Signer avec bébé : notre expérience

J’ai découvert lorsque j’ai eu mon petit garçon qu’il existait une méthode pour communiquer avec son bébé avant qu’il parle: la langue des signes. J’ai trouvé l’idée vraiment intéressante et j’ai décidé de nous inscrire, lui et moi à une session de 6 séances, organisée par une osthéopathe. Nous venons de finir notre session avec mon p’tit bonhomme. Je vais donc tout vous raconter et répondre aux questions que peut-être certains parents se posent sur le sujet.

1. Qu’est ce que la langue des signes bébé ?

Ce sont des gestes que l’on va effectuer devant bébé pour définir des actions, des objets, des émotions. Ils sont directement emprunts à la LSF (Langue des Signes Française) utilisée par les personnes sourdes, muettes ou malentendantes. Certains gestes sont un peu simplifiés pour être plus facilement reproduits par bébé. Et évidemment, ne sont sélectionnés que les gestes qui lui sont utiles dans son quotidien.

2. A quel âge peut-on inscrire notre enfant ?

Dans ma session, il y avait des enfants de 8mois à 1an. L’osthéopathe nous a expliqué qu’on pouvait commencer vers 6mois et que l’idéal était autour de 8-9mois. Avant, ils peuvent comprendre les gestes mais auront du mal à les reproduire.

3. Pourquoi j’ai inscrit mon bébé ?

Comme je l’avais évoqué dans cet article, mon petit garçon avait tendance à beaucoup crier pour s’exprimer (faim, énervement, fatigue mais aussi quand il était content). Je n’arrivais pas toujours à comprendre ce qu’il voulait et il faut dire que tous ces décibels avaient le don de m’épuiser, surtout en fin de journée (après avoir fait classe à 25 enfants de 3ans, on a moins de patience forcément…). Je me suis dit que les signes pourraient lui permettre de s’exprimer sans avoir besoin de casser les oreilles de tout l’entourage ^^.

4. Comment ça marche ?

Nous avons appris, lors des ateliers, à signer sur des thèmes simples liés à la vie de bébé (la journée de bébé, la nourriture, la toilette et les vêtements, les personnes et animaux, la maison et le jardin, les émotions).
Pour le repas par exemple, je lui montre le geste en prononçant le mot. A force de répétition, il a compris certains mots simples (banane, gâteau…). Maintenant, je fais simplement le geste « gâteau » en le prononçant et en lui demandant s’il en veut et il me sourit pour me dire oui. Lui ne fait pas encore les gestes mais l’osthéopathe nous a expliqué qu’en général, ils commençaient à signer vers 1an et qu’il fallait persévérer.
Il est important de bien dire le mot en même temps qu’on le signe pour que l’enfant associe les deux et ne développe pas par la suite de retard de langage.

5. Comment nous pratiquons à la maison ?

Je suis la seule à signer à la maison, ma fille connaît quelques mots qu’elle montre à son frère. Mon conjoint en connait aussi mais oublie toujours de les utiliser! L’idéal serait qu’un maximum de personnes qui côtoient bébé puissent signer avec lui (nourrice, parents, frères et soeurs…). Ce qui n’est pas le cas chez nous. Malgré tout, il intègre vite les signes c’est marrant. Je me cantonne aux plus utiles car j’ai une mémoire de poisson rouge et que je préfère que ça soit spontané. Peu de gestes mais utilisés souvent dans la journée !

6. Et les résultats ?

Je ne peux pas garantir que les ateliers en soient l’unique cause, mais mon fils crie beaucoup moins qu’avant. Quand je signe « biberon » alors qu’il est en crise car il a faim (je dis bien en crise car la nourriture, c’est sacrée pour lui ! ^^), il patiente plus facilement qu’avant lorsque je lui prépare son lait. Il sourit à certains signes comme s’il était content que je le comprenne. Il faut dire qu’il développe également son langage en ce moment et commence à être très pipelette.
De plus, les séances nous ont permis de rencontrer 3 autres familles et leurs bébés. C’était très chaleureux, les enfants jouaient ensemble, nous avons appris à signer sur des comptines simples. Et puis nous avons crée un chouette lien entre parents et continuons de nous voir de temps en temps depuis que la session est terminée.
Plusieurs enfants du groupe commencent à signer, ce qui est chouette à voir (« encore », « gâteau », « biberon »…les premiers signes étant souvent liés à la nourriture, comme par hasard 🙂 ).

