sa soeur. Et qu’ils ressemblent à leur père (et jsuis même pas vexée, jprefère qu’ils lui ressemblent plutôt qu’à moi!)
  • 4 mois que j’ai des cernes de fou et que mes rides ont triplé
  • 4 mois que je plie, déplie la poussette 4 fois par jour 
  • 4 mois que j’ai tout le temps mal au dos (cf phrase au dessus)
  • 4 mois (ou presque) qu’on me demande « et le p’tit troisième c’est pour quand? »

Je vous mentirai si je vous disais que 2 enfants, ce n’est que du bonheur. C’est dur  (mais je pense que ce qui est vraiment dur ce que leur papa bosse beaucoup et finit assez tard, et que du coup je suis souvent seule avec eux). Ma puce est la grande sœur, mais elle n’a que 3 ans et demi, elle reste une petite fille pour qui la situation est parfois difficile à gérer. 

Mais nous ne regrettons pas notre famille. Elle n’est pas parfaite, mes enfants ne le sont pas, le papa et moi non plus, mais nous avançons ensemble dans les bons moments comme dans les mauvais. 

Prendre chaque jour comme il vient et se dire que c’est ça la vie de famille. Je veux dire la VRAIE vie de famille, pleine de cris, de cacas qui débordent de la couche, de jouets qui traînent, de tags de feutre sur le canapé…

Plus tard, je suis sûre, un jour, tout ça nous manquera… 

Une journée à la maison seule avec eux

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Photo extraite du blog « Nous les femmes »

 

C’est la nuit, tout le monde dort, silence absolu dans la maison… 

6h45 : OUIIIIIINNNNNN ! Coup de coude à l’homme … Je crois qu’il est réveillé ! Ah non hier c’était moi, aujourd’hui c’est ton tour! Ok ok … (Ca coûte rien de tenter..) Je me lève et tâtonne jusqu’à la chambre de mon bébé dans le noir (bah oui, faut pas réveiller la grande). Biberon, câlin, rototo, couche, et c’est parti pour les pouet pouet dans le parc !

7h : Mamannnn ze peux me lever ?  Oui oui chérie. Lait chocolat. Un petit dessin animé (ouuuuuuh c’est mal ! Bon à la fois c’est les vacances on fait bien ce qu’on veut, nan mais oh ! ). Elle s’habille pendant que j’habille son frère. Je m’habille vite tant que l’homme n’est pas au boulot (eh oui sinon jsuis bonne pour passer la journée en pyj!)

8h30: La puce joue, je range, elle dérange, je lui demande de ranger, elle ne range pas…Hum… Je laisse tomber, on rangera ce soir. Quelques lessives avec mon ptit bonhomme dans les bras (allier le sport aux tâches quotidiennes : OP-TI-MI-SA-TION).

9h: Ptit chat au dodo pour sa sieste du matin. Tiens, je prendrais bien un ptit déj !  Direction la cuisine … Maman ! On peut faire de la « patate modeler » ? Hum… Bon ok c’est parti. 

9h30 : En une demi-heure elle a réussi à en coller par terre, sur la table, sur ses chaussettes, ses cheveux … On range (enfin on commence à deux et je finis… seule). Tu vas jouer un peu dans ta chambre ma chérie? Et c’est parti pour le diadème, la baguette magique et la robe pailletée LIBEREEEEE DELIVREEEE, ze ne mentirai plus ZAMAIS !

10h30 : Ptit chat a faim ! Moi aussi d’ailleurs … Bib et thé sur le canapé pendant que la puce saupoudre le salon avec les paillettes de sa robe.

11h : Allez on va se faire une ptite balade ! Pharmacie ? Auchan ? Parc? Kiabi ? (perso je pencherais plus pour un salon de thé ou un institut de massage…)

12h : Z’ai faim MAMAN!.On va manger des lentilles, tu te souviens comme à la cantine, tu adores ça la bas ! Oui mais j’aime que à la cantine, PAS à la maison… Et pendant ce temps petit Chat sur le ventre fait du sur-place en étant persuadé qu’il avance Maman, t’as vu? Gaspard il arrive pas à bouger! Chutt… Ne lui dis pas surtout !

12h30 : Ptit chat à la sieste. On lit l’histoire avec ma grande (« Martine a un accident » : sa préférée. Véridique.)

13h: Sieste pour ma grande. Après 15 minutes de tentatives de négociations, elle se décide à dormir. JE PEUX ENFIN ME POSER ! Que faire de mes deux heures de tranquillité ? Plier le linge, préparer mes cours, trier les placards… Panique à bord, ça va passer tellement vite ! Bon faut pas que j’oublie le p’tit coup de fil à ma mère, et les textos à ma sœur (ça me rebooste 🙂 ). 

