Aux jeunes mamans fatiguées …

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Mon dernier article remonte déjà à quelques semaines, et pour cause. Avec l’arrivée de mon p’tit chat, je n’ai plus beaucoup de temps pour écrire sur le blog (entre autre)

Etre maman d’un nourrisson, c’est un boulot à plein temps. Pendant la grossesse, on s’informe et on sait que ça ne va pas être facile. Les gens nous le disent aussi. Mais on ne réalise réellement la chose qu’une fois que bébé est là

Il y a des bébés plus « faciles » que d’autres. J’entends par là des bébés qui mangent ce qu’on leur donne sans problème, s’endorment partout, pleurent peu et se « transportent » facilement. 
Et puis il y a des bébés qui réclament plus d’attention, qui ont du mal à manger, qui dorment peu, pleurent beaucoup, ne supportent pas qu’on change leurs habitudes, leur environnement…

On ne sait jamais à l’avance comment sera notre bébé. C’est un peu comme jouer au loto! Et au sein d’une même famille, les enfants peuvent être très différents (mes enfants en sont un bon exemple!). 

Voici quelques petites choses que j’aimerais dire aux jeunes mamans fatiguées:

  • Ce n’est pas parce que bébé pleure beaucoup qu’on est des mauvaises mamans.
  • C’est normal de ne pas toujours réussir à comprendre son bébé (le traditionnel « une maman sait reconnaître les pleurs de son bébé » est très culpabilisant. Et pourtant, on a toutes vécu des moments de solitude avec un bébé qui pleure sans qu’on ne comprenne pourquoi) 
  • On a le droit d’en avoir marre parfois (et de regretter sa vie d’avant, même si ça ne dure pas bien longtemps) 
  • On ne doit pas s’isoler, surtout pas. Ce n’est pas parce qu’on est la maman qu’on doit tout gérer seule. Il y a le papa, le reste de la famille, les amis mais aussi le pédiatre, la PMI. N’hésitez pas à aller  parler aux gens de confiance qui vous entourent. Personnellement ça m’aide beaucoup dans les moments de « moins bien ».
  • La situation va forcément s’améliorer : que ce soit un bébé qui ne dort pas, pleure beaucoup ou mange mal, avec le temps les choses s’arrangeront forcément. Il faut se dire que ça ne durera pas éternellement, bébé va grandir. 
  • Il faut éviter les personnes « toxiques » : les mamans qui se vantent de leur bébé « en or », les donneurs de leçon, tous ces gens qui ne nous aident pas dans ces moments difficiles. Pas besoin de ça en plus. 
  • Relativiser. Je sais c’est très difficile de penser à autre chose quand son bébé est mal et qu’on se sent débordée. Et pourtant, lire un bouquin, écouter de la musique, regarder une bonne série, faire un peu de shopping… Toutes ces petites choses qui permettent de mettre de la distance avec notre vie de maman peuvent faire beaucoup de bien. 

La vie de maman n’est pas un long fleuve tranquille. J’aime beaucoup la phrase d’Audrey Hepburn qui résume parfaitement ce que je ressens :

Le plus difficile dans la maternité, c’est cette inquiétude intérieure que l’on ne doit pas montrer.

Nos enfants sont comme ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts. Et il faut faire avec. On ne fait pas de « mini-nous » ni « d’enfants parfaits ». On fait des enfants qui ont leur propre caractère, leur propre personnalité. Et c’est à nous, parents, de composer avec. 

Prenons un peu de recul (je me parle à moi-même également^^), soufflons un grand coup, et vivons les choses sereinement ! 

Moi et mon stress de maman

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Avant ma fille, je pensais savoir ce que c’était d’être stressée, stressée pour le permis, les examens, le travail, le manque de sous … 

Et puis quand elle est née, passée la vague d’émotions, il y a eu la vague de stress. Énorme, foudroyante, plus forte que tout ce que j’avais connu. Peur de tout pour elle. L’accident, la maladie, la souffrance. Peur de mal m’en occuper, de rater de choses, de commettre des erreurs.

Pour être honnête, 2 ans et demi après sa naissance, j’ai toujours ce stress en moi. Heureusement j’ai appris à le gérer, le dompter, le canaliser. 

Désormais je suis plus « relax ». De toute façon je n’avais pas le choix : c’était simplement intenable pour moi (et pour elle) de vivre dans cette angoisse constante. Je ne voulais pas gâcher nos moments de bonheur à m’angoisser pour d’hypothétiques problèmes à venir.

Comment j’ai fait ? 

Et bien, déjà j’ai essayé de me persuader que j’étais une bonne maman.
Rien que ça…
Et surtout j’ai changé ma définition que j’avais de la bonne maman.
Car il était là le problème.
Pour moi, une bonne maman était une maman sans faille, sans faiblesse, droite dans ses bottes, qui ne change pas d’avis et qui est constamment sûre d’elle et de ses choix. 

Alors une fois que je me suis détachée de cette image de la mère parfaite, j’ai commencé à souffler. Et quand ça ne va pas, j’ai quelques petits trucs qui m’aident.

  • J’essaie de relativiser en me posant la question « est ce que ce problème te paraîtra grave dans un an? » (euh… Ma puce qui ne veut pas manger de goûter… Dans un an… On s’en fichera en fait! Donc pas grave.)

  • Parfois je m’isole quelques minutes dans une pièce au calme (mes toilettes ^^) pour essayer de me détendre un peu

  • Je ne charge pas trop mes journées. C’est terrible de finir sa journée en se disant « je n’ai pas fait çi… Je n’ai pas fait ça… »

  • Je me dis que j’ai le droit de me tromper. On est humain et ce n’est pas parce que je laisse ma puce 30 minutes devant la télé qu’elle deviendra un légume écervelé. Ni une anorexique si je ne l’oblige pas à finir ses repas…

  • Je n’oublie pas que je ne suis pas seule, j’ai mon mari, ma maman, ma sœur, mon frère, mes amis… Ils me connaissent et je peux leur parler et compter sur eux quand ça ne va pas. Et ça fait un bien fou de se savoir entouré des bonnes personnes.

  • Et puis j’ai ce blog bien sûr qui me permet de raconter, d’échanger et qui m’a permis de rencontrer plein de gens chouettes qui vivaient des choses similaires aux miennes. Parler à des mamans qui se posent les mêmes questions que moi ou qui me donnent des conseils … Un vrai bonheur

Il y a des jours, où malgré tout le stress m’envahit, me déborde totalement. Alors j’attends, je prends mon mal en patience car je sais que ça ne durera pas. Je laisse l’émotion passer. Je commence à me connaître maintenant (les avantages de la vieillesse !!!). 

Je vous laisse sur cette citation que vous devez probablement connaître mais qui me parle plus que tout ! 

audrey Hepburn

Et vous ? Comment vivez-vous le stress d’être maman?