6. Bibliographie si le sujet vous intéresse

Je vous laisse en lien quelques bouquins intéressants si vous voulez tenter. Sachez que vous pouvez commencer et essayer sans forcément vous inscrire à des cours. Il suffit juste de se lancer, ce n’est pas compliqué 🙂

« Signe avec moi » Nathanaëlle Bouhier-Charles et Monica Companys

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C’est un dictionnaire LSF spécial « petite enfance » (460 signes) avec photos. Il est très adapté aux parents qui veulent signer avec bébé. 

« Dictionnaire visuel bilingue ABC…LSF » Monica Companys

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Un vrai dictionnaire visuel.

Elle nous a également conseillé une application qui est absolument géniale qui s’appelle « Elix« . Disponible sur smartphones, i-phones….

ELIX

C’est un dictionnaire de LSF avec les signes en vidéo. Je la trouve hyper pratique quand je cherche un mot, je n’ai qu’à sortir mon téléphone et en quelques secondes je l’ai ! L’application est gratuite en plus. 

Et enfin une copine à moi m’a fait découvrir « Je signe avec bébé » de Rémi ( chanteur célèbre pour les tout petits). C’est un CD de comptines signées accompagné d’un livret explicatif. Mon fils en est fan, c’est vraiment mignon et bien conçu. Même ma fille les réclame. 

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J’espère avoir pu vous donner quelques éclairages sur la pratique de la langue des signes avec bébé. Je suis ravie de l’avoir découverte et je le conseille vivement à tous les parents de bébé ! 

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Quoi ?! Tu as déjà 1an !

Comment c’est possible ?

C’est passé si vite !

Hier encore tu naissais au petit matin, un jour d’automne froid et pluvieux.

Hier encore je t’habillais avec des tout petits pyjamas en 1mois.

Hier encore tu tressautais à chaque bruit.

Hier encore tu t’endormais au sein.

Hier encore tu pleurais de ta voix stridente de nouveau-né.

Hier encore, tu dormais dans notre chambre. 

Et aujourd’hui…

Tu te mets debout, tu te déplaces à 4pattes plus vite que l’éclair.

Tu commences à parler : mama, papa, tata …

Tu éclates de rire comme un adulte.

Tu t’habilles en 2ans.

Tu dois au revoir avec ta mains, tu applaudis, tu fais des bisous. 

Tu manges de tout et presque comme nous.

Tu fais rouler tes voitures, tu tapes avec ton marteau, tu câlines ta poupée, tu feuilletes tes livres…

Tu remets ta tétine tout seul, tu vas chercher ton doudou dans ton lit.

Tu as eu ta première coupe chez le coiffeur.

Tu t’accroches à ton papa et à ta maman quand tu as peur, quand tu veux être rassuré.

Tu as appris à faire tout ça si vite! 

Tu es mon petit dernier, celui qu’on est pas pressé de voir grandir, celui qu’on aimerait garder bébé un peu plus longtemps…

Mais tu t’en fiches toi, tu veux grandir, tu veux apprendre, tu veux découvrir.

Alors je te suis dans tes envies.

Et quand je te vois endormi le soir dans ton lit, je te revois si petit. Mon coeur de maman est empli de nostalgie et de fierté.

Mon bébé bonheur, mon petit garçon si drôle et si sensible, je te souhaite un bel anniversaire.

Ta maman qui t’aime … ❤

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Jalousie fraternelle …

3 ans et 3 mois d’écart entre ma fille et mon garçon.

3 ans et 3 mois à être la seule et l’unique enfant chéri de ses parents. 

Et puis boum ! Un matin, après une nuit durant laquelle elle ne s’est ni rendue compte que ses parents avaient disparu, ni rendue compte que sa mamé était venue la surveiller pendant son sommeil… Elle apprend que son petit frère est né !

