Bah tu viens plus aux soirées …?!

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Les soirées … Les sorties entre amis… 

Je crois que c’est ce qui a le plus changé depuis que nous sommes parents. 

Avant, on improvisait des p’tites bouffes chez les uns, les autres, des soirées jeux, film… Musique à fond, de bonnes bouteilles… 
Des soirées qui durent jusqu’au petit matin…
Des lits improvisés dans le salon…
Des réveils en milieu de journée, le lendemain…
Un bon Efferalgan pour effacer la gueule de bois…

Ces soirées-là, vous voyez ? 

Maintenant les soirées sont un peu plus organisées, anticipées
On ne fait pas trop de bruit pour ne pas la réveiller.
On « n’improvise » pas car on ne peut plus (dormir n’importe où? Pas possible, on a pas le lit parapluie, ni les doudous…).
On ne boit pas trop car on sait que quoiqu’il arrive, on sera réveillés à 7h et qu’il faudra assurer (et je vous promets que gérer un enfant avec la gueule de bois, c’est sport… Oui oui j’ai testé une fois…).

Les amis qui ont des enfants comprennent car ils sont eux-mêmes dans le même « bateau ». Les autres, pas tous
Certains prévoient pour les enfants et d’autres pas du tout. Je ne leur en veux pas, c’est difficile parfois de se mettre à la place de parents quand on n’a pas d’enfant. 

Et maintenant, quand on sent le truc un peu trop « compliqué », parfois, on refuse des soirées. 
Une crémaillère très arrosée avec uniquement des adultes.
Un weekend dans un gîte avec des dortoirs en guise de chambres.
Un resto un peu huppé où il faut « bien se tenir ».
Un weekend trop loin où il y a énormément de route à faire.

Et ce n’est pas par « fainéantise » comme certains le penseront. 
C’est juste qu’on sait.
On sait qu’elle ne sera pas bien.
On sait qu’elle fatiguera.
Et on sait qu’elle ne profitera pas et nous non plus, du coup.

Nous sommes ces parents qui trimbalons beaucoup notre enfant avec nous. Elle a déjà pas mal bougé notre fille. Et nous avons continué de voir nos amis. Nous ne restons pas enfermés chez nous. 

Mais nous pensons à son bien-être autant qu’au nôtre. Et nous adaptons nos sorties, nos soirées, nos weekends.

Je me souviens qu’elle avait 15jours lors de sa 1ère sortie: le mariage d’une cousine du chéri. Eglise, salle de réception bondée sans pièce pour faire dormir les petits. Résultat, nous l’avons gardée dans nos bras, avec le DJ qui hurlait, la musique très forte, et plein d‘enfants qui venaient la toucher, lui remettre sa tétine, son doudou, lui faire des bisous… Elle a été sage, oh oui ! Tout le monde nous faisait la réflexion. Mais nous savions qu’elle n’était pas bien dans le fond. Environnement bien trop agressif pour un bout de chou de 2 semaines. 

Et au final, le soir, en rentrant après 2h de voiture, elle s’est mise à pleurer pendant des heures et des heures, inconsolable. Des pleurs de décharge, des pleurs de ras-le-bol. Mais ça, il n’y a que son papa et moi qui l’avons vu. 

Alors parfois, au risque de décevoir, et bien non, on ne va plus à toutes les soirées…