L’allaitement…et moi…

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Dans un article précédent, je vous avais fait part de mon envie d’allaiter mon 2ème enfant. Il a maintenant 3 semaines, et je me dois de vous donner des nouvelles (oui oui je tiens mes promesses!).

Quelques mois avant sa venue au monde, j’ai eu envie de tester l’allaitement. « Tester » c’est le mot. Je n’ambitionnais pas de l’allaiter exclusivement jusqu’à ses 3 ans, je voulais juste « essayer pour voir ». Je suis convaincue des bienfaits du lait maternel même si je ne rejette pas les biberons (d’ailleurs c’est ce que j’ai fait pour ma puce et elle se porte trèèèès bien).

A la naissance, lorsque j’ai pu le poser sur mon ventre après l’avoir attrapé (oui oui j’ai pu le prendre moi-même par dessous les bras pour finir de le sortir, c’était top!) la sage-femme m’a demandé si je voulais l’allaiter. 
Malgré la nuit blanche et l’hémorragie que je venais de subir, j’étais motivée. « Oui oui je veux essayer!« . On me l’a donc installé et … il a tout de suite compris le truc et tété comme un fou ! « Il est top votre bébé, il a tout compris! ». J’étais contente, détendue et surprise que tout soit si simple ! Bref le bonheur… 

Et puis j’ai rejoint ma chambre dans laquelle je suis restée 3 jours. Toute seule avec mon bébé, j’ai eu le droit à plein de conseils (antagonistes) des puéricultrices (positions pour allaiter, détails sur la montée de lait…). Et à mes questions très cartésiennes  « combien il doit téter de fois par jour? », « combien de temps doit durer chaque tétée? », on m’a répondu de façon unanime « c’est à la demande, c’est lui qui choisit »

Ok. La réponse était simple mais dans la pratique… C’était autre chose ! Mon bébé adooorait téter. Il tétait tout le temps. Et dès que je le reposais, il pleurait. Le personnel trouvait ça super. Moi un peu moins… J’avais mal, j’étais bloquée et je ne faisais rien d’autre. Il pleurait aux changes, au bain … C’était très simple, soit il mangeait, soit il pleurait. Une nuit, une puéricultrice a même voulu me le prendre 2h pour que je dorme un peu. Résultat, au bout de 20min elle m’a ramené mon petit hurlant en me disant « je vous le rends, nous n’arrivons pas à le calmer, il a tenté de téter tout le personnel »^^. Eh bah ca promet ! (me suis-je dit …). 

Retour à la maison. Et la même chose. Cette fois, j’ai un peu de renfort : le papa, ma grande puce, le porte-bébé, la poussette et la voiture. Et … mes seins … qui commencent à saturer autant que moi !

Je loue un tire-lait que je n’ai eu le temps d’utiliser qu’une fois pour en sortir 50 pauvres petits millilitres… (autant dire à peine l’entrée pour mon goulu). Je prends aussi une boite de lait relais, conseillée par mon sage-femme, mais à utiliser avec modération pour les moments de « j’en peux plus, je veux me pendre! ». 

Et voilà où j’en suis ! Mon loulou grandit bien, mais pleure encore beaucoup. J’ai le sentiment qu’il a toujours soif (et avec l’allaitement, on ne sait pas combien il boit). Il a peut-être des coliques ? Du reflux ? Un besoin de succion ? (Il ne veut ni tétine ni petit doigt) Un besoin d’être tout près de sa maman ? (les câlins oui, les tétées constantes non!)… Ou simplement des besoins importants? 

Je ne sais pas encore le devenir de cet allaitement. Je pense que j’aurais tout fait pour que ça marche mais en toute honnêteté, je n’y trouve plus beaucoup de plaisir. J’ai peut-être raté un truc, ou bien tout simplement, ce n’est pas fait pour moi. Je me laisse un peu de temps (et mon rdv chez mon doc pour en parler avec lui). 

