Je ne suis pas une maman poule

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S’il y a bien quelque chose dont j’étais certaine, c’est que si un jour je devenais maman, je serais hyper protectrice avec mon enfant. 

Et puis maintenant que je suis maman, que je vois les autres mamans de mon entourage, dans l’école où je travaille… je réalise qu’en fait non, je ne suis pas vraiment la mère poule que j’imaginais.

  • Je suis ravie de voir mes enfants avec leur papa surtout quand ils rigolent ensemble ou se font des câlins. Je ne ressens aucune jalousie, au contraire. Je  trouve très important qu’un enfant puisse compter autant sur ses deux parents . Et puis c’est pareil avec mes proches et ma famille:  ça me fait plaisir de voir à quel point ils aiment leurs grands parents, leurs tantes, leurs oncles, leurs cousines…

  • J’ai repris le travail aux 2 mois et demi de mes enfants. Évidemment je mentirais si je vous disais que ça a été facile (surtout pour ma fille, j’en parlais justement ici il y a quelques années). Mais dans le fond, j’étais prête à reprendre mon activité. Et puis cette année j’ai pris un temps partiel pour avoir une journée juste avec mon fils.
  • Mes deux enfants sont allés chez une nourrice. Et je lui ai toujours fait confiance. Je ne la bombarde pas de questions le soir. Je ne m’insurge pas d’une griffure ou d’un bleu. Je ne la harcèle pas de coups de fil en journée. Mes enfants ont leurs habitude chez elle, certaines bien différentes de la maison. Tant qu’ils s’y sentent bien, peu importe que ce ne soit pas le même doudou, la même musique pour dormir, la même technique pour faire le rot ou que sais-je ! J’ai eu peur au début que ma fille s’attache trop fort à elle, et m’oublie (rien que ça !). Et puis j’ai vite été tranquillisée. Mes enfants l’adorent, c’est leur nourrice, elle a une place importante dans leur vie. Mais il savent que ce n’est pas leur maman. Je sais qu’ils sont bien avec elle la journée, et ils sont hyper contents quand je viens les chercher le soir. Une maman on n’en a qu’une ! 😊

  • J’accepte de me séparer d’eux pour sortir. Ça se résume à quelques heures car c’est « logistiquement » encore difficile de faire garder les deux. Mais je pourrais les laisser un weekend s’il le fallait.

  • Je ne me précipite pas quand ma fille tombe. Elle se fait des bleus (j’ai une enfant maladroite 😊) mais je n’en fais pas un drame.

  • Je trouve ça important qu’ils vivent des choses sans moi. Mon p’tit bonhomme qui joue avec d’autres enfants chez la nourrice, ma grande pépette qui mange avec ses copains à la cantine ou qui fait des activités à la garderie…

  • Je n’accours pas des que mon fils crie. A 6 mois, il crie pour m’appeler quand il s’ennuie ou veut être porté. Maintenant que je reconnais ses pleurs je sais quand c’est urgent et quand ça l’est moins !

  • Je leur explique tout je parle beaucoup avec eux (même à mon bébé). Je me dis qu’il doivent comprendre le monde dans lequel ils vivent pour pouvoir y vivre heureux et de façon indépendante.

  • C’est essentiel pour moi et leur papa qu’ils apprennent à être indépendants et autonomes. Évidemment nous serons toujours là pour eux (enfin le plus loin possible) mais c’est important qu’ils aient suffisamment confiance en eux pour avancer sans dépendre de nous et se lancer dans tous les projets qu’ils souhaitent. 

J’aime cette citation de Soren Kierkegaard (ça marche pour le père aussi bien sûr!)

La mère aimante apprend à son enfant à marcher seul.

Ps:  ça ne m’empêche pas de les câliner beaucoup , de leur faire des déclarations d’amour tous les jours, d’être la première à m’inquiéter dès qu’ils éternuent et d’être parfois égoïstement triste de les voir grandir si vite et de voir mes bébés s’éloigner… 

Alors je profite à fond d’eux en me disant que c’est tout de même chouette de les voir grandir et évoluer. Et je suis drôlement fière ! 

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Et vous quelle mère êtes vous? Ou quelle mère imaginez-vous être plus tard ?