La culpabilité de ne pas faire plus

-Maman, je m’ennuie je sais pas quoi faire ! (50 fois par jour)
-Maman, on joue que toutes les deux ? 
-Maman, pourquoi tu prends pas plus de temps juste avec moi ? 
-Maman, pourquoi mon petit frère il prend beaucoup de place?
-Maman, je voudrais te faire un câlin mais je sais bien qu’il va être jaloux.
-Maman, tu peux éteindre ton ordinateur? Tu travailleras plus tard!

Les réflexions de ma fille, nombreuses, depuis le début des vacances. 
Et pourtant, je suis en vacances en même temps qu’eux, j’ai donc logiquement plus de temps à lui accorder que dans le reste de l’année. 

Sauf que, nous sommes en plein travaux dans la maison, et que c’est assez lourd à gérer.
Sauf que, son petit frère est là aussi, et hormis sa sieste de l’après-midi, me sollicite beaucoup (petit garçon hyper sociable qui ne supporte pas d’être seul).
Sauf que, les vacances, c’est du temps que j’utilise aussi pour faire le point dans la maison (vous savez, le grand ménage, le grand tri, tout ça, tout ça…).
Sauf que, avec la fatigue de l’année accumulée, je suis un peu moins motivée à lancer des activités de ouf ! (même si on fait une sortie par jour histoire que tout le monde s’aère).
Sauf que, moi je suis en vacances, mais pas le papa.
Sauf que, bordel moi aussi je suis en vacances ! Moi aussi j’ai envie de profiter de mon hamac et de me faire les ongles en sirotant un mojito ! Et pouvoir appeler les copines!

Alors j’essaie de couper la poire en deux, je passe des moments avec elle quand je sens qu’elle en a besoin. Nous jouons tous les jours à ses jeux de société favoris. 
Et puis, quand j’estime que cela fait assez longtemps et quand j’ai d’autre chose à faire (ou envie de faire autre chose), je lui dis de s’occuper toute seule. C’est souvent le drame et ça me fait culpabiliser parfois. C’est sûr que si elle était fille unique, on aurait beaucoup plus de moments à deux, on pourrait aussi se faire des sorties qui sont actuellement impossibles avec son petit frère… Elle serait sûrement moins en demande de passer du temps avec moi. 

Et pourtant, je ne regrette pas cette fratrie. Je trouve ça hyper riche pour elle d’avoir un frère. la complicité entre eux est chouette à voir, et même quand ils se bastonnent, ils apprennent quelque chose de fondamental : vivre avec les autres, malgré les différences de caractère. 

Je lui dis parfois qu’elle a tellement de chance de s’ennuyer, que j’aimerais moi aussi avoir des moments d’ennui. Car c’est dans ces moments-là qu’on devient créatif, qu’on développe notre imaginaire, notre prise d’initiative… 

Et puis moi, mère tellement imparfaite mais qui souhaite plus que tout au monde voir mes enfants heureux et épanouis, j’apprends à moins culpabiliser. Je suis humaine, j’ai mes limites, et j’ai le droit aussi de m’épanouir pas uniquement dans mon rôle de maman. C’est bien plus facile à écrire qu’à faire. Mais c’est essentiel de ne pas s’oublier, j’en suis certaine…

IMG_7827.JPG

Et vous ? Culpabilisez vous parfois de ne pas faire assez avec vos enfants? 

Article sélectionné et relayé par le Huffington Post

Publicités

4 mois à 4 …

6tag_140317-210715.jpg

Cela fait 4 mois que ptit Chat est né, que notre famille compte autant d’enfants que d’adultes. 

  • 4 mois que le chéri et moi essayons de faire coïncider les heures de sommeil de nos deux enfants
  • 4 mois que le panier à linge déborde de partout
  • 4 mois que cohabitent les couches et le réhausseur des toilettes
  • 4 mois que les jouets se multiplient dans la maison
  • 4 mois que nous essayons de trouver du temps avec chaque enfant (et accessoirement du temps juste nous les parents)
  • 4 mois qu’on a ressorti la mini baignoire, les biberons, les bavoirs…
  • 4 mois que la maison est devenue bien bruyante (entre les pouet-pouet, les hochets, les cris, les rires, les pleurs…)
  • 4 mois que je tente d’être super organisée (même si j’ai l’impression d’être nulle quand je vois certaines mamans)
  • 4 mois que l’homme me manque cruellement quand je dois embarquer seule les deux enfants pour les rdv docteur, ophtalmo, kiné respiratoire…
  • 4 mois que nous sommes émerveillés par notre petit bonhomme tellement différent de sa soeur
  • 4 mois que ma puce a énormément besoin de moi et a peur qu’on ne s’occupe plus d’elle
  • 4 mois qu’on a plus le temps de téléphoner à nos amis, d’organiser des soirées…
  • 4 mois de « coucou bébé! », « chérie tu veux bien remettre la tétine de ton petit frère », « attention il t’a bavé dessus! »
  • 4 mois que je me dis que je dois m’inscrire à un sport … Et que j’abandonne car je trouve ma vie assez sportive comme ça
  • 4 mois que je dépense beaucoup trop sur le net pour eux (ils grandissent si vite et je ne peux pas réutiliser les vêtements de l’un pour donner à l’autre ^^)
  • 4 mois que la pharmacienne m’appelle par mon prénom
  • 4 mois que j’entends « oh la chance d’avoir un gars et une fille » (bah oui car deux filles ça aurait été un drame c’est évident ^^)
  • 4 mois qu’on me dit qu’il ressemble à sa soeur. Et qu’ils ressemblent à leur père (et jsuis même pas vexée, jprefère qu’ils lui ressemblent plutôt qu’à moi!)
  • 4 mois que j’ai des cernes de fou et que mes rides ont triplé
  • 4 mois que je plie, déplie la poussette 4 fois par jour 
  • 4 mois que j’ai tout le temps mal au dos (cf phrase au dessus)
  • 4 mois (ou presque) qu’on me demande « et le p’tit troisième c’est pour quand? »

