Quand je me laisse déborder …

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La fin d’année scolaire est un peu compliquée… Contrairement aux enfants qui ont bien relâché le travail, pour moi c’est la course. Je prépare les livrets, je fais les bilans scolaires avec les parents,  je range la classe, je prépare le spectacle de la fête d’école avec mes collègues… Bref je reste très tard le soir au boulot et je n’ai plus aucune énergie pour faire « ma 2ème journée ».

Tout devient difficile avec la fatigue accumulée : faire la cuisine, donner le bain, ranger, jouer avec pépette,  remplir et vider le lave-vaisselle…arf.. Trop c’est trop, et je n’ai plus la force ni le temps.

Donc comme chaque fin d’année scolaire, la maison est en bazar, le frigo est vide, le linge en boule dans le bac… Je sais bien que je ne peux pas être partout mais il y a quand même une petite voix qui me dit « tu es nulle! Les autres y arrivent bien, eux! »

MAIS COMMENT FONT-ILS CES AUTRES ? 

Je ne suis pas du genre paresseuse pourtant !

En ce moment j’ai l’impression de faire tout dans l’urgence, au dernier moment, d’être toujours le nez dans le guidon. Et pour la personne organisée que je suis de nature c’est juste invivable ! J’ai du mal à anticiper, j’essaie de gérer au mieux au coup par coup. Je « taille dans le vif » et je vais juste à l’essentiel (exit les petits plaisirs dans ces moments-là). Ce mode de vie ne fait pas rêver…

Et je n’ai qu’un seul enfant !! D’ailleurs j’en viens à me demander si je serais capable d’en gérer un deuxième…

Bref, découragement (passager), fatigue physique et nerveuse, la femme parfaite est bien bien loin...!

Allez… Je vais débarrasser la table …  ^^

 

 

Quand elle m’imite…

Ma fille, ce qu’elle aime par dessus tout, c’est imiter les adultes.Chaque jour, je suis surprise par cette faculté qu’elle a de m’observer puis de reproduire les gestes.

– Quand je passe le balai, elle prend le sien et nettoie derrière moi.

– Quand je me maquille, elle prend mes pinceaux, mon baume à lèvres et sait parfaitement comment utiliser chaque accessoire!

– Quand je cuisine, elle prépare le repas dans sa mini « kitchenette »

– Quand elle porte son petit sac « dans le coude » comme les jeunes filles

– Quand elle remplit la machine à laver, le lave-vaisselle…

– Quand je parle et qu’elle reprend mes expressions et mon ton de voix « Bon! Alors! »

– Quand je corrige mes copies, et qu’elle barbouille en rouge ses feuilles de papier

– Et sûrement le plus émouvant, quand elle s’occupe de sa poupée, qu’elle la berce, la nourrit, lui donne son doudou,  dépose une petite couverture dans sa poussette pour qu’elle n’ait pas froid…

Je me dis alors qu’elle doit ressentir tout l’amour et la tendresse que j’éprouve pour elle ♥♥♥

avec poupée

S’écouter quand on est maman …

J’ai toujours eu énormément de mal à prendre des décisions. Je fais partie des gens qui hésitent longtemps, réfléchissent des heures et finissent par faire un choix dont ils ne sont pas vraiment sûrs. Pour moi le diction « agir c’est renoncer » s’applique à merveille. Je n’aime pas faire de choix, ça me met en stress total.

Alors au quotidien, comment je m’en sors ? Eh bah.. je demande l’avis de mes proches (je commence par mon mari, puis ma mère, puis mes copines, puis mes collègues…). En gros je recense un maximum d’avis, ce qui au final me met encore plus dans le brouillard. Sans compter ces gens « dominants » qui veulent m’imposer leur opinion … (« Tu sais moi à ta place… »).

Je me suis dit « quand tu auras des enfants, ce sera plus simple de t’imposer »… Que nenni ! 
Lorsque j’ai eu ma fille, comme toute bonne mère angoissée, j’ai eu besoin d’en parler. Et là ! La catastrophe ! Entre les docteurs (aux avis divergents), les collègues (moralisateurs), les amies qui ont des enfants (et qui donc savent TOUT)… Je n’arrivais pas à trouver ma place, à savoir ce qui était bon pour mon enfant.

