Ils s’entendent bien tes enfants ?

« Est ce qu’ils s’entendent bien tes enfants ? »

Pas évident de répondre à cette question..

Pourquoi ? Tout simplement parce que ça changeait tout le temps !

Avant que mon fils naisse, ma fille d’à peine 3 ans alors, s’est montré attentionnée avec mon gros ventre (bisous bébé, câlins bébé) mais on ne peut pas dire qu’elle en parlait toute la journée non plus. Elle continuait sa petite vie à elle, l’école, ses amis… Malgré tout, elle était souvent en crise face à moi et pas facile à gérer à cette époque.

A la naissance, elle a été très contente et impressionnée de le voir. Les premières semaines, elle voulait tout faire avec moi : lui changer sa couche, lui donner son bain, le porter… Mais du haut de ses 3 ans, elle passait vite à autre chose. Et oui, elle était en plein dans l’âge égocentrique où les enfants ont besoin que le monde tourne autour d’eux. Jamais de méchants gestes envers son frère mais parfois un peu de lassitude « Maman ! Quand est-ce qu’il sera assez grand pour jouer avec moi? « .

Et puis il a grandi et s’est mis à marcher, à jouer. Et là, l’interaction est réellement née. Mais pour être honnête (car oui j’aime l’être ici ^^), pas toujours positive l’interaction…

J’en parlais justement dans cet article. La jalousie était là !

Maintenant qu’il a 16mois et elle 4 ans et demi, la situation a encore changé. Encore quelques moments de jalousie mais plus beaucoup. Encore quelques cris parce qu’il lui a piqué ses gommettes, ses feutres, ou qu’il saute sur son lit… Forcément j’ai une petite fille calme et posée et un mini garçon un peu plus … remuant.

Mais hormis ces moments-là, ils s’amusent vraiment ensemble. Ils font les fous, jouent au loup, se chatouillent mutuellement, chantent, dansent, font du yoga ensemble (oui oui ! ils maîtrisent tous les deux à merveille la posture du chien :-)).

Ils se manquent. Ma fille est pressée de retrouver son petit frère après l’école. Mon fils gratte à sa porte quand elle s’enferme dans sa chambre. Ils partagent leurs goûters (enfin pour être plus précise, ma fille partage son goûter avec son frère qui lui a déjà mangé le sien…).

Je suis ravie de voir cette relation se créer entre le frère et la soeur. Moi aussi j’ai trois ans d’écart avec mon frère, et qu’est ce qu’on a pu rire quand on était petits ensemble ! (bon il m’a beaucoup torturée aussi comme tout bon grand frère…ah ah).

Alors quand on me demande comment ils s’entendent, je réponds « plutôt bien ». Et j’espère que cela continuera ainsi. Je sens que chacun est apaisé et a trouvé sa place dans la fratrie, et ça, c’était vraiment important pour nous, leurs parents.

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Et vos enfants à vous ? Comment s’entendent-ils?

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Jalousie fraternelle …

3 ans et 3 mois d’écart entre ma fille et mon garçon.

3 ans et 3 mois à être la seule et l’unique enfant chéri de ses parents. 

Et puis boum ! Un matin, après une nuit durant laquelle elle ne s’est ni rendue compte que ses parents avaient disparu, ni rendue compte que sa mamé était venue la surveiller pendant son sommeil… Elle apprend que son petit frère est né !

On lui a lu des tas de supers livres pendant la grossesse pour qu’elle comprenne, elle a regardé des documentaires sur les bébés, on a discuté longtemps des changements qui allaient s’opérer. 

Mais en vrai… On ne savait pas vraiment nous, ce qui l’attendait et ce qui nous attendait.

