Une journée sans eux…

Mes enfants, je les ai très souvent avec moi. Sauf quand je travaille. 

Le soir je m’en occupe beaucoup seule car leur papa rentre assez tard du travail.
Je passe aussi une grande partie des vacances seule avec eux. 

 Je les amène partout avec moi quand c’est possible. Bien sûr, parfois, ma fille va à la garderie et mon fils fait du rab de nourrice quand j’ai des réunions au boulot, ou des RDV auxquels je ne peux vraiment pas les amener avec moi. Et puis ma maman me dépanne quand j’ai besoin.

Mais je fais très peu garder les enfants si je n’ai pas de « vraie raison ».

Cette semaine, j’ai décidé de les déposer tous les deux une journée entière chez la nourrice. Une journée juste pour moi. 

Je les dépose donc vers 9h et je rentre chez moi. 
Et là, je tourne en rond…
J’ai exactement 8h devant moi, seule, dans ma maison.
Je ne suis pas habituée à ce silence.
Un peu perdue…
Un peu coupable aussi de les laisser alors que je n’avais pas de réel besoin de le faire (si ce n’est être un peu tranquille).
Je vois leurs jouets traîner, la maison est triste sans eux…
 
Allez! Il faut que je m’occupe.

 Je m’attaque au grand ménage.
Les heures passent.
Je ressens presque du plaisir à nettoyer, récurer, ranger sans être constamment interrompue par des « tatatatata » ou des « maaaaamaaaan »!

J’ai faim, je me pose sur le canap’ avec un grand plateau rempli de n’importe quoi. Il est 14h. Ne pas regarder l’heure, ni l’équilibre alimentaire… Ce genre de luxe que je ne peux pas m’offrir quand les enfants sont là… 

Je me pose un peu devant des niaiseries à la télé… et me réveille 2h plus tard… Ah la sieste… je ne me souvenais même plus ce que c’était !

J’ai envie de musique, forte, très forte. Je trie des papiers que je devais ranger depuis plus de 6mois, en chantant. 

16h30, ma journée sans enfants touche bientôt à sa fin. 

J’ai fait du ménage, j’ai un peu dormi, j’ai mangé n’importe quoi.
Oui je sais, ça ne fait pas rêver.
Mais je crois que le vrai bonheur dans tout ça, c’était de faire les choses que je voulais faire au moment où je voulais les faire.
Avec les enfants, je dois suivre constamment leurs rythmes (qui pour compliquer les choses, ne sont pas tout les mêmes entre une petite fille de 4 ans et un bébé de 9mois).
Je cours partout, j’anticipe, je prépare,  je programme … Et c’est très fatiguant au quotidien car à aucun moment, je ne m’écoute moi. 

Alors cette journée m’a fait du bien. Peut-être que j’en ferai d’autres, des comme ça. Sûrement même. Et peut-être que j’en profiterai pour aller chez le coiffeur, ou faire les boutiques. 

Ces moments restent rares. Mes enfants sont encore petits et ils ont besoin de moi. Je n’ai pas de mal à les laisser, mais j’ai encore du mal à profiter des moments sans eux pour m’occuper juste de moi. Je crois que je ne sais plus faire en fait

Et pourtant je suis persuadée que c’est important voire essentiel, de prendre ce temps sans enfants. Pour être mieux avec eux par la suite. Et puis pour se retrouver soi-même. Il y a encore du chemin, mais je progresse 🙂

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Et vous ? Arrivez-vous à laisser vos enfants pour vous occuper de vous ?

 

Du temps pour elle, lui, moi : l’équation impossible…

Lorsque j’étais seule, je me souviens avoir eu des moments où je m’ennuyais, où je tournais en rond chez moi… Ça vous étonne si je vous dis que je n’ai plus jamais ressenti cet ennui depuis que ma fille est née  ?

Depuis qu’elle est là, mon quotidien a beaucoup changé. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’un enfant ça ne change rien. C’est faux

Depuis qu’elle est là, j’ai 10fois plus de choses à gérer qu’avant. Et pourtant, je n’ai pas plus de temps. 

J’ai le même travail qu’avant, à temps plein, qui m’occupe autant qu’avant.
Nous avons une maison, qui demande beaucoup plus de boulot que notre ancien appart (un jardin pas encore fait, un étage à construire… Arf…).
Nous avons du coup un budget un peu moindre, qui demande à être géré plus rigoureusement (en d’autres termes, finis mes craquages inutiles, on achète IN-TE-LLI-GE-MMENT!)
J’ai les mêmes amis (dont certains que je vois beaucoup moins, car je n’ai pas toujours le temps. Ce qui me peine beaucoup d’ailleurs)
J’ai la même famille, dont je suis très proche et avec laquelle je passe autant de temps qu’avant (voire même un peu plus) 
J’ai le même chéri (heureusement 🙂), que parfois j’ai l’impression de croiser plus qu’autre chose.
J’ai les amis du chéri, la famille du chéri, éparpillés un peu partout en France que nous essayons de voir régulièrement.

Et il y a la puce, qui nous demande beaucoup de temps. Nous essayons de lui faire découvrir plein de choses, nous prenons le temps de jouer avec elle, de lui parler… Et tout ça remplit bien l’emploi du temps ! 

Bref, maintenant je comprends. Je comprends pourquoi je n’ai plus le temps de m’ennuyer comme avant. Et parfois c’est dur. Surtout pour quelqu’un comme moi qui aime de temps en temps rêvasser, traîner, procrastiner..

Et puis ces moments à m’occuper simplement de moi « tiens, j’irais bien chez le coiffeur! », « je vais aller boire un verre avec des copines », ou « plus rien dans le frigo, c’est pas grave :  resto! ». Bien sûr je vais au restaurant, je vois mes copines, je vais chez le coiffeur. Et je ne me plains pas car je sors assez souvent. Mais ce n’est plus spontané comme avant. Il faut que je trouve quelqu’un pour garder la puce (heureusement ma mère ❤ est tout près et me dépanne souvent) et caler une date. Bref S’OR-GA-NI-SER. 

Et parfois ça me pèse de devoir tout programmer, anticiper pour pouvoir débloquer quelques moments de tranquillité, de loisirs… 

Je ne culpabilise absolument plus quand je sors sans ma fille. Je l’ai fait au début et puis j’ai appris avec le temps à profiter de ces moments, bien plus qu’avant. Maintenant, quand je vais au resto, au ciné, faire les soldes pour moi, ce sont de vrais moments de fête! Car ils sont plus rares qu’avant. Ils me reboostent et me permettent de retrouver ma famille en étant sereine et détendue. 

Et quand je déprime de ne pas réussir à tout équilibrer comme j’aimerais, je la regarde et je me dis que nous avons fait le bon choix. Que sans elle, la vie serait plus calme, plus tranquille, plus reposante certes, mais sans soleil, sans joie, sans couleur...

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