Du temps pour elle, lui, moi : l’équation impossible…

Lorsque j’étais seule, je me souviens avoir eu des moments où je m’ennuyais, où je tournais en rond chez moi… Ça vous étonne si je vous dis que je n’ai plus jamais ressenti cet ennui depuis que ma fille est née  ?

Depuis qu’elle est là, mon quotidien a beaucoup changé. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’un enfant ça ne change rien. C’est faux

Depuis qu’elle est là, j’ai 10fois plus de choses à gérer qu’avant. Et pourtant, je n’ai pas plus de temps. 

J’ai le même travail qu’avant, à temps plein, qui m’occupe autant qu’avant.
Nous avons une maison, qui demande beaucoup plus de boulot que notre ancien appart (un jardin pas encore fait, un étage à construire… Arf…).
Nous avons du coup un budget un peu moindre, qui demande à être géré plus rigoureusement (en d’autres termes, finis mes craquages inutiles, on achète IN-TE-LLI-GE-MMENT!)
J’ai les mêmes amis (dont certains que je vois beaucoup moins, car je n’ai pas toujours le temps. Ce qui me peine beaucoup d’ailleurs)
J’ai la même famille, dont je suis très proche et avec laquelle je passe autant de temps qu’avant (voire même un peu plus) 
J’ai le même chéri (heureusement 🙂), que parfois j’ai l’impression de croiser plus qu’autre chose.
J’ai les amis du chéri, la famille du chéri, éparpillés un peu partout en France que nous essayons de voir régulièrement.

Et il y a la puce, qui nous demande beaucoup de temps. Nous essayons de lui faire découvrir plein de choses, nous prenons le temps de jouer avec elle, de lui parler… Et tout ça remplit bien l’emploi du temps ! 

Bref, maintenant je comprends. Je comprends pourquoi je n’ai plus le temps de m’ennuyer comme avant. Et parfois c’est dur. Surtout pour quelqu’un comme moi qui aime de temps en temps rêvasser, traîner, procrastiner..

Et puis ces moments à m’occuper simplement de moi « tiens, j’irais bien chez le coiffeur! », « je vais aller boire un verre avec des copines », ou « plus rien dans le frigo, c’est pas grave :  resto! ». Bien sûr je vais au restaurant, je vois mes copines, je vais chez le coiffeur. Et je ne me plains pas car je sors assez souvent. Mais ce n’est plus spontané comme avant. Il faut que je trouve quelqu’un pour garder la puce (heureusement ma mère ❤ est tout près et me dépanne souvent) et caler une date. Bref S’OR-GA-NI-SER. 

Et parfois ça me pèse de devoir tout programmer, anticiper pour pouvoir débloquer quelques moments de tranquillité, de loisirs… 

Je ne culpabilise absolument plus quand je sors sans ma fille. Je l’ai fait au début et puis j’ai appris avec le temps à profiter de ces moments, bien plus qu’avant. Maintenant, quand je vais au resto, au ciné, faire les soldes pour moi, ce sont de vrais moments de fête! Car ils sont plus rares qu’avant. Ils me reboostent et me permettent de retrouver ma famille en étant sereine et détendue. 

Et quand je déprime de ne pas réussir à tout équilibrer comme j’aimerais, je la regarde et je me dis que nous avons fait le bon choix. Que sans elle, la vie serait plus calme, plus tranquille, plus reposante certes, mais sans soleil, sans joie, sans couleur...

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Moi et mon stress de maman

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Avant ma fille, je pensais savoir ce que c’était d’être stressée, stressée pour le permis, les examens, le travail, le manque de sous … 

Et puis quand elle est née, passée la vague d’émotions, il y a eu la vague de stress. Énorme, foudroyante, plus forte que tout ce que j’avais connu. Peur de tout pour elle. L’accident, la maladie, la souffrance. Peur de mal m’en occuper, de rater de choses, de commettre des erreurs.

Pour être honnête, 2 ans et demi après sa naissance, j’ai toujours ce stress en moi. Heureusement j’ai appris à le gérer, le dompter, le canaliser. 

Désormais je suis plus « relax ». De toute façon je n’avais pas le choix : c’était simplement intenable pour moi (et pour elle) de vivre dans cette angoisse constante. Je ne voulais pas gâcher nos moments de bonheur à m’angoisser pour d’hypothétiques problèmes à venir.

Comment j’ai fait ? 

Et bien, déjà j’ai essayé de me persuader que j’étais une bonne maman.
Rien que ça…
Et surtout j’ai changé ma définition que j’avais de la bonne maman.
Car il était là le problème.
Pour moi, une bonne maman était une maman sans faille, sans faiblesse, droite dans ses bottes, qui ne change pas d’avis et qui est constamment sûre d’elle et de ses choix. 

