Quand le cadet vole la vedette à l’aîné…

Ils ont 3 ans d’écart. 
Elle est posée, calme, discrète, réservée, très timide. Elle a 5 ans. 
Il est extraverti, farceur, charmeur, bruyant. Il a presque 2 ans. 
Ils sont très différents. 

Quand elle ne connaît pas, elle est mal à l’aise. Elle ne parle pas, baisse les yeux et refuse de communiquer. Au bout d’un moment ça va mieux,  elle retrouve la parole. Elle s’exprime très bien avec des mots et des expressions d’adulte qui nous font mourir de rire. Et la sagesse et la philosophie d’une vieille dame. ^^ Mais tant qu’on ne la connait pas bien, et qu’elle ne nous fait pas confiance, on ne verra pas ce côté d’elle. 

Alors que lui, plus petit, plus spontané, moins anxieux, est plus facile à aborder. Un peu réservé au début, cela s’estompe vite. Il est curieux de tout, partant pour toutes les activités et c’est facile de trouver quelque chose qui va l’intéresser. 

Du coup, quand on sort, quand on voit du monde, les personnes vont naturellement plus facilement vers lui. Les gens qui ne nous connaissent pas bien, parce qu’heureusement notre famille et nos amis proches font attention à cela. 
Au supermarché, les personnes âgées viennent le voir, discutent avec lui, lui caressent la tête, lui sourient … 
Ma fille est plus grande, elle a moins d’attention.
Mon fils est encore petit, « il est trop mignon votre petit! ». 

Et c’est sans calcul, ni méchanceté aucune que les gens font ça. 
« Plus c’est petit, plus c’est mignon… ». 

Ma fille le sent parfois, elle me dit que les gens aiment bien son frère. Je lui ai dit qu’elle aussi, quand elle était petite attirait les regards, les sourires, les bisous. Que les gens aiment bien les bébés et qu’ils osent moins aller vers les enfants plus grands. 
Elle sait que sa famille et ses proches l’aiment tout autant que son frère, et ça c’est l’essentiel. 

Et puis on fait attention, nous les parents, à ce qu’elle ne se sente pas moins importante que son petit frère.
Car j’imagine que ce n’est pas toujours simple pour elle d’être la grande sœur, l’aînée de la famille.

On s’extasie de ses progrès, on la félicite de son comportement « de grande ». On lui montre tous les avantages qu’il y a à être grande par rapport à son petit frère.
Se coucher un peu plus tard, avoir une longue histoire avant de s’endormir, pouvoir aller au cinéma, choisir sa tenue…
Et puis on lui fait plein de câlins et bisous parce que…  ce n’est pas réservé qu’aux bébés ❤

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La culpabilité de ne pas faire plus

-Maman, je m’ennuie je sais pas quoi faire ! (50 fois par jour)
-Maman, on joue que toutes les deux ? 
-Maman, pourquoi tu prends pas plus de temps juste avec moi ? 
-Maman, pourquoi mon petit frère il prend beaucoup de place?
-Maman, je voudrais te faire un câlin mais je sais bien qu’il va être jaloux.
-Maman, tu peux éteindre ton ordinateur? Tu travailleras plus tard!

Les réflexions de ma fille, nombreuses, depuis le début des vacances. 
Et pourtant, je suis en vacances en même temps qu’eux, j’ai donc logiquement plus de temps à lui accorder que dans le reste de l’année. 

Sauf que, nous sommes en plein travaux dans la maison, et que c’est assez lourd à gérer.
Sauf que, son petit frère est là aussi, et hormis sa sieste de l’après-midi, me sollicite beaucoup (petit garçon hyper sociable qui ne supporte pas d’être seul).
Sauf que, les vacances, c’est du temps que j’utilise aussi pour faire le point dans la maison (vous savez, le grand ménage, le grand tri, tout ça, tout ça…).
Sauf que, avec la fatigue de l’année accumulée, je suis un peu moins motivée à lancer des activités de ouf ! (même si on fait une sortie par jour histoire que tout le monde s’aère).
Sauf que, moi je suis en vacances, mais pas le papa.
Sauf que, bordel moi aussi je suis en vacances ! Moi aussi j’ai envie de profiter de mon hamac et de me faire les ongles en sirotant un mojito ! Et pouvoir appeler les copines!

