Astuces pour survivre au bruit des enfants

Etre parent, c’est découvrir le bruit… beaucoup de bruit!
Je suis enseignante, donc habituée à travailler dans le bruit depuis 12 ans (et encore plus depuis 5 ans que je suis en maternelle).
Et pourtant, je déteste les environnements bruyants. Je fais partie des gens qui ont besoin de calme pour réfléchir correctement, me poser, être zen…

Pour mon boulot, bizarrement, ça ne m’a jamais vraiment dérangée. J’avais les soirs, les weekends et les vacances scolaires pour retrouver mon chez-moi calme et reposant.

Et puis, j’ai eu des enfants.

Ma fille a toujours été d’un tempérament calme, mais mon fils, c’est une autre histoire. Et lorsqu’ils jouent ensemble, on monte d’un cran dans les décibels !

Certes, la maison est joyeuse et « vivante » mais moi je me suis retrouvée vite enfermée dans ce bruit quasi permanent (boulot + maison) sans aucun sas de décompression, sans moment calme.

Ne souhaitant ni changer de travail, ni vendre mes mômes, il a fallu que je trouve des parades pour diminuer le bruit à la maison quand c’est possible, et quand ça ne l’est pas, mieux vivre avec. Je vous donne mes quelques astuces.

  • Profiter à fond des quelques moments calmes

Parce qu’on en a quand même. Si si ! Des petits moments, très courts dans la journée. Par exemple, les trajets en voiture (à condition que les enfants ne crient pas à l’arrière certes), les passages aux toilettes (à condition que les enfants ne rentrent pas avec vous…), la douche  … Tous ces petits moments où nous sommes au calme sont importants. Même s’ils ne durent que quelques minutes. On prend le temps de bien respirer, de se calmer, ne penser à rien. Et on n’attend pas d’avoir 2 h tranquilles devant soi (parce qu’on ne les a pas hein!).

  • Mettre de la musique

Ça fait du bruit, c’est sûr, mais au moins c’est agréable. Et puis les musiques douces ou classiques aident les enfants à se calmer. Les sons de la nature aussi. Ça apaise mes enfants rapidement (et du coup moi aussi).

  • Séparer les enfants lors des jeux

Lorsqu’ils jouent ensemble, c’est rapidement bruyant. Ils rigolent, se chamaillent aussi, parfois s’énervent et crient. Parfois quand c’est trop, leur proposer de jouer chacun de leur côté est une solution efficace pour baisser le son.

  • Faire des activités calmes

Dessin, pâte à modeler, puzzle, lecture d’histoires, peinture, transvasements, enfilage de perles… Cela demande un peu de préparation en amont, et beaucoup de rangement après mais ce sont des activités qui aident à poser les enfants un peu trop énervés.

  • Parler tout bas

Une technique d’enseignant : chuchoter. En classe, je le fais régulièrement lorsque je vois qu’ils ne m’écoutent pas et qu’ils sont bruyants. Ils finissent par s’arrêter et tendre l’oreille pour mieux m’entendre. Je me souviens d’une journée où j’étais totalement aphone, une des journées les plus calmes de ma vie professionnelle ^^.

  • Faire des séances express de yoga/ méditation

Je me suis mise à la méditation il y a presque un an grâce à une application que j’ai installée sur mon téléphone (petit bambou). Je pensais avant que méditation et yoga nécessitaient au moins 1 h par séance (et donc que ce n’était pas pour moi), mais j’ai découvert des petites séances express d’une dizaine de minutes. C’est parfait quand on manque de temps. La méditation m’aide beaucoup au quotidien (je vous en parlais ici). Pour le yoga, n’étant pas une pro, je me suis inspirée de bouquins et de recherches sur internet. J’initie les enfants (les miens et mes élèves) et ça marche vraiment bien. Ils s’apaisent et apprennent à gérer leur respiration tranquillement.

  • La cohérence cardiaque

Une nouveauté conseillée par mon docteur que je n’ai pas encore testée. Il s’agit de réduire le stress en contrôlant sa respiration : Cinq secondes à l’inspiration, cinq seconde à l’expiration, soit six respirations par minute. Cela amène à un état d’équilibre. Et on peut le faire tester à ses enfants. Je vous mets le lien ici de cette pratique apparemment (selon mon médecin) très intéressante pour retrouver le calme.

  • Et quand plus rien ne fonctionne ?