Alors une fois que je me suis détachée de cette image de la mère parfaite, j’ai commencé à souffler. Et quand ça ne va pas, j’ai quelques petits trucs qui m’aident.

  • J’essaie de relativiser en me posant la question « est ce que ce problème te paraîtra grave dans un an? » (euh… Ma puce qui ne veut pas manger de goûter… Dans un an… On s’en fichera en fait! Donc pas grave.)

  • Parfois je m’isole quelques minutes dans une pièce au calme (mes toilettes ^^) pour essayer de me détendre un peu

  • Je ne charge pas trop mes journées. C’est terrible de finir sa journée en se disant « je n’ai pas fait çi… Je n’ai pas fait ça… »

  • Je me dis que j’ai le droit de me tromper. On est humain et ce n’est pas parce que je laisse ma puce 30 minutes devant la télé qu’elle deviendra un légume écervelé. Ni une anorexique si je ne l’oblige pas à finir ses repas…

  • Je n’oublie pas que je ne suis pas seule, j’ai mon mari, ma maman, ma sœur, mon frère, mes amis… Ils me connaissent et je peux leur parler et compter sur eux quand ça ne va pas. Et ça fait un bien fou de se savoir entouré des bonnes personnes.

  • Et puis j’ai ce blog bien sûr qui me permet de raconter, d’échanger et qui m’a permis de rencontrer plein de gens chouettes qui vivaient des choses similaires aux miennes. Parler à des mamans qui se posent les mêmes questions que moi ou qui me donnent des conseils … Un vrai bonheur

Il y a des jours, où malgré tout le stress m’envahit, me déborde totalement. Alors j’attends, je prends mon mal en patience car je sais que ça ne durera pas. Je laisse l’émotion passer. Je commence à me connaître maintenant (les avantages de la vieillesse !!!). 

Je vous laisse sur cette citation que vous devez probablement connaître mais qui me parle plus que tout ! 

audrey Hepburn

Et vous ? Comment vivez-vous le stress d’être maman? 

La seule à me redonner le sourire…

Il y a parfois dans la vie des moments difficiles. J’en ai vécu comme tout le monde. J’ai souffert, avancé, reculé, touché le fond, remonté… Mais je pense être quelqu’un d’assez fort qui finit toujours par remonter la pente. Malgré tout, par moments, des souvenirs, des angoisses, des peurs refont surface. On n’oublie pas les souffrances.

Depuis que ma fille est née, j’ai passé beaucoup de temps à m’inquiéter pour elle : sa santé, son bien-être, son développement, son éveil… Je sais que je ne peux évidemment pas lui épargner certaines souffrances de la vie, mais je fais le maximum pour qu’elle se sente bien, et qu’elle soit heureuse. C’est mon devoir de mère.

Et puis, en grandissant, elle s’est mise à comprendre de mieux en mieux et à parler de plus en plus. Je me rends compte qu’elle sent très vite quand je vais mal. Tout comme je sens quand elle va mal. Difficile que l’une des deux se sente bien quand l’autre ne l’est pas. Je me suis toujours sentie proche d’elle mais encore plus depuis que je me suis rendue compte de ça. 

Récemment, un petit coup de mou m’a clouée au lit. Fatiguée, envie de rien, retour des fêtes difficile. Un épuisement physique et nerveux. Ma puce a passé son temps collée à moi. Je ne pouvais même plus aller aux toilettes tranquille ! 

« Ze veux voir maman! »
 » Tu vas bien maman? »
 » Tu veux pas manger maman? »
 » Tu es fatiguée maman? »
« Regarde maman ze mets tes lunettes! »
« Maman, viens dans ma cabane! »
 » Tiens maman, ze te mets ta couwetu (couverture) »
 » Tu veux un petit chocolat maman? »

A mes petits soins… Et pourtant j’ai essayé de ne pas me montrer trop mal devant elle. Mais elle a compris. Elle a voulu s’occuper de moi. J’ai eu le droit à des spectacles, des chansons, des clowneries…

Et ça a marché. Elle m’a redonné le sourire, l’envie de me rebooster. Avec toute son innocence d’enfant.

Je savais que devenir mère allait me rendre heureuse et fière mais pas à ce point. Cette sensation que ce lien particulier m’unira à elle telle qu’il m’unit à ma maman pour toute la vie…  

Bref, je l’aime mon ptit bout de chou, un vrai rayon de soleil dans ma vie ❤

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(Ok c’est un peu gnangnan et brouillon mais ça vient du coeur…)

Que peut-on se souhaiter pour 2016?

Et voilà ! L’année 2015 est finie. Je suis étonnée de voir à quelle rapidité ça passe, une année… 

Ça n’a pas été une belle année avec tous les événements que vous connaissez. Marquée par la peur, l’angoisse, les désillusions … 

On ne peut évidemment pas promettre que 2016 sera meilleure, on peut juste le souhaiter très très fort.