15h : Tout le monde se réveille ! L’heure du goûter : Compote, pitch (qu’on éclate bien sûr) et biberon pour ptit chat…

16h : J’aime bien ressortir avec eux quand il fait beau. Sinon on fait des puzzles, des jeux de société… (Toujours les mêmes alors qu’il y en a 800 dans le placard). Je baille.

18h : Tenter de préparer le dîner en finissant un puzzle d’une main, avec bébé dans les bras… Mais quand est-ce qu’il rentre papa …?

18h30 : J’entends la voiture ! Mon fidèle co-équipier rentre du boulot : Alléluiah !

Lui : Ca a été la journée ? Vous avez fait quoi ? 
Moi : Oh tu sais… Pas grand chose … 

Bref, un grand bravo à toutes les mamans au foyer, je vous admire ! ❤

Tu verras, au deuxième c’est plus simple !

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Cela fait bien longtemps que j’ai écrit sur le blog. Mais je ne vous oublie pas, j’y pense souvent d’ailleurs et j’ai plein de choses à vous raconter mais je manque cruellement de temps. 

Je voulais revenir sur cette phrase que j’ai souvent entendue lors de ma seconde grossesse : « Tu verras, au deuxième enfant, c’est beaucoup plus simple. »

Alors… Euh… Comment dire … BAH PAS DU TOUT ! (en tout cas pour moi, mais bon j’ai peut-être raté quelque chose…)

Il est vrai que lorsqu’on a déjà eu un bébé, on connait pas mal de choses. Et on les fait mieux et plus vite. Je me souviens que je pleurais quand je devais nettoyer le nez de ma fille avec ces horribles pipettes de sérum. Pour mon petit bonhomme, qui nous a fait une bronchiolite sévère, je n’ai eu aucun scrupule à le faire 8 fois par jour malgré ses pleurs (horrible mère que je suis … J’avais surtout tellement peur qu’il soit hospitalisé que je n’ai pas hésité une seconde!). 
On habille bébé plus vite, le changement de couche est rapide, propre, net. On gère un peu mieux les nuits hachées. On prend plus de libertés par rapport à ce que dit le médecin. On ne panique plus au premier bouton. Bref, on est plus cool

Sauf que … 

Il y a très peu de chances que notre second bébé ressemble en tout point au premier. Et donc ce qui marchait avec l’un peut ne pas du tout marcher avec l’autre. Les soucis sont aussi très différents. Par exemple, je suis passée d’une petite crevette qui s’endormait à la moitié de son bib de 120ml à un mini rugbyman qui hurle à la fin de son 240ml car il en veut encore. Le jour et la nuit ! 

Donc finalement, on peut bien avoir 1,2,3 enfants avant, à chaque nouvel enfant, on se retrouve nouveau parent parfois bien démuni face aux réactions de notre bébé. 

Et puis qui dit deuxième dit qu’il y a un premier… qu’il faut gérer en même temps ! On a donc deux fois moins de temps pour s’occuper de chaque enfant. Il faut être deux fois plus organisé et efficace. Pas facile tous les jours… Surtout quand le premier vous fait une belle crise de jalousie avec régression, problèmes d’endormissement, d’alimentation, crises de colère… Tout cela en mode pot de colle (bon là je vous dresse le pire des tableaux, il est probable qu’il ne vous fasse pas tout! M’enfin il risque quand même fort de réagir à l’arrivée du bébé, ce qui est bien normal mais particulièrement chiant …pénible).

A deux enfants, les gens qui se proposent pour les garder sont moins nombreux. Les gens qui vous invitent aussi (forcément ça commence à prendre de la place!). On a moins de temps en couple.

L’organisation du soir a intérêt d’être bien rodée. En général, nous on fonctionne en binôme (papa avec ptit chat, maman avec la puce … Et on change selon les soirs). A partir de 18h30, quand l’homme rentre du travail, c’est l’usine à la maison (travail à la chaîne^^) ! Biberon, bain pour le petit, repas, douche pour la grande, pyjamas, dents, histoire du soir, câlin aux deux et … PAF il est déjà 21h !  Les rythmes d’une petite fille de 3 ans et d’un bébé de 3 mois sont complètement différents, il est donc difficile de partager des activités tous ensemble (et ça, ça a été une vraie désillusion pour moi, mais je sais que ça s’arrangera en grandissant !). 

Par contre, ce qui est chouette, ce qu’à 4 j’ai le sentiment que nous sommes une vraie famille. J’hallucine à chaque fois que nous sommes en voiture tous ensemble et que je vois leurs deux frimousses à l’arrière. Et on est fiers avec le papa (quand même^^)