On lui a lu des tas de supers livres pendant la grossesse pour qu’elle comprenne, elle a regardé des documentaires sur les bébés, on a discuté longtemps des changements qui allaient s’opérer. 

Mais en vrai… On ne savait pas vraiment nous, ce qui l’attendait et ce qui nous attendait.

Au début son frère pleurait beaucoup. Elle était intrigué, inquiète, aux petits soins. Puis il la réveillait la nuit. Bon… elle le trouvait moins intéressant ce petit frère. Mais toujours fière d’en parler aux gens. Et quand je venais la chercher à l’école avec la poussette et le petit frère, attention ! Interdiction pour les autres enfants de le toucher.
« C’est mon frère à moi! »

Et puis petit frère a grandi, il a cessé de pleurer, il a dormi la nuit, il a arrêté de constamment réclamer les bras de ses parents. Et puis il a souri ! Surtout à sa grande sœur qui s’est mise à faire le clown juste pour lui.

Et puis petit frère a bougé, d’abord assis puis à 4 pattes. Il s’est mis à vadrouiller dans tous les coins de la maison. Et à suivre sa grande sœur. Et là, les problèmes ont commencé. 

-MAAMAAAN ! Gaspard il prend mes crayons!
-MAMAAAN ! Gaspard il rentre dans ma chambre!
-MAMANNN ! Il arrache mes gommettes !

Il est collant avec sa sœur, ça c’est certain. Et elle, elle aime faire ses petites choses tranquillement, comme quand elle était enfant unique. Sauf que… elle doit partager le salon avec lui. Elle ne peut plus laisser traîner ses affaires sans risquer de se les faire piquer. Et puis petit frère se met debout maintenant, il peut accéder à plein de trucs en plus ! 

Alors elle le rassoit par terre parce que « Je veux pas que Gaspard il soit grand, je veux pas qu’il se mette debout ». Tu m’étonnes … 

Parfois j’entends des mots qui brisent mon cœur de maman:
Maman? Est ce qu’on peut mettre Gaspard dans une autre famille ? Je veux plus qu’il soit avec nous!

Alors je ravale ma tristesse, j’essuie mes yeux plein de larmes et j’essaie de lui expliquer les choses simplement:
– Ton frère fait partie de la famille autant que toi. Il a sa place ici autant que toi. Nous l’aimons fort tout comme nous t’aimons fort. 

Et puis on la rassure, on lui explique qu’elle est et sera toujours notre premier bébé. Celle qui nous a donné envie d’en faire un autre tellement elle nous a rendus heureux. 
Et puis on explique à son frère que sa sœur l’aime même si elle n’est pas toujours tendre avec lui. 

Elle s’inquiète quand il est malade, elle court lui faire un bisou en premier quand on va le chercher chez la nourrice, elle lui donne des bouts de son repas quand il pleure, elle lui raconte des histoires. Je sais qu’il pourra compter sur elle

Je sais que dans quelques temps, ils pourront partager plein de choses ensemble. 3ans et 3mois c’est énorme comme différence à leurs âges, mais plus tard ça se verra à peine. 

J’espère juste qu’ils seront toujours complices tous les deux. Proches et bienveillants comme nous le sommes mon frère et ma sœur et moi. Une fratrie, même si ce n’est pas toujours facile, est une vraie force, j’en suis persuadée. 

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Vos enfants à vous sont-ils jaloux les uns des autres ? 

Quand les vacances ne riment pas avec repos !

Bientôt la fin des vacances.

Cet été fut mon premier en tant que maman de deux enfants. Et bien… je peux vous dire que mes certitudes de primipare ont volé en éclat pendant ces vacances. Je me suis retrouvée à nouveau jeune maman qui découvre, fait des erreurs, apprend… Je serai sûrement un peu plus aguerrie l’été prochain 😊

Déjà, j’ai dû oublier ma petite routine pépère que j’avais quand je n’avais que ma fille et tout réinventer maintenant qu’ils sont deux.