A titre personnel, cette année aura été celle de la construction de ma maison, des 2 ans de ma puce, de mon passage en classe maternelle, de mon blog aussi. Une année durant laquelle j’ai pu réaliser en partie les projets que je souhaitais. Une année constructive. Une année épuisante aussi, à tous les niveaux…

Et maintenant, que pourrait-on se souhaiter pour 2016 ?

  • La santé 

Evidemment c’est la base ! Nous, nos enfants, nos parents, nos grands parents, nos amis…  

  • Le bonheur 

Bah oui quand même ! Mais c’est quoi être heureux ? C’est faire en sorte que la balance des émotions penche du côté positif (sachant qu’on ne peut pas éviter les émotions négatives). Et puis le bonheur c’est aussi savoir se satisfaire de petites choses. Sans regarder ce que les autres ont à côté. Sans se comparer. Et voir le verre à moitié plein (dit l’éternelle défaitiste insatisfaite^^).

  • Prendre soin de soi

 Etre égoïste. S’écouter. Ne pas se laisser influencer. Suivre notre voie à nous. Quoi que les autres en disent, en pensent. Se faire confiance. Etre indulgent face à soi-même. S’aimer finalement… 

  • Prendre soin des autres

De notre famille et nos amis. Et pourquoi pas nos collègues aussi, et les voisins… Ne pas laisser les gens en souffrance, les écouter, les réconforter. 

  • Réaliser ses projets

Peu importe qu’ils soient petits ou gros, nombreux ou pas. Ne pas être trop ambitieux. Avancer pas à pas, à notre rythme. 

  • Ne pas se laisser bouffer par le quotidien

Facile à dire, surtout pour les parents. Essayer parfois d’amener un peu de fantaisie à nos vies, un peu de légèreté. Rire est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour aller mieux et dédramatiser des situations angoissantes. Ça ne coûte rien et c’est bon pour la santé 🙂

  • Prendre des risques

Car la vie est courte malheureusement. Et que ça passe trèèèès vite. Alors, parfois, il ne faut pas trop se poser de questions, et se laisser guider par ses envies, son instinct. Haut les cœurs ! 

 

Sur ce, je vous souhaite à tous et toutes la meilleure année possible.

Avec un maximum d’émotions, de bonnes surprises, et d’enrichissement !

 

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Il est comme ça, son papa…

Je me rends compte que je vous ai peu parlé du papa de la puce. C’est quelqu’un de discret, adorable dont je suis tombée amoureuse il y a 4ans. Et depuis 2ans, je l’ai découvert sous un angle que je ne connaissais pas : je l’ai découvert « en papa »…

Avant d’avoir notre fille, nous n’avions pas discuté prénom, éducation, autorité … Non non non… (on est des fous nous ! 😉 ).  On se disait qu’on en parlerait « quand bébé sera là » et notre poupette a pointé le bout de son nez rapidement après. 

J’ai alors découvert chez lui quelques traits de caractère que je ne lui connaissais pas ! 

  • Papa zen : J’étais hyper angoissée pendant la grossesse alors que lui vivait les choses de manière détendue, certain que tout allait bien se passer. Vous l’auriez vu le jour de l’accouchement, tout sourire, tranquille, aucune crainte… Il m’a bluffée ! Et désormais, dès que j’ai une angoisse concernant notre puce, je sais qu’il va m’aider à dédramatiser (et j’en ai besoin!)

  • Papa qui gère ! Les couches, les réveils nocturnes, les maladies, les crises d’opposition… Ce papa-là ne se défile pas. Il se retrousse les manches et gère les bons et les mauvais moments !

  • Papa patient : Beaucoup plus que moi quand la puce refuse 5fois de suite de se laver les dents par exemple … hum hum

  • Papa à l’écoute : Il prend le temps de l’écouter, de la comprendre, d’échanger avec elle.

  • Papa gâteau : Pas super câlin de nature, ( sauf avec moi heureusement :-)), il adore bisouiller la puce, lui faire des câlins. Il craque quand elle lui dit « Ze t’aime cré fort papa », pleure devant des photos d’elle bébé…

  • Papa caaaalme : Ne crie jamais. Je ne sais pas comment il fait !

  • Papa bienveillant mais pas collant : Il est là pour elle si besoin, mais l’aide à s’autonomiser au quotidien, à se dépatouiller toute seule, à grandir tout simplement.

Notre fille adore son « Papou« , ils sont très complices et moi je craque complètement en les voyant ensemble. 

C’est un super papa.

Bon rassurez-vous, il est bourré de défauts aussi … (les chaussettes qui traînent on en parle ? 😉 )

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