Je vous mentirai si je vous disais que 2 enfants, ce n’est que du bonheur. C’est dur  (mais je pense que ce qui est vraiment dur ce que leur papa bosse beaucoup et finit assez tard, et que du coup je suis souvent seule avec eux). Ma puce est la grande sœur, mais elle n’a que 3 ans et demi, elle reste une petite fille pour qui la situation est parfois difficile à gérer. 

Mais nous ne regrettons pas notre famille. Elle n’est pas parfaite, mes enfants ne le sont pas, le papa et moi non plus, mais nous avançons ensemble dans les bons moments comme dans les mauvais. 

Prendre chaque jour comme il vient et se dire que c’est ça la vie de famille. Je veux dire la VRAIE vie de famille, pleine de cris, de cacas qui débordent de la couche, de jouets qui traînent, de tags de feutre sur le canapé…

Plus tard, je suis sûre, un jour, tout ça nous manquera… 

Les enfants se suivent… et ne se ressemblent pas!

WP_20161031_12_56_50_Pro.jpg

Hello, me revoilà après un bon bout de temps. Je tenais déjà à vous remercier d’être fidèles et de continuer à suivre nos aventures. 

Depuis presque 3 semaines, me voilà maman de 2 enfants. Et je suis complètement débordée par mes nouvelles tâches ! 

Mon p’tit bonhomme a tout simplement fait voler en éclat l’organisation de notre famille de trois. Nous avions un petit rythme de croisière bien installé avec notre puce de 3 ans qui est une petite fille autonome, débrouillarde, qui mange et s’habille toute seule, dort facilement aux siestes et la nuit et qui est propre jour et nuit … Trop facile quoi ! 

Et puis mon bébé est arrivé. Et je pensais pouvoir gérer comme j’avais fait avec sa soeur sauf que … Il n’est pas DU TOUT comme sa soeur ! 

Déjà, je l’allaite alors que je ne l’avais pas fait pour ma puce. J’en reparlerai sûrement, mais donner le sein est beaucoup plus compliqué que le biberon (enfin pour moi). On ne sait pas les quantités réelles qu’il prend et j’ai un gros glouton qui en plus adoooooore passer sa vie collé au sein de maman. Donc je ne fais que ça. Je vous passe les douleurs et les longues heures bloquée sur le canapé (à ne rien pouvoir faire d’autre…). Ma fille était une toute petite mangeuse (et en plus elle avait un reflux, ce qui n’arrangeait rien). Je tente la tétine pour réussir à le détacher un peu et avoir le temps de manger un bout ou prendre ma douche … 

Ma fille était un bébé déjà « autonome ». J’entends par là qu’elle aimait rester dans son landau ou son transat à regarder le monde. Elle pleurait très peu et ne semblait pas avoir besoin de nous ! ^^ Elle n’aimait pas trop être dans les bras.
Alors que mon fils… une vraie glue ! Il panique rapidement si on le laisse seul dans son landau, il faut venir le voir, le porter, le bercer, le bisouiller, le mettre contre nous en porte-bébé… Bref il est très demandeur de contact.

Ma fille dormait bien la nuit. Elle a commencé à la maternité à enchaîner 5 à 6 heures de dodo. Le rêve ! Et la nuit quand elle réclamait son biberon, je me souviens que je me levais, j’allais la chercher dans sa chambre (et oui elle a dormi dès le début dans son lit dans sa chambre), je lui donnais son bib, un rototo et hop au dodo. Elle s’endormait encore pour quelques heures. 
Mon fils ne dort … pas ! En tout cas très peu la nuit. Je crois que depuis sa naissance, mes nuits n’ont pas excédé 3h (et je ne vous cache pas que c’est très difficile de dormir si peu depuis 3 semaines…). Il tète, semble s’endormir, je le repose, il se réveille, hurle, je le prends, il tète, semble s’endormir, je le repose… Bref vous avez compris l’engrenage ? J’ai tenté le cododo mais ce n’est pas trop mon truc, je dors mal et lui aussi car il passe son temps à chercher à tétouiller. Le laisser pleurer, euh, je ne tiens pas longtemps. Le bercer en porte-bébé pendant des heures oui mais la nuit ça devient épuisant (si vous avez une solution je suis preneuse car je n’ai absolument pas connu ça avant). Evidemment il ne dort pas dans sa chambre, son landau est au pied de notre lit dans la chambre parentale. 

Et puis physiquement, ils sont différents même s’ils ont des traits communs. On voit bien la différence garçon/fille. Le regard aussi est différent. Ma puce a toujours eu son « regard fusillant » et sa mine boudeuse, alors que mon p’tit bonhomme a un regard plus doux. Elle a des yeux ronds comme des billes, lui des yeux en amande

Mais l’un comme l’autre, ils sont les plus beaux à mes yeux et je les aime avec la même force. 

sélection Hellocoton