Le maître mot des vacances a été OR-GA-NI-SA-TION (eurk…). Un peu dur pour la rêveuse que je suis mais bien obligatoire. J’ai souvent été seule avec mes enfants (eh oui leur papa n’a pas autant de vacances que moi… C’est pas une feignasse de fonctionnaire lui…^^). Et ne pouvant pas me dédoubler, il a fallu que je planifie, que j’anticipe, que je prépare.

Les journées étaient rythmées par les repas, siestes, jeux, balades… Pas trop le temps de se poser, de lâcher la montre, de prendre son temps. A leurs âges, c’est compliqué d’attendre. Il vaut mieux être en forme dans ces moments!

Si je prends le temps de faire le bilan de mon premier été avec mes deux enfants, je dirais qu’il a été épuisant. Physiquement mais également nerveusement. En effet, certains jours ont été plus difficiles que d’autres  :  les grèves de siestes parfois, les dents qui gênent, les colères de ma grande pour des broutilles, les crises de jalousie, les bobos … Tous ces petits grains de sable qui sont normaux et font partie du quotidien. Mais qui sont tellement plus compliqués à gérer quand on est seule.

Mes vacances ont aussi été formatrices: gérer deux enfants qui n’ont ni le même âge, ni le même rythme, ni les mêmes besoins, ce n’est pas simple. A 4 ans, ma fille peut commencer à faire plein de sorties intéressantes mais totalement incompatibles avec mon bébé de 10 mois. C’est un peu frustrant pour elle et pour moi également. Mais on se rattrapera à l’avenir.

Je n’ai pas du tout pris de temps pour moi et c’est le grand regret de mes vacances. Mon côté maman a pris le dessus sur tout le reste. Alors évidemment je suis ravie d’avoir passé tout mon temps avec eux mais il m’a manqué des moments juste pour moi, c’est certain.

Et puis, j’aurais aimé faire encore plus de sorties, d’activités avec mes enfants. On en a fait plein déjà, mais dix fois moins que ce que j’avais prévu. Comme d’habitude je veux toujours en faire trop. J’ai été trop ambitieuse. Ils sont petits, les grands voyages attendront encore quelques années.

La rentrée de ma puce en moyenne section, la reprise de mon fils chez la nourrice, et mon retour au boulot vont bientôt re-organiser nos journées autrement, chacun de son côté. Et dans ces moments, je suis sûre qu’ils me manqueront tous les deux. Alors, je me souviendrai des jolis moments qu’on a vécus ensemble : le premier 4 pattes de mon bonhomme, les tours de manèges avec ma puce, les descentes de toboggan, la piscine dans le jardin,  les promenades au parc, au marché, le hamac, le soleil, les câlins, les bisous… ❤

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*désolée,  pas de photo de moi sur un hamac au bord de l’eau en train de « chiller » avec mon mojito à la main… j’aurais bien aimé pourtant  (mais soyons honnête, qui a ce genre de vacances avec des enfants en bas âge dans les jambes 😂!)

Et vous ? Comment se sont passées vos vacances avec vos enfants? Racontez-moi!

Je ne suis pas la même maman avec mes 2 enfants

Ma fille a 4 ans, mon fils  10 mois.

Et je peux affirmer avec le petit recul que j’ai maintenant, que je ne suis pas la même mère avec les deux.

Je les aime autant l’un que l’autre bien évidemment. Ils ont des tempéraments bien différents tous les deux (j’en parlais d’ailleurs dans cet article il y a quelques mois).

J’ai une fille et un garçon et je crois que ça contribue à me rendre un peu différente avec l’un et l’autre.

