Comment j’ai réussi à faire dormir mon bébé

Avant tout, je tiens à tous vous souhaiter une belle année 2017 pleine de tout ce que vous souhaitez. Et surtout sans stress ni fatigue (oui je sais c’est impossible pour ceux d’entre vous qui sont parents mais on peut se le souhaiter quand même 😉

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Depuis la naissance de mon fils, fin octobre, j’écris moins sur le blog. Et pourtant je suis en congé maternité (qui se termine bientôt) et je suis donc tout le temps à la maison. Mais je peine à trouver du temps pour écrire, voir mes amis, m’occuper de la maison, faire la cuisine, voire me laver ^^

Mon fils m’a beaucoup accaparée car il dormait peu et surtout « mal » depuis sa naissance (micro-siestes de 5minutes). Et un nourrisson qui dort peu est un nourrisson fatigué. Et un nourrisson fatigué est un nourrisson qui pleure … beaucoup, beaucoup ! 
Après m’être assurée qu’il n’avait pas de souci d’ordre médical (type reflux), j’ai testé 1001 techniques pour faciliter son endormissement. 

Je vais donc vous les donner et vous dire lesquelles ont marché. Car à maintenant 2mois, il dort bien mieux qu’avant, même si ce n’est pas encore parfait. 

Les difficultés que j’ai rencontrées sont surtout sur la journée, car son endormissement le soir a toujours été beaucoup plus simple. 

Peut-être que certaines techniques fonctionneront avec vos bébés, ce que je vous souhaite, car je sais à quel point le manque de sommeil peut-être néfaste pour le bébé, mais aussi les parents, les frères et sœurs… Et cela peut avoir des répercutions négatives importantes sur l’équilibre du couple et de la famille (genre les engueulades au milieu de la nuit, ça vous parle ? )

  • Repérer les signes de fatigue de l’enfant

La base de la base. Coucher un enfant qui n’a pas sommeil, c’est s’assurer de perdre son temps et sa patience pour un résultat nul. J’ai eu du mal à savoir au début quand mon bébé était fatigué car il pleurait tout le temps (au cas où vous ne l’auriez pas encore compris ^^). Maintenant je repère bien certains signes qui ne trompent pas : il chouine (dans son transat, son parc mais aussi dans les bras), il frotte ses yeux, il ne fixe plus du regard (regard vague), ne sourit plus, s’agite. A ces signes, hop au dodo. Si on le couche avant ou après on risque de rater son « train du sommeil » et devoir attendre le prochain, environ 40minutes plus tard. Lorsqu’il était tout petit et que les signes étaient moins nets, je le couchais en moyenne 1h à 1h30 après son dernier réveil (j’avoue que ça ne marchait pas toujours).  

  • Respecter ses différentes phases

Un bébé a des phases simples : éveil, repas, dodo. Lorsqu’on le couche, il doit avoir suffisamment mangé (allez coucher un enfant qui a faim, c’est peine perdue!). Il doit aussi avoir eu des moments d’éveil « qualitatifs » (stimulations, discussions et câlins avec papa, maman…). 

  • S’assurer que rien ne le gène

Lorsqu’il pleure dans son lit, il peut par exemple avoir un petit rot coincé (il suffit de le lever et hop en général le rot sort tout seul) ou avoir mal au ventre (coliques). Un bébé douloureux aura du mal à s’endormir c’est évident. Le mien a eu pas mal de coliques, je pourrai vous faire un article spécial sur le sujet, si cela vous intéresse. Il peut avoir froid (voir dans le creux de son cou s’il est froid), ou chaud (il est rouge et chaud). Certains bébés n’arriveront pas à dormir avec la couche sale alors que ça n’en dérangera pas d’autres (comme ma fille, quelle crado ^^).

  • Respecter un rituel immuable

Un bébé doit comprendre ce qui se passe quand on va le coucher. Moi je lui explique à chaque sieste et coucher du soir que je vais le mettre dans son lit pour qu’il se repose, que je ne suis pas loin et qu’on se retrouve après. Je lui mets sa gigoteuse, sa petite musique (toujours la même), je lui donne son doudou… Et j’applique ce rituel à chaque fois. Ça le rassure et il ne panique plus comme au début quand je le dépose dans son lit. Puis au fur et à mesure qu’il grandit, on adapte les rituels en intégrant par exemple une histoire (ici)… 

  • Apprendre à reconnaître ses préférences de sommeil

Ma fille dormait mieux dans le bruit et la lumière alors que mon fils a besoin de calme et d’obscurité pour faire de bonnes siestes. Il faut trouver ce qu’ils aiment le plus et qui favorisera le calme et l’endormissement. Ça nécessite énormément d’observation (je n’ai fait que ça les premières semaines). On teste et on voit. 