Au début son frère pleurait beaucoup. Elle était intrigué, inquiète, aux petits soins. Puis il la réveillait la nuit. Bon… elle le trouvait moins intéressant ce petit frère. Mais toujours fière d’en parler aux gens. Et quand je venais la chercher à l’école avec la poussette et le petit frère, attention ! Interdiction pour les autres enfants de le toucher.
« C’est mon frère à moi! »

Et puis petit frère a grandi, il a cessé de pleurer, il a dormi la nuit, il a arrêté de constamment réclamer les bras de ses parents. Et puis il a souri ! Surtout à sa grande sœur qui s’est mise à faire le clown juste pour lui.

Et puis petit frère a bougé, d’abord assis puis à 4 pattes. Il s’est mis à vadrouiller dans tous les coins de la maison. Et à suivre sa grande sœur. Et là, les problèmes ont commencé. 

-MAAMAAAN ! Il prend mes crayons!
-MAMAAAN ! Il rentre dans ma chambre!
-MAMANNN ! Il arrache mes gommettes !

Il est collant avec sa sœur, ça c’est certain. Et elle, elle aime faire ses petites choses tranquillement, comme quand elle était enfant unique. Sauf que… elle doit partager le salon avec lui. Elle ne peut plus laisser traîner ses affaires sans risquer de se les faire piquer. Et puis petit frère se met debout maintenant, il peut accéder à plein de trucs en plus ! 

Alors elle le rassoit par terre parce que « Je veux pas qu’ il soit grand, je veux pas qu’il se mette debout ». Tu m’étonnes … 

Parfois j’entends des mots qui brisent mon cœur de maman:
Maman? Est ce qu’on peut le mettre dans une autre famille ? Je veux plus qu’il soit avec nous!

Alors je ravale ma tristesse, j’essuie mes yeux plein de larmes et j’essaie de lui expliquer les choses simplement:
– Ton frère fait partie de la famille autant que toi. Il a sa place ici autant que toi. Nous l’aimons fort tout comme nous t’aimons fort. 

Et puis on la rassure, on lui explique qu’elle est et sera toujours notre premier bébé. Celle qui nous a donné envie d’en faire un autre tellement elle nous a rendus heureux. 
Et puis on explique à son frère que sa sœur l’aime même si elle n’est pas toujours tendre avec lui. 

Elle s’inquiète quand il est malade, elle court lui faire un bisou en premier quand on va le chercher chez la nourrice, elle lui donne des bouts de son repas quand il pleure, elle lui raconte des histoires. Je sais qu’il pourra compter sur elle

Je sais que dans quelques temps, ils pourront partager plein de choses ensemble. 3ans et 3mois c’est énorme comme différence à leurs âges, mais plus tard ça se verra à peine. 

J’espère juste qu’ils seront toujours complices tous les deux. Proches et bienveillants comme nous le sommes mon frère et ma sœur et moi. Une fratrie, même si ce n’est pas toujours facile, est une vraie force, j’en suis persuadée. 

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Vos enfants à vous sont-ils jaloux les uns des autres ? 

Quand les vacances ne riment pas avec repos !

Bientôt la fin des vacances.

Cet été fut mon premier en tant que maman de deux enfants. Et bien… je peux vous dire que mes certitudes de primipare ont volé en éclat pendant ces vacances. Je me suis retrouvée à nouveau jeune maman qui découvre, fait des erreurs, apprend… Je serai sûrement un peu plus aguerrie l’été prochain 😊

Déjà, j’ai dû oublier ma petite routine pépère que j’avais quand je n’avais que ma fille et tout réinventer maintenant qu’ils sont deux.

Le maître mot des vacances a été OR-GA-NI-SA-TION (eurk…). Un peu dur pour la rêveuse que je suis mais bien obligatoire. J’ai souvent été seule avec mes enfants (eh oui leur papa n’a pas autant de vacances que moi… C’est pas une feignasse de fonctionnaire lui…^^). Et ne pouvant pas me dédoubler, il a fallu que je planifie, que j’anticipe, que je prépare.

Les journées étaient rythmées par les repas, siestes, jeux, balades… Pas trop le temps de se poser, de lâcher la montre, de prendre son temps. A leurs âges, c’est compliqué d’attendre. Il vaut mieux être en forme dans ces moments!