Alors j’essaie de couper la poire en deux, je passe des moments avec elle quand je sens qu’elle en a besoin. Nous jouons tous les jours à ses jeux de société favoris. 
Et puis, quand j’estime que cela fait assez longtemps et quand j’ai d’autre chose à faire (ou envie de faire autre chose), je lui dis de s’occuper toute seule. C’est souvent le drame et ça me fait culpabiliser parfois. C’est sûr que si elle était fille unique, on aurait beaucoup plus de moments à deux, on pourrait aussi se faire des sorties qui sont actuellement impossibles avec son petit frère… Elle serait sûrement moins en demande de passer du temps avec moi. 

Et pourtant, je ne regrette pas cette fratrie. Je trouve ça hyper riche pour elle d’avoir un frère. la complicité entre eux est chouette à voir, et même quand ils se bastonnent, ils apprennent quelque chose de fondamental : vivre avec les autres, malgré les différences de caractère. 

Je lui dis parfois qu’elle a tellement de chance de s’ennuyer, que j’aimerais moi aussi avoir des moments d’ennui. Car c’est dans ces moments-là qu’on devient créatif, qu’on développe notre imaginaire, notre prise d’initiative… 

Et puis moi, mère tellement imparfaite mais qui souhaite plus que tout au monde voir mes enfants heureux et épanouis, j’apprends à moins culpabiliser. Je suis humaine, j’ai mes limites, et j’ai le droit aussi de m’épanouir pas uniquement dans mon rôle de maman. C’est bien plus facile à écrire qu’à faire. Mais c’est essentiel de ne pas s’oublier, j’en suis certaine…

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Et vous ? Culpabilisez vous parfois de ne pas faire assez avec vos enfants? 

Article sélectionné et relayé par le Huffington Post

Ils s’entendent bien tes enfants ?

« Est ce qu’ils s’entendent bien tes enfants ? »

Pas évident de répondre à cette question..

Pourquoi ? Tout simplement parce que ça changeait tout le temps !

Avant que mon fils naisse, ma fille d’à peine 3 ans alors, s’est montré attentionnée avec mon gros ventre (bisous bébé, câlins bébé) mais on ne peut pas dire qu’elle en parlait toute la journée non plus. Elle continuait sa petite vie à elle, l’école, ses amis… Malgré tout, elle était souvent en crise face à moi et pas facile à gérer à cette époque.

A la naissance, elle a été très contente et impressionnée de le voir. Les premières semaines, elle voulait tout faire avec moi : lui changer sa couche, lui donner son bain, le porter… Mais du haut de ses 3 ans, elle passait vite à autre chose. Et oui, elle était en plein dans l’âge égocentrique où les enfants ont besoin que le monde tourne autour d’eux. Jamais de méchants gestes envers son frère mais parfois un peu de lassitude « Maman ! Quand est-ce qu’il sera assez grand pour jouer avec moi? « .

Et puis il a grandi et s’est mis à marcher, à jouer. Et là, l’interaction est réellement née. Mais pour être honnête (car oui j’aime l’être ici ^^), pas toujours positive l’interaction…

J’en parlais justement dans cet article. La jalousie était là !

Maintenant qu’il a 16mois et elle 4 ans et demi, la situation a encore changé. Encore quelques moments de jalousie mais plus beaucoup. Encore quelques cris parce qu’il lui a piqué ses gommettes, ses feutres, ou qu’il saute sur son lit… Forcément j’ai une petite fille calme et posée et un mini garçon un peu plus … remuant.

Mais hormis ces moments-là, ils s’amusent vraiment ensemble. Ils font les fous, jouent au loup, se chatouillent mutuellement, chantent, dansent, font du yoga ensemble (oui oui ! ils maîtrisent tous les deux à merveille la posture du chien :-)).