Certains bébés auront un besoin de succion important et donc prendront le pouce (ou la tétine quand ils n’arrivent pas à prendre le pouce). Ma fille n’avait pas besoin de grand chose pour s’endormir petite alors que mon fils prend une tétine et un lange qu’il se frotte sur le visage (il aime même se recouvrir carrément le visage avec, et créer par la même occasion des attaques à sa mère …)

Chaque bébé a ses préférences sur l’endroit de la sieste : dans son lit, dans les bras, dans le transat, sur un coussin de maternité… Le mien s’endort très vite dans son cosy, il s’y sent rassuré et enchaîne les heures de sommeil. Ce n’est pas le mieux pour son dos, c’est pour cela que je limite aux siestes quand il a du mal à s’endormir. Mais bon, quand on a un bébé qui dort mal… Il vaut mieux qu’il dorme n’importe où plutôt que pas du tout ! En grandissant, il finira par accepter son lit petit à petit. Les balades en poussette et en voiture sont assez miraculeuses pour aider bébé à dormir, à tester quand on n’en peut plus (c’est mieux que de le jeter par la fenêtre…^^)

  • Les pleurs du soir

Au moment où je vous écris, nous sommes en plein dedans : à la tombée de la nuit (vive l’hiver et la nuit qui tombe vite!), bébé se met à pleurer sans réussir à s’endormir et est très difficile à calmer. On pense qu’il a faim alors on le nourrit. Sauf que ce n’est pas de la faim mais ce qu’on appelle les « pleurs du soir ». Ils commencent souvent autour de la fin du 1er mois de l’enfant et sont signes qu’il commence à faire la distinction jour-nuit (donc c’est plutôt positif !). Le point négatif c’est qu’on a un bébé inconsolable pendant quelques minutes à quelques heures (chez nous 2h en moyenne…). C’est usant surtout quand on a fait sa journée et qu’on est soi-même fatigué ! 

Pas de recette miracle, si ce n’est de se rassurer : c’est normal et ça s’arrête autour des 3mois du bébé. Nous on le prend en porte-bébé dans ces moments-là, on lui donne son bain pour le détendre et … on prend notre mal en patience.

  • Emmailloter son bébé

Les jeunes bébés ont ce qu’on appelle le « réflexe de Moro » qu’ils peuvent conserver jusqu’à 3 mois : c’est comme un sursaut qui leur fait écarter les bras d’un coup et peut donc les réveiller quand ils dorment. C’est tout à fait normal, le système neurologique n’est pas encore bien fini. Si cela les réveille, on peut les emmailloter (grâce à la couverture « miracle » de RedCastle par exemple). Cela les rassure et évite les réveils intempestifs. Pour mon fils, cela n’a pas fonctionné car il n’aimait pas être comprimé mais certains bébé aiment bien. 

  • Et quand ça ne marche pas ? 

Rien n’est miraculeux, il faut laisser du temps à son bébé. Il a passé 9 mois dans le ventre de sa maman, avec nourriture et dodo à volonté dans un cocon bien chaud et sécurisant. Avec la reprise du travail, souvent on a envie qu’il fasse ses nuits vite pour pouvoir nous-mêmes nous reposer. Mais il a son rythme propre et nous devons nous adapter à lui, même si c’est usant. Un bébé qui fait ses nuits à la sortie de la maternité et qui fait 3 grosses siestes par jour à 2 mois, ça n’existe pas ! (enfin si pour quelques rares chanceuses)

Petite info : Médicalement parlant, un bébé qui fait ses nuits c’est un bébé qui dort au moins 5h d’affilée entre 23h et 5h. Donc en gros, un bébé qui dort de 23h à 4h est considéré comme « faisant ses nuits »…Hum… Pour moi c’est pas une nuit ça !^^ 

  • Ne JAMAIS comparer aux autres

Le meilleur conseil que je pourrais donner (et que je n’applique pas toujours) : ne comparez pas votre bébé à ceux des autres. Il y aura toujours autour de vous des mamans dont le bébé dort 10h de suite par nuit dès sa naissance et qui fait plein de siestes facilement. Moi-même, j’ai eu pour ma fille beaucoup de chance concernant son sommeil. J’ai beau les élever de la même façon mais ils sont différents, il faut l’accepter. Ce n’est pas de notre faute si notre bébé dort mal, on n’est pas de mauvaises mères. On a juste un bébé qui a besoin d’être aidé dans son apprentissage du sommeil. 

Ah oui ! Une dernière astuce : parlez à votre bébé. Expliquez lui la situation. Je me souviens d’un soir où je n’en pouvais plus, je lui ai demandé de me laisser dormir car j’étais fatiguée et que j’avais besoin d’énergie pour bien m’occuper de lui. Je lui ai dit qu’il en était capable et que j’avais confiance en lui. Cette nuit là il a dormi 8h d’affilée. C’est peut-être un hasard mais je ne crois pas, ils comprennent tout ces petits machins-là ! 🙂

J’ai écrit un gros pavé mais j’espère que cela pourra aider certains d’entre vous.
Si vous avez d’autres conseils à ajouter, ou que vous avez vous-mêmes des difficultés dans le sommeil de votre bébé, n’hésitez pas à écrire en commentaire. On est là pour partager et s’entraider ! 

Allez je vais me coucher … ^^ 

 

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