Parfait, malgré tous mes efforts, rien ne fonctionne. Les enfants font toujours autant de bruit et j’ai du mal à le supporter. Ça arrive, on est humains, pas tous les jours en pleine forme et donc plus ou moins sensibles au bruit extérieur.
Si mon conjoint est là, je lui « refile les bébés » et part m’isoler un petit quart d’heure dans un endroit calme. Je bouquine, je médite… Et je reviens affronter le chaos après !

S’il n’est pas là, je sors me balader avec les enfants, on s’aère.

Et dans le cas le plus horrible (conjoint absent, pluie), que je sens que ma patience se réduit dangereusement… et bien, je leur mets un petit dessin animé. J’assume ! Je préfère ça à leur hurler dessus. Il faut savoir accepter ses limites, et se sortir de cette culpabilité de ne pas être une « perfect mum ».

L’essentiel est de garder son calme, sa paix intérieure si l’on veut que la maisonnée le soit aussi (calme). Et je vous l’accorde, c’est loin d’être simple et il y a parfois des ratés (oui oui parfois je crie sur les enfants malgré toute la bienveillance que j’essaie d’avoir!).

Et vous ?
Comment faites-vous pour gérer le bruit que font vos enfants ?
Ou pour vivre avec, en restant zen ?

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Et si j’arrêtais de courir après le temps ?

JE N’AI LE TEMPS DE RIEN !!

jon-tyson-771694-unsplash.jpgCe genre de phrases que je sors, bien énervée en fin de journée après avoir couru partout. Ce genre de phrases que beaucoup de parents disent. 

Je râle souvent après le manque de temps. Depuis longtemps d’ailleurs … des années … 
Et pourtant ma vie n’est pas exceptionnellement remplie. J’ai un conjoint (comme beaucoup de monde), 2 enfants (on est loin de la famille nombreuse), un boulot (à 80% pour encore un an), des travaux en cours (mais qui sont bientôt finis) et aucun animal domestique à promener ^^. 

Ma vie n’est donc pas plus speed que celle des autres parents. 

Et pourtant j’ai très souvent la sensation d’avoir moins de temps qu’eux. 
Mais qu’est ce qui crée ça ? Je pense que c’est l’accumulation de plusieurs choses. 

  • Ne pas déléguer. C’est mon cas personnellement. Je ne demande jamais d’aide (sûrement un excès de fierté) alors que parfois j’en aurais bien besoin.

  • Vouloir en faire trop. Un vrai problème chez moi. J’ai fait par exemple moi-même mes 3 gâteaux pour l’anniversaire de mon fils alors que la maison était en chantier car les travaux étaient en cours. Et j’ai du faire tout ça avec les 2 enfants dans les pattes qui se chamaillaient (farine par terre, bataille de spatules… Vous voyez bien hein!). « Mais pourquoi diable n’es-tu pas aller acheter des gateaux à la boulangerie d’à côté ?!! » (j’ai pas de réponse à la question ^^).

  • Surestimer ses capacités. On sait que la journée est courte mais on se met une to-do list longue comme le bras, complètement irréalisable en 24h…

  • Vouloir être sur tous les fronts. être bon au boulot (se renouveler, évoluer), garder la flamme dans le couple, entretenir les amitiés, cuisiner, coudre les vêtements des enfants, leur offrir des sorties de qualité, soigner la déco de la maison… Toutes ces choses qui sont importantes mais qu’on ne peut  décemment pas toutes faire.

  • Comparer. Ah ça, c’est le problème des réseaux sociaux principalement. On a l’impression que c’est tellement mieux ailleurs. Que leur temps est tellement plus optimisé que le nôtre ! 

Et maintenant ?
Comment faire pour inverser la tendance ?
Comment voir les choses de manière positive?
Comment faire pour arrêter de courir après le temps ? 