Ils se manquent. Ma fille est pressée de retrouver son petit frère après l’école. Mon fils gratte à sa porte quand elle s’enferme dans sa chambre. Ils partagent leurs goûters (enfin pour être plus précise, ma fille partage son goûter avec son frère qui lui a déjà mangé le sien…).

Je suis ravie de voir cette relation se créer entre le frère et la soeur. Moi aussi j’ai trois ans d’écart avec mon frère, et qu’est ce qu’on a pu rire quand on était petits ensemble ! (bon il m’a beaucoup torturée aussi comme tout bon grand frère…ah ah).

Alors quand on me demande comment ils s’entendent, je réponds « plutôt bien ». Et j’espère que cela continuera ainsi. Je sens que chacun est apaisé et a trouvé sa place dans la fratrie, et ça, c’était vraiment important pour nous, leurs parents.

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Et vos enfants à vous ? Comment s’entendent-ils?

Jalousie fraternelle …

3 ans et 3 mois d’écart entre ma fille et mon garçon.

3 ans et 3 mois à être la seule et l’unique enfant chéri de ses parents. 

Et puis boum ! Un matin, après une nuit durant laquelle elle ne s’est ni rendue compte que ses parents avaient disparu, ni rendue compte que sa mamé était venue la surveiller pendant son sommeil… Elle apprend que son petit frère est né !

On lui a lu des tas de supers livres pendant la grossesse pour qu’elle comprenne, elle a regardé des documentaires sur les bébés, on a discuté longtemps des changements qui allaient s’opérer. 

Mais en vrai… On ne savait pas vraiment nous, ce qui l’attendait et ce qui nous attendait.

Au début son frère pleurait beaucoup. Elle était intrigué, inquiète, aux petits soins. Puis il la réveillait la nuit. Bon… elle le trouvait moins intéressant ce petit frère. Mais toujours fière d’en parler aux gens. Et quand je venais la chercher à l’école avec la poussette et le petit frère, attention ! Interdiction pour les autres enfants de le toucher.
« C’est mon frère à moi! »

Et puis petit frère a grandi, il a cessé de pleurer, il a dormi la nuit, il a arrêté de constamment réclamer les bras de ses parents. Et puis il a souri ! Surtout à sa grande sœur qui s’est mise à faire le clown juste pour lui.

Et puis petit frère a bougé, d’abord assis puis à 4 pattes. Il s’est mis à vadrouiller dans tous les coins de la maison. Et à suivre sa grande sœur. Et là, les problèmes ont commencé. 

-MAAMAAAN ! Il prend mes crayons!
-MAMAAAN ! Il rentre dans ma chambre!
-MAMANNN ! Il arrache mes gommettes !

Il est collant avec sa sœur, ça c’est certain. Et elle, elle aime faire ses petites choses tranquillement, comme quand elle était enfant unique. Sauf que… elle doit partager le salon avec lui. Elle ne peut plus laisser traîner ses affaires sans risquer de se les faire piquer. Et puis petit frère se met debout maintenant, il peut accéder à plein de trucs en plus ! 

Alors elle le rassoit par terre parce que « Je veux pas qu’ il soit grand, je veux pas qu’il se mette debout ». Tu m’étonnes … 

Parfois j’entends des mots qui brisent mon cœur de maman:
Maman? Est ce qu’on peut le mettre dans une autre famille ? Je veux plus qu’il soit avec nous!

Alors je ravale ma tristesse, j’essuie mes yeux plein de larmes et j’essaie de lui expliquer les choses simplement:
– Ton frère fait partie de la famille autant que toi. Il a sa place ici autant que toi. Nous l’aimons fort tout comme nous t’aimons fort. 

Et puis on la rassure, on lui explique qu’elle est et sera toujours notre premier bébé. Celle qui nous a donné envie d’en faire un autre tellement elle nous a rendus heureux. 
Et puis on explique à son frère que sa sœur l’aime même si elle n’est pas toujours tendre avec lui. 

Elle s’inquiète quand il est malade, elle court lui faire un bisou en premier quand on va le chercher chez la nourrice, elle lui donne des bouts de son repas quand il pleure, elle lui raconte des histoires. Je sais qu’il pourra compter sur elle

Je sais que dans quelques temps, ils pourront partager plein de choses ensemble. 3ans et 3mois c’est énorme comme différence à leurs âges, mais plus tard ça se verra à peine. 