J’ai hâte de pouvoir avoir plus d’interactions avec mon p’tit chat, autres qu' »alimentaires ». 

Bref je vous redonne des nouvelles très vite (enfin si ça vous intéresse!) de cette grande aventure qu’est l’allaitement ^^ 

Edit : après une visite chez mon doc hier, qui a vu mon état déplorable, nous avons décidé de commencer à le sevrer doucement, en faisant un allaitement mixte pendant quelques semaines. Ainsi mon homme pourra m’aider.

Et si j’allaitais cette fois ?

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Je ne vous ai pas beaucoup parlé allaitement encore. Tout simplement car le concept ne me branchait vraiment pas quand j’ai eu ma fille il y a 3 ans.

Beaucoup d’angoisses m’ont très vite, pendant la grossesse, orientée vers le biberon :

  • Le côté instinctif de l’allaitement (pour quelqu’un comme moi qui n’a pas du tout confiance en elle et en mes capacités)
  • ma pudeur extrême
  • la peur de la relation trop fusionnelle avec mon enfant (oui ça peut paraître bizarre je sais)
  • la peur de mettre de côté le papa
  • l’idée que j’allais me transformer en vache à lait
  • l’état de mes seins en bout de course
  • le matériel de torture : bout de sein, tire-lait…
  • ma reprise de travail prévue aux 2 mois et demi de ma fille, qui compliquerait les choses et accélérerait le sevrage

Lors de la naissance, j’ai quand même tenté la « tétée d’accueil » sauf que ça n’a pas du tout marché. Mon bébé n’était pas du tout attiré et j’avoue que je n’ai pas insisté bien longtemps. 

Ma fille est en pleine forme du haut de ses 3 ans, elle a été très embêtée par un gros reflux durant ses 6 premiers mois. Elle n’a jamais fini un biberon, et conserve un petit appétit (même si la cantine fait des miracles en ce moment!). Mais elle va bien, grandit correctement, est intelligente (j’ai lu un rapport qui disait que les enfants allaités étaient plus intelligents que les autres…arf…^^). Bref pas de souci pour elle. 

Et pourtant je me pose la question cette fois-ci. Et si j’allaitais mon deuxième enfant? 

  • Je ne pense pas avoir d’autre enfant après (eh oui mon grand âge… Je fête mes 34 ans samedi!!) et je ne veux pas avoir de regret
  • J’aimerais pouvoir éviter la case « reflux » cette fois et je sais que le lait maternel est plus vite digéré et limite donc ce phénomène (même s’il ne l’enlève pas totalement)
  • J’ai flippé en lisant les ingrédients des boites de lait artificiel … Et en regardant des documentaires consacrés (la fabrication est très contrôlée, mais c’est quand même bourré de cochonneries…)
  • J’ai moins peur que le papa se sente rejeté, je sais qu’il trouvera sa place j’ai confiance en lui, en nous
  • Je me sens « un peu » plus confiante dans mes capacités de maman, car j’ai déjà vécu ça une fois

Bref, je pense tenter cette fois. Mon sage-femme a su me rassurer, je sais qu’il viendra me suivre à la maison les premiers jours pour m’aider. Je ne compte pas allaiter jusqu’à ses 1 an (faut pas pousser non plus…!^^) mais au moins tenter quelques mois (jusqu’à ma reprise professionnelle … Car le tire-lait… euh… j’ai encore du mal avec l’idée). 

Et puis peut-être que ça ne marchera pas du tout, que je n’aurai plus envie, que je ne le sentirai plus au dernier moment. Peut-être que mon bébé ne sera pas très goulu (comme ma fille) ou trop et que ce système ne lui conviendra pas. Je ne me mets pas « martel en tête », je me laisse juste cette possibilité, cette ouverture (j’ai d’ailleurs des biberons déjà opérationnels^^).

Je viendrai vous raconter tout ça dans quelques mois!