  • Déléguer ! Forcément, si on laisse d’autres personnes gérer des tâches à notre place eh bah … on en gagne du temps ! Sauf que ce n’est pas toujours simple. Dans notre cas par exemple, personne pour garder les enfants pendant les vacances ou sur un weekend. On n’ose pas non plus demander d’aide à nos amis pour les travaux (et oui ils sont déjà bien occupés de leur côté). Alors on prend les petites aides ponctuelles qui s’offrent à nous, on ne les refuse surtout pas, on met sa fierté de côté et on accepte leurs gentilles propositions (merci maman de me garder les enfants quand j’ai des Rdv médicaux, merci à mon beau-père de soutenir son fils pour les travaux…)

  • Cibler ! Non on ne fera peut-être pas les goûters des enfants home-made mais CE N’EST PAS GRAVE ! Il est plus intéressant de cibler quelques objectifs réalisables plutôt que de partir dans tous les sens, de ne pas réussir à aller au bout des choses et de perdre un temps infini (vous savez, ce temps précieux dont on manque tellement ;-)). On est humains, on se doit d’être bienveillant envers nous-mêmes et nos enfants ne nous en voudront pas s’ils mangent des pompotes au lieu des compotes maison. Acceptons nos limites.

  • Ne pas (trop) regarder ce qui se passe chez les autres. Donc éviter Instagram et Facebook quand on manque de temps. D’une part c’est chronophage  et en plus les bouts de vie partagés par les autres parents sont choisis, sélectionnés et pas toujours représentatifs de la réalité. Evidemment et c’est normal, on préfère montrer son enfant qui mange son granola bio fait-maison et boire son orange pressée dans de la vaisselle en bambou recyclable, plutôt que de le montrer mangeant son Kinder Pingui et son Candyup affalé sur le canapé devant Pat Patrouille… Mais qui vous dit que l’enfant granola en mange tout le temps du granola bio fait-maison hein ??? 
    Et puis la maman granola, elle ne vous montre peut-être pas le reste de la maison qui est en bordel, ni même ses cheveux gras qu’elle n’a pas eu le temps de laver de la semaine. Et elle travaille la maman granola ? Peut-être pas. Et peut-être qu’elle a une aide ménagère? Un jardinier ? Un mari très aidant et très dispo? En fait on ne sait rien d’autre que ce que les gens veulent bien montrer. C’est comme dans la vraie vie d’ailleurs, les gens nous disent bien ce qu’ils veulent, on n’a pas les moyens de vérifier. Alors tout est à prendre avec recul et détachement.

  • Repenser à tout ce qu’on a fait ! Le soir, on se remémore tout ce qu’on a accompli dans sa journée. C’est bien plus agréable et positif que de penser à tout ce qu’on n’a pas eu le temps de faire …

  • Prendre du recul! Ce n’est pas si grave si on n’arrive pas à faire tout ce qui était prévu… Notre temps sur Terre est limité (et ça on l’oublie souvent…) et le monde ne s’en portera pas plus mal si de temps en temps on zappe la douche d’un des enfants ou si on sort un plat tout prêt du congélo. On ne gagnera ni une couronne ni des années de vie supplémentaires à tout faire dans les temps. 

Et vous ? Comment gérez -vous votre temps ? 

 

J’ai lu pour vous « Végétale Thérapie »

J’ai reçu il y a peu de temps cet ouvrage : 

végétale thérapie couverture

Il s’intitule « Végétale Thérapie, Cultivez votre green attitude », écrit par Camille Soulayrol et édité chez Flammarion. 

Je vous résume dans cet article de quoi il parle et puis je vous donnerai mon avis à la fin.
Il se compose de 4 grands chapitres. 

1.Portraits de plantes, cactus et succulentes

Dans cette partie, on nous donne les conseils de base pour entretenir nos plantes d’intérieur (loin d’être inutiles pour les néophytes). On nous présente également 8 plantes pour débutants (avec photos et conseils d’entretien). Les techniques du rempotage et du bouturage nous sont expliquées simplement. Et enfin, on nous dresse le portrait de quelques plantes dépolluantes ainsi que des cactus et succulentes (car ce n’est pas la même chose hein vous le saviez? C’est d’ailleurs expliqué dans le livre). 

2. Des plantes pour une jolie maison (DIY et tutos)

Cette partie très riche (plus de 60pages) nous donne plein plein d’idées de décorations possibles à faire à base de plantes. On peut ainsi apprendre à fabriquer des terrariums, des herbiers, des couronnes de fleurs séchées et de feuillage, des jardinières à base de palettes, des plantes suspendues (grâce à la réalisation de macramé, d’étagères…), des compositions aquatiques, des objets de décoration et mille autres choses…

3. Du green sans chlorophylle (DIY et tutos)

Dans ce chapitre, on apprend notamment à réaliser des teintures végétales pour tissu, des broderies ou encore des découpages décoratifs sur papier sur le thème des feuilles d’arbres… 

4. Du végétal pour soi et pour les autres (conseils et recettes)

Cette partie m’a particulièrement intéressée. En effet, elle aborde les huiles essentielles notamment, en donnant des conseils et en proposant une sélection des huiles les plus indispensables à avoir avec leurs propriétés. 