Et puis j’en ai eu marre de ne pas réussir à profiter pleinement de mon nouveau bonheur. J’ai décidé d’écouter mon instinct. Attention ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, j’ai eu quelques rechutes (forum doctissimo … quoi de mieux pour s’angoisser doublement!). Mais petit à petit, ma vie de maman est devenue plus simple, plus naturelle. Je me fais confiance (enfin j’essaie, tout n’est pas encore gagné).

Bien sûr quand j’ai des soucis, je demande encore de l’aide, et j’adore discuter avec les autres et partager (d’où ce blog, ainsi que le groupe de discussion dont je fais partie sur Facebook : d’ailleurs si elles me lisent « Coucou les filles! »). Mais je ne me laisse plus intimider comme avant. Et je m’entoure des personnes qui me font du bien. Le tri a été nécessaire après la naissance de ma fille. Je me suis rapidement rendue compte que l’arrivée d’un enfant pouvait provoquer des jalousies… même chez des amis !

 Et j’essaie de me dire tous les jours « oui tu fais ce qui faut, oui tu es une bonne maman! »

A celles qui me lisent et qui se sentent un peu comme moi, je vous le dis « OUI VOUS ETES DE BONNES MAMANS » 🙂

(article très brouillon, mais qui vient du coeur…)

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Non !!! Pas la fête d’école !

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La fête d’école, ce moment si important où les enfants se mettent en scène devant des parents fiers, attendris, totalement fans… Je n’ai pas encore eu la joie de connaître ça, ma fille étant trop petite.

En revanche, mon métier de prof me permet d’y participer chaque année (depuis plus de 8ans) et je peux vous dire que c’est beaucoup moins sympa du point de vue des enseignants
Il faut trouver l’idée, entraîner les enfants, les déguiser, fabriquer le décor … Tout en tentant de boucler le programme scolaire ! Eh oui, certains parents l’oublient mais à la base on est là pour leur enseigner des choses, pas pour faire des spectacles 😉

Chaque fête d’école a son lot d’imprévus :
– Le rôle principal a la gastro
– « Maîtresse, j’ai oublié mon costume! »
– « Je connais plus mon texte! »
-« C’est quoi les gestes déjà?! »
– La pluie qui s’abat pendant le spectacle (en extérieur bien sûr), la sono qui crache, le micro qui ne fonctionne pas…
C’est aussi ça la fête d’école, c’est ce qui fait son charme 🙂

Et du côté des parents (pas tous heureusement, la majorité sont charmants):
– « On a rien vu! »
– « C’était trop fort/ pas assez fort! »
– « Pourquoi vous avez mis mon fils derrière? Vous l’aimez pas, c’est ça!! »
– « On a rien compris! »
– « Ça n’a pas dû être trop long à préparer…! »

Heureusement, on a aussi beaucoup de remerciements, et je peux vous dire que ça nous touche vu le temps et l’investissement qu’on y met ! 

Une fois la fête d’école finie, les enfants sont ravis, les parents aussi et les enseignants … soulagés ! Ouf, un an de tranquillité avant la prochaine 😉

Le doudou, un vrai membre de la famille …

Ma fille a choisi son doudou quand elle avait quelques mois.Un chat en peluche gris tout doux, tout mou avec de grandes pattes.

Et depuis, il l’accompagne à peu près partout :

– Dans la voiture
– Dans le lit pour les siestes et les nuits
– Dans le sac à langer quand elle se fait garder par la nourrice, sa mamie, sa tante…
– Dans la poussette
– Sur le canapé quand elle lit un livre ou regarde la télé
– A côté d’elle quand elle joue…

Nous le lavons souvent, elle adore le rechercher elle-même dans le sèche linge car il est tout chaud et il sent bon..

Elle se le colle sur le visage pour se rassurer, se caresse la joue avec ses grandes pattes, ou même le croque quand elle fait des dents. Bref c’est son ami, son fidèle ami qu’elle aime plus que tout.

Nous l’aimons aussi beaucoup, son papa et moi. Il nous a sauvé la mise plusieurs fois quand elle a été malade, ou se faisait des bobos.
Nous faisons très attention à ne pas le perdre, ce serait une tragédie pour tout le monde !

Bref, « Chacha » fait vraiment partie de notre famille… ❤ ❤ ❤