Si je prends le temps de faire le bilan de mon premier été avec mes deux enfants, je dirais qu’il a été épuisant. Physiquement mais également nerveusement. En effet, certains jours ont été plus difficiles que d’autres  :  les grèves de siestes parfois, les dents qui gênent, les colères de ma grande pour des broutilles, les crises de jalousie, les bobos … Tous ces petits grains de sable qui sont normaux et font partie du quotidien. Mais qui sont tellement plus compliqués à gérer quand on est seule.

Mes vacances ont aussi été formatrices: gérer deux enfants qui n’ont ni le même âge, ni le même rythme, ni les mêmes besoins, ce n’est pas simple. A 4 ans, ma fille peut commencer à faire plein de sorties intéressantes mais totalement incompatibles avec mon bébé de 10 mois. C’est un peu frustrant pour elle et pour moi également. Mais on se rattrapera à l’avenir.

Je n’ai pas du tout pris de temps pour moi et c’est le grand regret de mes vacances. Mon côté maman a pris le dessus sur tout le reste. Alors évidemment je suis ravie d’avoir passé tout mon temps avec eux mais il m’a manqué des moments juste pour moi, c’est certain.

Et puis, j’aurais aimé faire encore plus de sorties, d’activités avec mes enfants. On en a fait plein déjà, mais dix fois moins que ce que j’avais prévu. Comme d’habitude je veux toujours en faire trop. J’ai été trop ambitieuse. Ils sont petits, les grands voyages attendront encore quelques années.

La rentrée de ma puce en moyenne section, la reprise de mon fils chez la nourrice, et mon retour au boulot vont bientôt re-organiser nos journées autrement, chacun de son côté. Et dans ces moments, je suis sûre qu’ils me manqueront tous les deux. Alors, je me souviendrai des jolis moments qu’on a vécus ensemble : le premier 4 pattes de mon bonhomme, les tours de manèges avec ma puce, les descentes de toboggan, la piscine dans le jardin,  les promenades au parc, au marché, le hamac, le soleil, les câlins, les bisous… ❤

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*désolée,  pas de photo de moi sur un hamac au bord de l’eau en train de « chiller » avec mon mojito à la main… j’aurais bien aimé pourtant  (mais soyons honnête, qui a ce genre de vacances avec des enfants en bas âge dans les jambes 😂!)

Et vous ? Comment se sont passées vos vacances avec vos enfants? Racontez-moi!

Ma jolie petite fleur …

J’ai la chance d’être tante trois fois. Mes deux grandes nièces ont maintenant 16 et 14ans.

Et puis, le 12 décembre dernier, petite Rose est arrivée.
Elle devait avoir 3 mois d’écart avec mon ptit bonhomme. Et finalement elle a décidé d’arriver 1 mois et demi plus tôt…

Un matin, ma soeur m’appelle. D’une voix blanche elle me dit :
– J’ai perdu les eaux.
– Tu es sûre?
– Oui oui, je vais à l’hôpital, peut-être qu’ils vont réussir à retarder la naissance. Il est trop tôt pour qu’elle naisse. Tu penses qu’ils peuvent le faire?

Je ne savais pas quoi lui dire. Je n’ai pas été confrontée à ça et je n’y connais rien dans le domaine médical.

Les heures passent. On s’envoie des textos. J’ai doublement peur. Peur pour ma nièce qui est encore bien petite. Peur pour ma soeur qui reste mon bébé à jamais.

Un autre message :
– Ils vont laisser les choses faire, je vais accoucher ce soir.

J’attends, fébrile, à côté de mon téléphone. Je croise tout ce que je peux croiser pour que tout se passe bien. J’envoie aussi des messages à ma mère, qui est dans le même état que moi.

Elle naît sans encombre, elle respire bien sans aide. Elle aura juste besoin d’un petit coup de pouce pour être nourrie. Quel soulagement !

Elles ont été fortes toutes les deux dans ces premiers moments difficiles.  Une belle équipe, une complicité déjà très forte entre elles deux…

Ma petite Rose, je me souviens du jour où je suis venue te rencontrer.