Plusieurs DIY sont proposés autour des huiles essentielles : un diffuseur maison, un baume à lèvres, une crème hydratante…

On y retrouve également des informations sur les infusions avec une sélection des meilleures plantes et leurs indications, ainsi que quelques recettes santé (tisanes, boissons…)

Mon avis

Cet ouvrage est très intéressant à lire. Les conseils sont précis et concis. Le grand point fort de ce livre est son esthétisme. La mise en page, les couleurs, les multiples photos, le grand format de celles-ci lui apportent vraiment quelque chose de plus : c’est un très bel ouvrage (le genre de livre qu’on peut offrir par exemple). 

Les DIY sont simples , accessibles (et quand je dis ça, je tiens à vous préciser que je suis vraiment extrêmement nulle en travaux manuels hein… ). Les explications sont claires, les photos donnent un bon aperçu du résultat et c’est adapté à tous les niveaux

C’est une vraie mine d’idées pour les personnes qui souhaitent prendre soin de leurs plantes, et apporter une « touche végétale » à leur maison sans être des professionnels.  Pour ceux qui comme moi qui aiment les idées simples mais qui font toute la différence dans une maison. 

Et vous ? Vous intéressez-vous à la green attitude et à la déco végétale ? 

bouteilles bougeoirs végétale thérapie

*Produit offert

Quand le cadet vole la vedette à l’aîné…

Ils ont 3 ans d’écart. 
Elle est posée, calme, discrète, réservée, très timide. Elle a 5 ans. 
Il est extraverti, farceur, charmeur, bruyant. Il a presque 2 ans. 
Ils sont très différents. 

Quand elle ne connaît pas, elle est mal à l’aise. Elle ne parle pas, baisse les yeux et refuse de communiquer. Au bout d’un moment ça va mieux,  elle retrouve la parole. Elle s’exprime très bien avec des mots et des expressions d’adulte qui nous font mourir de rire. Et la sagesse et la philosophie d’une vieille dame. ^^ Mais tant qu’on ne la connait pas bien, et qu’elle ne nous fait pas confiance, on ne verra pas ce côté d’elle. 

Alors que lui, plus petit, plus spontané, moins anxieux, est plus facile à aborder. Un peu réservé au début, cela s’estompe vite. Il est curieux de tout, partant pour toutes les activités et c’est facile de trouver quelque chose qui va l’intéresser. 

Du coup, quand on sort, quand on voit du monde, les personnes vont naturellement plus facilement vers lui. Les gens qui ne nous connaissent pas bien, parce qu’heureusement notre famille et nos amis proches font attention à cela. 
Au supermarché, les personnes âgées viennent le voir, discutent avec lui, lui caressent la tête, lui sourient … 
Ma fille est plus grande, elle a moins d’attention.
Mon fils est encore petit, « il est trop mignon votre petit! ». 

Et c’est sans calcul, ni méchanceté aucune que les gens font ça. 
« Plus c’est petit, plus c’est mignon… ». 

Ma fille le sent parfois, elle me dit que les gens aiment bien son frère. Je lui ai dit qu’elle aussi, quand elle était petite attirait les regards, les sourires, les bisous. Que les gens aiment bien les bébés et qu’ils osent moins aller vers les enfants plus grands. 
Elle sait que sa famille et ses proches l’aiment tout autant que son frère, et ça c’est l’essentiel. 

Et puis on fait attention, nous les parents, à ce qu’elle ne se sente pas moins importante que son petit frère.
Car j’imagine que ce n’est pas toujours simple pour elle d’être la grande sœur, l’aînée de la famille.

On s’extasie de ses progrès, on la félicite de son comportement « de grande ». On lui montre tous les avantages qu’il y a à être grande par rapport à son petit frère.
Se coucher un peu plus tard, avoir une longue histoire avant de s’endormir, pouvoir aller au cinéma, choisir sa tenue…
Et puis on lui fait plein de câlins et bisous parce que…  ce n’est pas réservé qu’aux bébés ❤

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Retour et avis sur « Les quatre accords toltèques »

Cet été, je me suis intéressée un peu plus au développement personnel. J’écoute depuis un moment les podcasts dEsther Taillifet que je trouve très inspirants, tout comme ceux de Clothilde Dusoulier. J’ai découvert grâce à elles le livre « Les Quatre accords Toltèques » écrit par Don Miguel Ruiz que je me suis acheté le mois dernier.

