Tu verras, au deuxième c’est plus simple !

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Cela fait bien longtemps que j’ai écrit sur le blog. Mais je ne vous oublie pas, j’y pense souvent d’ailleurs et j’ai plein de choses à vous raconter mais je manque cruellement de temps. 

Je voulais revenir sur cette phrase que j’ai souvent entendue lors de ma seconde grossesse : « Tu verras, au deuxième enfant, c’est beaucoup plus simple. »

Alors… Euh… Comment dire … BAH PAS DU TOUT ! (en tout cas pour moi, mais bon j’ai peut-être raté quelque chose…)

Il est vrai que lorsqu’on a déjà eu un bébé, on connait pas mal de choses. Et on les fait mieux et plus vite. Je me souviens que je pleurais quand je devais nettoyer le nez de ma fille avec ces horribles pipettes de sérum. Pour mon petit bonhomme, qui nous a fait une bronchiolite sévère, je n’ai eu aucun scrupule à le faire 8 fois par jour malgré ses pleurs (horrible mère que je suis … J’avais surtout tellement peur qu’il soit hospitalisé que je n’ai pas hésité une seconde!). 
On habille bébé plus vite, le changement de couche est rapide, propre, net. On gère un peu mieux les nuits hachées. On prend plus de libertés par rapport à ce que dit le médecin. On ne panique plus au premier bouton. Bref, on est plus cool

Sauf que … 

Il y a très peu de chances que notre second bébé ressemble en tout point au premier. Et donc ce qui marchait avec l’un peut ne pas du tout marcher avec l’autre. Les soucis sont aussi très différents. Par exemple, je suis passée d’une petite crevette qui s’endormait à la moitié de son bib de 120ml à un mini rugbyman qui hurle à la fin de son 240ml car il en veut encore. Le jour et la nuit ! 

Donc finalement, on peut bien avoir 1,2,3 enfants avant, à chaque nouvel enfant, on se retrouve nouveau parent parfois bien démuni face aux réactions de notre bébé. 

Et puis qui dit deuxième dit qu’il y a un premier… qu’il faut gérer en même temps ! On a donc deux fois moins de temps pour s’occuper de chaque enfant. Il faut être deux fois plus organisé et efficace. Pas facile tous les jours… Surtout quand le premier vous fait une belle crise de jalousie avec régression, problèmes d’endormissement, d’alimentation, crises de colère… Tout cela en mode pot de colle (bon là je vous dresse le pire des tableaux, il est probable qu’il ne vous fasse pas tout! M’enfin il risque quand même fort de réagir à l’arrivée du bébé, ce qui est bien normal mais particulièrement chiant …pénible).

A deux enfants, les gens qui se proposent pour les garder sont moins nombreux. Les gens qui vous invitent aussi (forcément ça commence à prendre de la place!). On a moins de temps en couple.

L’organisation du soir a intérêt d’être bien rodée. En général, nous on fonctionne en binôme (papa avec ptit chat, maman avec la puce … Et on change selon les soirs). A partir de 18h30, quand l’homme rentre du travail, c’est l’usine à la maison (travail à la chaîne^^) ! Biberon, bain pour le petit, repas, douche pour la grande, pyjamas, dents, histoire du soir, câlin aux deux et … PAF il est déjà 21h !  Les rythmes d’une petite fille de 3 ans et d’un bébé de 3 mois sont complètement différents, il est donc difficile de partager des activités tous ensemble (et ça, ça a été une vraie désillusion pour moi, mais je sais que ça s’arrangera en grandissant !). 

Par contre, ce qui est chouette, ce qu’à 4 j’ai le sentiment que nous sommes une vraie famille. J’hallucine à chaque fois que nous sommes en voiture tous ensemble et que je vois leurs deux frimousses à l’arrière. Et on est fiers avec le papa (quand même^^)

 

 

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Et si j’allaitais cette fois ?

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Je ne vous ai pas beaucoup parlé allaitement encore. Tout simplement car le concept ne me branchait vraiment pas quand j’ai eu ma fille il y a 3 ans.

Beaucoup d’angoisses m’ont très vite, pendant la grossesse, orientée vers le biberon :

  • Le côté instinctif de l’allaitement (pour quelqu’un comme moi qui n’a pas du tout confiance en elle et en mes capacités)
  • ma pudeur extrême
  • la peur de la relation trop fusionnelle avec mon enfant (oui ça peut paraître bizarre je sais)
  • la peur de mettre de côté le papa
  • l’idée que j’allais me transformer en vache à lait
  • l’état de mes seins en bout de course
  • le matériel de torture : bout de sein, tire-lait…
  • ma reprise de travail prévue aux 2 mois et demi de ma fille, qui compliquerait les choses et accélérerait le sevrage

Lors de la naissance, j’ai quand même tenté la « tétée d’accueil » sauf que ça n’a pas du tout marché. Mon bébé n’était pas du tout attiré et j’avoue que je n’ai pas insisté bien longtemps. 

Ma fille est en pleine forme du haut de ses 3 ans, elle a été très embêtée par un gros reflux durant ses 6 premiers mois. Elle n’a jamais fini un biberon, et conserve un petit appétit (même si la cantine fait des miracles en ce moment!). Mais elle va bien, grandit correctement, est intelligente (j’ai lu un rapport qui disait que les enfants allaités étaient plus intelligents que les autres…arf…^^). Bref pas de souci pour elle. 

Et pourtant je me pose la question cette fois-ci. Et si j’allaitais mon deuxième enfant? 

  • Je ne pense pas avoir d’autre enfant après (eh oui mon grand âge… Je fête mes 34 ans samedi!!) et je ne veux pas avoir de regret
  • J’aimerais pouvoir éviter la case « reflux » cette fois et je sais que le lait maternel est plus vite digéré et limite donc ce phénomène (même s’il ne l’enlève pas totalement)
  • J’ai flippé en lisant les ingrédients des boites de lait artificiel … Et en regardant des documentaires consacrés (la fabrication est très contrôlée, mais c’est quand même bourré de cochonneries…)
  • J’ai moins peur que le papa se sente rejeté, je sais qu’il trouvera sa place j’ai confiance en lui, en nous
  • Je me sens « un peu » plus confiante dans mes capacités de maman, car j’ai déjà vécu ça une fois

Bref, je pense tenter cette fois. Mon sage-femme a su me rassurer, je sais qu’il viendra me suivre à la maison les premiers jours pour m’aider. Je ne compte pas allaiter jusqu’à ses 1 an (faut pas pousser non plus…!^^) mais au moins tenter quelques mois (jusqu’à ma reprise professionnelle … Car le tire-lait… euh… j’ai encore du mal avec l’idée). 

Et puis peut-être que ça ne marchera pas du tout, que je n’aurai plus envie, que je ne le sentirai plus au dernier moment. Peut-être que mon bébé ne sera pas très goulu (comme ma fille) ou trop et que ce système ne lui conviendra pas. Je ne me mets pas « martel en tête », je me laisse juste cette possibilité, cette ouverture (j’ai d’ailleurs des biberons déjà opérationnels^^).

Je viendrai vous raconter tout ça dans quelques mois!