J’espère juste qu’ils seront toujours complices tous les deux. Proches et bienveillants comme nous le sommes mon frère et ma sœur et moi. Une fratrie, même si ce n’est pas toujours facile, est une vraie force, j’en suis persuadée. 

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Vos enfants à vous sont-ils jaloux les uns des autres ? 

Quand les vacances ne riment pas avec repos !

Bientôt la fin des vacances.

Cet été fut mon premier en tant que maman de deux enfants. Et bien… je peux vous dire que mes certitudes de primipare ont volé en éclat pendant ces vacances. Je me suis retrouvée à nouveau jeune maman qui découvre, fait des erreurs, apprend… Je serai sûrement un peu plus aguerrie l’été prochain 😊

Déjà, j’ai dû oublier ma petite routine pépère que j’avais quand je n’avais que ma fille et tout réinventer maintenant qu’ils sont deux.

Le maître mot des vacances a été OR-GA-NI-SA-TION (eurk…). Un peu dur pour la rêveuse que je suis mais bien obligatoire. J’ai souvent été seule avec mes enfants (eh oui leur papa n’a pas autant de vacances que moi… C’est pas une feignasse de fonctionnaire lui…^^). Et ne pouvant pas me dédoubler, il a fallu que je planifie, que j’anticipe, que je prépare.

Les journées étaient rythmées par les repas, siestes, jeux, balades… Pas trop le temps de se poser, de lâcher la montre, de prendre son temps. A leurs âges, c’est compliqué d’attendre. Il vaut mieux être en forme dans ces moments!

Si je prends le temps de faire le bilan de mon premier été avec mes deux enfants, je dirais qu’il a été épuisant. Physiquement mais également nerveusement. En effet, certains jours ont été plus difficiles que d’autres  :  les grèves de siestes parfois, les dents qui gênent, les colères de ma grande pour des broutilles, les crises de jalousie, les bobos … Tous ces petits grains de sable qui sont normaux et font partie du quotidien. Mais qui sont tellement plus compliqués à gérer quand on est seule.

Mes vacances ont aussi été formatrices: gérer deux enfants qui n’ont ni le même âge, ni le même rythme, ni les mêmes besoins, ce n’est pas simple. A 4 ans, ma fille peut commencer à faire plein de sorties intéressantes mais totalement incompatibles avec mon bébé de 10 mois. C’est un peu frustrant pour elle et pour moi également. Mais on se rattrapera à l’avenir.

Je n’ai pas du tout pris de temps pour moi et c’est le grand regret de mes vacances. Mon côté maman a pris le dessus sur tout le reste. Alors évidemment je suis ravie d’avoir passé tout mon temps avec eux mais il m’a manqué des moments juste pour moi, c’est certain.

Et puis, j’aurais aimé faire encore plus de sorties, d’activités avec mes enfants. On en a fait plein déjà, mais dix fois moins que ce que j’avais prévu. Comme d’habitude je veux toujours en faire trop. J’ai été trop ambitieuse. Ils sont petits, les grands voyages attendront encore quelques années.

La rentrée de ma puce en moyenne section, la reprise de mon fils chez la nourrice, et mon retour au boulot vont bientôt re-organiser nos journées autrement, chacun de son côté. Et dans ces moments, je suis sûre qu’ils me manqueront tous les deux. Alors, je me souviendrai des jolis moments qu’on a vécus ensemble : le premier 4 pattes de mon bonhomme, les tours de manèges avec ma puce, les descentes de toboggan, la piscine dans le jardin,  les promenades au parc, au marché, le hamac, le soleil, les câlins, les bisous… ❤

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*désolée,  pas de photo de moi sur un hamac au bord de l’eau en train de « chiller » avec mon mojito à la main… j’aurais bien aimé pourtant  (mais soyons honnête, qui a ce genre de vacances avec des enfants en bas âge dans les jambes 😂!)

Et vous ? Comment se sont passées vos vacances avec vos enfants? Racontez-moi!