L’auteur nous délivre, en s’appuyant sur les enseignements de chamans mexicains, un code de conduite nous permettant de transformer notre vie en une « expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour ».

Pour cela il nous explique que nous sommes tous victimes de pensées et de croyances limitatrices qui nous empêchent d’accéder au bonheur. En gros, nos préjugés, nos idées préconçues qui nous viennent de la société, de notre éducation, de notre famille, des médias…

Il nous conseille alors d’évacuer ses pensées et pour inverser la tendance, il nous propose de suivre 4 accords.

Accord 1 : La parole impeccable

Lorsque nous parlons, souvent, nous jugeons. Très souvent même. Une parole impeccable est une parole vraie, sans jugement de valeur, qui n’influencera personne. Donc, lorsqu’on parle, on doit le faire le plus objectivement possible. Ainsi, on agit de façon neutre, sans influencer les gens, sans transmettre des rumeurs, des jugements. Ruiz parle de « magie blanche » contre de la « magie noire ». Pour lui, lorsqu’on émet des jugements auprès des gens, on disperse de la magie noire, une sorte de virus en quelque sorte qui va se diffuser tout autour de nous. Alors que quand nous employons une parole impeccable, c’est de la magie blanche, donc positive que nous transmettons.

Mon expérience:
Après avoir lu ce chapitre, j’ai tenté d’utiliser le plus possible la parole impeccable. Je préviens qu’à la base, on me trouve gentille voire « trop » gentille. Je suis quelqu’un qui ne critique pas beaucoup et qui déteste les histoires ou les rumeurs. Donc je pensais que cet accord serait « easy » à suivre. Et bien pas du tout ! Je me suis rendue compte que je jugeais beaucoup, plus que je ne le pensais. Alors pas forcément sur des choses importantes, mais quand même. Le genre de phrases « oh bah il est toujours en retard », « ma fille râle tout le temps« , « mon conjoint oublie tout« , ou même à propos de moi « je n’arriverai jamais à m’organiser » sont des exemples de jugements hâtifs, de généralisations qui ne sont clairement pas vraies ni objectives. Ruiz explique d’ailleurs que c’est normal et humain mais qu’il faut absolument éviter de verbaliser ces jugements aux autres. On a le droit de les penser mais on les garde pour soi !

 

Accord 2: N’en faites pas une affaire personnelle

Lorsqu’on nous critique ou même au contraire qu’on nous complimente, on ne doit pas en faire une affaire personnelle. On critique notre laxisme ou notre autorité avec nos enfants ? Il faut s’en détacher, prendre les choses avec recul, de loin, comme si elles ne nous concernaient pas. Les gens qui critiquent n’ont pas la parole impeccable (cf plus haut) et on ne sait pas ce qui se passe dans leur tête. Donc c’est impossible d’analyser le pourquoi du comment et c’est très bien comme ça car cela ne nous regarde pas. Il faut laisser glisser, prendre de la hauteur. Et trouver en nous cette confiance qui fera que nous n’avons pas besoin de l’amont des gens pour savoir ce qu’on vaut. La même chose s’applique pour les compliments. C’est certes très agréable d’en recevoir, mais on n’en a pas besoin car on sait qu’on est quelqu’un de bien, on connait nos valeurs.

Mon expérience:
Certainement l’accord le plus difficile à suivre. Je n’ai pas vraiment confiance en moi, du coup j’ai souvent besoin de l’avis des gens pour me rassurer. La lecture de ce chapitre a vraiment fortement raisonné en moi. J’y repense souvent lorsque je sens que les gens ne sont pas d’accord avec moi ou me font des critiques (qui restent toujours peu virulentes mais qui ont malgré tout tendance à vite me faire douter). Et cette prise de conscience m’aide à voir les choses totalement différemment. 