Je me souviens déambuler dans les couloirs interminables du service néonatalogie, un soir d’hiver.
Je me souviens de ta maman, qui m’expliquait ce qu’impliquait ta prématurité (tuyaux, capteurs, machines qui bippent, lumières bleues…). 
Je me souviens avoir eu peur de ce que j’allais voir.
Je me souviens être rassurée en un quart de seconde en voyant ta jolie frimousse de poupée. Toute petite mais tellement jolie. Tu vas bien, tu es toute rose, toute douce, toute calme.
J’ai même eu le droit de te porter, je me souviens te serrer bien contre moi pour que tu gardes ta chaleur…

Aujourd’hui tu as 7 mois.
Tu as bien changé.
Tu attrapes tes pieds et tu les manges, tu es une vraie pipelette, tu souris, tu observes beaucoup. Tu aimes la compote et tu mets ton doudou sur ta tête pour t’endormir.

Tu es une sacrée championne ! 
Je suis si fière de toi.

Continue de bien grandir petite Rose.

Ta tata qui t’aime et qui sera toujours là pour toi … ❤

Aimer ses enfants … comme ils sont !

On les aime nos enfants, c’est une certitude.
 
On a peur qu’il leur arrive quelque chose, on n’imagine pas notre vie sans eux, on ne se souvient d’ailleurs même plus à quoi elle ressemblait avant. 

Mais parfois, il y a des choses qui sont difficiles pour nous, parents à supporter. 

  • Quand bébé pleure et qu’on n’arrive ni à le comprendre, ni à le calmer.
  • Les grèves de sieste alors que c’est le seul moment où on peut souffler.
  • Lorsqu’ils refusent de manger, ou qu’ils bloquent sur certains aliments qu’ils ne connaissent pas (peu importe le temps que nous avons passé en cuisine).
  • Quand ils ne veulent pas dire bonjour, au revoir, merci aux gens
  • Le bruit au quotidien
  • La manie de nous demander plein de trucs au moment où on est au téléphone pour un coup de fil important
  • L’impression que plus on est fatigués, plus durs ils sont avec nous
  • Quand ils s’opposent à tout (ces fameux « terrible two », « threenagers », « fucking four »… et j’en passe ^^)

Certaines journées ressemblent à des combats dont on sait qu’on sortira perdant ! 

On voudrait presque pouvoir les échanger contre des enfants « parfaits ». D’ailleurs, on a l’impression d’en voir partout autour de nous, des enfants parfaits. Et on culpabilise encore plus en se disant qu’on a sûrement raté un truc (mais vous le savez comme moi, les enfants parfaits n’existent pas!). 

On se creuse la tête, nous les parents. On se remet en question (surtout quand on manque de confiance en nous). C’est vrai qu’on est peut-être pas assez dispo pour eux, pas assez patients, pas assez maternants ? On se dit que ça vient forcément de nous. Que si on était des parents parfaits, nos enfants le seraient forcément eux aussi. 

Mais nos enfants ont leurs caractères à eux. Ils ont leurs envies qui ne sont pas forcément les nôtres. Ils ont beau être sortis de notre ventre de maman, ils sont eux. Ni nos copies conformes, ni des enfants modèles. On les aide à grandir, certes, mais on ne peut pas modeler leur caractère à notre convenance. 

Est ce qu’on voudrait vraiment qu’ils soient comme nous ? (non merci! Sans façon pour ma part!). Est ce qu’on ne s’ennuierait pas s’ils répondaient toujours au doigt et à l’œil à nos demandes et à nos attentes comme des petits robots? Est ce qu’il ne vaut pas mieux qu’ils s’affirment, qu’ils s’expriment par eux-mêmes ? 

Alors mes enfants, continuez d’être relous vous-mêmes, c’est comme ça qu’on vous aime. (Et nous on se reposera plus tard, quand vous serez grands et qu’on regrettera presque ces moments…).

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