Ma fille est mon premier enfant. J’ai vite senti en elle une sorte de détermination, de force de caractère. C’est une petite fille qui sait ce qu’elle veut, qui s’affirme (bien fort) et qui est du genre perfectionniste et un peu autoritaire. Elle parle très bien, connait plein de trucs, est capable de faire des tas de choses (tout cela étant conditionné par son humeur du jour…). 
Je suis assez exigeante avec elle, peut-être trop. Elle n’est pas bête, je sais qu’elle comprend bien les choses et du coup j’ai du mal à supporter les moments où elle fait semblant de ne pas me comprendre, ou quand elle joue les bébés, ou qu’elle me défie (en mode provoc ado de 15ans…)
Je suis un peu autoritaire avec elle car je sens qu’elle a besoin d’un cadre. Sans ça elle prend un peu le pouvoir dans la maison et y instaure « ses » règles (genre: on mange sur un plateau devant la TV, on vit tout nu, on sort en  robe d’été avec un bonnet et des bottes de pluie…^^).
Et puis je suis affectueuse avec elle depuis toujours, bien qu’elle s’en fiche un peu. Elle n’est pas très câline (sauf quand elle est impressionnée par des gens, ou qu’elle est malade, ou qu’elle est jalouse de son frère). Elle l’est un peu plus que quand elle était bébé. 
Elle a essuyé les plâtres, ma fille. C’est mon premier enfant. J’ai donc cru pouvoir être une mère parfaite en faisant ce qu’on me disait de faire,en regardant chaque jour l’émission de maternelle et en m’abonnant à Parents magazine…^^ N’empêche que j’ai peut-être été trop rigide du coup et trop angoissée à l’idée de mal faire. D’ailleurs c’est une petite fille qui n’aime pas les surprises, qui a besoin de savoir à l’avance les choses. Et ça, je pense que ça vient de moi.
Si c’était à refaire, je me ferais plus confiance dans ma façon de l’élever. Parce que finalement mes intuitions étaient bonnes mais j’avais du mal à m’écouter et à m’affirmer en tant que maman.
Elle a été un bébé mignon, facile. J’ai de supers souvenirs avec elle quand elle était petite. Et je suis fière de la petite-grande fille qu’elle est devenue.

Avec mon fils, tout a été différent. Il m’a vite montré que sans moi il était perdu. Impossible de le laisser bien longtemps hors de mes bras contrairement à ma fille qui réclamait que je la pose dans son transat. Plus collant, plus câlin aussi.
J’ai agi plus « au feeling » avec lui. Je connais les recommandations des pédiatres sur le sommeil, l’alimentation… Mais je prends ce qui m’intéresse et je fais « à ma sauce ».
J’ai l’impression d’être plus cool avec lui. Pour ma fille, je passais beaucoup de temps à lui chercher des supers jouets stimulants. J’essayais de booster sa motricité en lui montrant des gestes. Je lui parlais beaucoup, tout le temps. Je verbalisais tout pour qu’elle s’imprègne des mots. Bref la mère relou quoi !

Mon fils a récupéré les jouets de sa sœur. Je passe moins de temps à jouer avec lui (j’en ai moins out simplement). Par contre il se développe à vitesse grand V, sûrement grâce à son grande sœur qui joue avec lui, lui montre plein de trucs. C’est marrant d’ailleurs leur relation. Je les observe de loin et je trouve ça trop mignon. Je comprends mieux pourquoi les seconds, troisièmes… d’une fratrie captent les choses plus vite. Ils prennent exemple sur les aînés! Par contre, contrairement à sa sœur au même âge, il n’est jamais seul. Elle joue un peu les petites mamans avec lui et a tendance à lui interdire pas mal de choses et à vouloir tout faire à sa place. Il faut surveiller. 
Mon fils, je lui fiche la paix. Et il ne s’en porte pas mal du tout. Je suis là s’il a besoin mais quand il joue tranquillement, je n’interviens pas.

J’essaie avec ma fille d’être aussi cette maman cool que je n’ai peut-être pas été assez lorsqu’elle était petite. Je suis enseignante, mais je m’interdis de faire avec elle des activités de type « apprentissage scolaire ». Sauf si elle me le demande bien sûr. Très peu de Montessori chez nous, pas de cahiers de vacances ou de livrets de graphisme. On discute, on bouge, on cuisine, on regarde des niaiseries à la TV parfois, on joue à la maman, elle me maquille pour de faux, je la coiffe pour de vrai…

Et quand j’arrive à être cette maman-là, cool, drôle et zen avec mes enfants (ce qui est malheureusement loin d’être toujours le cas surtout après plus d’un mois seule avec les deux), et bien je suis fière de moi.

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Et vous ? Élevez-vous vos enfants de la même façon ? 

Article sélectionné et relayé par le Huffington Post
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