 

Accord 3: Ne faites pas de suppositions

Cet accord va de pair avec l’accord 1. On imagine que les gens fonctionnent comme nous. Par exemple, on croit que notre partenaire sait ce qu’on veut. On est persuadé, qu’après un certains temps de vie commune, il nous connait par cœur. Du coup, lorsqu’il ne nous donne pas ce que l’on veut (du temps, de l’attention, un cadeau à notre fête, une carte pour la St Valentin ou que sais-je encore…), on est blessé, déçu. Finalement, chaque personne fonctionnant différemment, on ne peut pas se mettre à sa place et savoir ce qu’il/elle pense. Si on ne verbalise pas nos souhaits, il/elle ne va pas forcément les deviner. On ne peut pas lui en vouloir de ça. Les suppositions , chez l’être humain, nous donnent des réponses et nous rassurent, c’est ainsi. Mais il faut être conscient que les gens (et même nos proches, nos familles, nos enfants, nos conjoints…) ne voient pas la vie comme nous.
Il faut éviter également les suppositions sur nous-même car elles sont parfois (voire souvent) fausses, ce qui provoque un conflit intérieur.
Enfin, il est important d’enlever de sa tête les pensées du type « mon amour va transformer cette personne ». C’est faux. Chacun est comme il est, et l’amour des autres n’y changera rien. Il n’y a que cette personne qui peut se transformer.
Donc au lieu de faire des suppositions, il ne faut pas hésiter à poser des questions pour être sûr d’avoir compris ce que pensait l’autre, et verbaliser également nos envies, nos souhaits, nos ressentis.

Mon expérience:
Un accord utile notamment dans le couple. Je suis la première à supposer que mon conjoint va se rendre compte des moments où je ne me sens pas bien, va venir me parler, me rassurer, me proposer des solutions… Et souvent il est préoccupé par plein de choses extérieures et ne se rend pas forcément compte de mes coups de mou. Et donc, il n’agit comme j’aimerais. Maintenant, je verbalise beaucoup auprès de lui, et tout est plus simple comme ça. Je lui ai demandé la même chose. Ah… la communication dans le couple… Vaste sujet hein…!

 

Accord 4: Faire de son mieux.

Il faut faire de son mieux, ni plus, ni moins. Si on fait moins, on ressent de la culpabilité, du regret, et on se juge mal personnellement. Si on fait trop, on se vide de son énergie, on agit contre soi et il nous faudra beaucoup plus de temps pour atteindre notre but. En gros, c’est comme une course. Si on n’avance pas assez, on peut vite se sentir nul, incapable. Si on démarre trop fort, on grille nos batteries et au final on risque de ne pas arriver à atteindre la ligne d’arrivée.

Mon expérience:
Un accord qui fait beaucoup de bien à lire! Je fais partie des gens qui en font « trop » (comme dit ma maman, « tu ne t’arrêtes jamais, tu en fais trop ». Maman si tu me lis, tu as raison!). Ce n’est pas facile d’agir différemment lorsqu’on est habitués à fonctionner ainsi mais en effet, je suis persuadée que c’est essentiel au bonheur. Trouver le bon équilibre. Je n’ai pas encore assez de recul sur la mise en oeuvre de cet accord, mais je le garde dans un coin de ma tête et je compte bien m’y atteler !

 

Pour Ruiz, il faut respecter au maximum ces 4 accords. L’erreur étant malgré tout humaine, on n’a le droit de se planter et de revenir vers nos anciens démons. Ce n’est pas grave c’est humain,  le jour d’après on reprend les accords en main. Et petit à petit, à force de pratique, des habitudes vont se créer, s’ancrer en nous. Vivre simplement, un jour à la fois.
Il insiste également sur l’importance de briser nos vieux accords, les paroles qu’on nous a dites et qui nous font encore du mal « tu n’y arriveras jamais », « tu seras toujours grosse », « tu chantes comme une casserole », « tu es tellement têtu! » et autres remarques du genre. On les enlève de nos têtes et on retrouve notre pouvoir personnel.
On contrôle un peu plus nos émotions. Cela veut dire qu’il ne faut pas les réprimer mais seulement les refréner (c’est a dire les contenir puis les exprimer au bon moment). On trouve une posture de guerrier spirituel, on croit en nous. 

Bilan:
Voici mon résumé (long mais j’avais tellement à cœur de vous parler de tout ça). Le livre est passionnant, utile, et plein de vérités. Si comme moi, le développement personnel vous intéressent, je vous invite vivement à lire cet ouvrage. Il est facile et rapide à lire. Un dernier chapitre aborde la question d’un point de vue plus religieux (qui ne m’a pas particulièrement passionné). Mais, cela ne gène pas la lecture et ne joue pas sur le reste du livre.

Je le conseille donc vivement !

4 accords toltèques