Maaaaaman ! Bobo !

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Nous sommes lundi, je suis épuisée. Je vous raconte.

Tout a commencé jeudi dernier. Poupette traînait un rhume depuis quelques jours et se plaignait de l’oreille. Super-papa a posé sa journée pour l’emmener chez le doc (une doc que je n’aime pas trop, qui à chacune de mes questions lève les yeux au ciel et répond avec cynisme et qui associe systématiquement les maladies de ma fille à mon anxiété… Bref …).

Verdict: oreilles un peu irritées à cause du rhume mais rien de bien grave. Granules homéopathiques + le « sacro-saint » DOLIPRANE.

Vendredi : RAS retour chez la nounou. Une poupette bien énervée qui fait sa chef avec les autres (j’en parle dans cet article) mais rien d’anormal. Mais le soir au moment de la coucher, c’est le drame. Elle hurle, s’accroche à moi, pleure à gros sanglots…

Maaaaman ! Ze veux pas dodo ! Maaaaman !

Elle ne nous a pas habitués à ce genre de comédies. Je la prends, puis la calme, tente de la recoucher. Rebelotte pour les hurlements. Au bout de plusieurs essais infructueux, à presque minuit, je décide de la coucher avec nous dans le lit. (Je ne suis pas très cododo en temps normal, Poupette non plus, nous n’avons jamais dormi ensemble, sauf une fois quand elle a eu sa vilaine varicelle…). Elle se calme mais ne veut être que sur mon ventre, où elle s’endort instantanément.

Moi je ne peux pas respirer, encore moins dormir. Je profite quand même un peu de l’avoir dans mes bras, blottie, elle qui d’habitude n’apprécie pas trop les câlins. Elle redevient mon tout petit bébé vulnérable. Avec ses deux doudous dans les bras qu’elle triture dans son sommeil, ses mains avec des fossettes de bébé, sa respiration apaisée… J’attends un peu puis je la recouche doucement, elle s’endort dans son lit. Il est 1h du matin.

Samedi : journée à peu près normale. Le soir, couchée à 20h30, elle n’a rien dit, mais ne dormait pas. Et à minuit, la sirène s’est mise en marche. Elle s’est finalement endormie à 1h passée

Dimanche : lever 7h. Ca tire pour tout le monde. La matinée se passe bien même si elle mange très peu (mais c’est une habitude chez elle). La sieste arrive et à nouveau hurlements sans fin. Je m’énerve, lui crie dessus, puis je m’en veux et finis par la lever pour la câliner. C’est un caprice ou bien ses oreilles ? Elle a pourtant juste un rhume, je ne comprends pas… La sentant épuisée, je décide de la mettre dans la voiture et nous roulons pendant 1h30 (oui je sais je suis folle, mais qu’est ce qu’on ne ferait pas pour nos enfants…!), bien évidemment elle s’endort dès le premier virage.

17h retour à la maison. Je discute avec le chéri qui veut l’emmener chez le doc en urgence. Il est inquiet, et moi aussi. On téléphone, 15min plus tard nous voilà à la maison médicale de garde, heureusement nous étions les seuls et nous avons été pris très vite en charge par le doc.

Il regarde ses oreilles, sa gorge : rien d’exceptionnel, juste un petit rhume. Mais qu’est ce qu’elle a ?! C’est alors qu’il regarde sa bouche et là… une dent qui sort ! Gencive toute rouge. Comment n’y avons nous pas pensé ? Une dent ! Mais bien sûr ! Les douleurs quand elle s’allonge, les joues rouges, le manque d’appétit, la main dans la bouche …

Je repense à sa doc qui m’avait certifié que ses 20 dents étaient sorties. En fait non, juste 18, j’ai pu les compter avec le médecin de garde. Grrrr…

Je m’en veux, dire que je l’ai grondée alors qu’elle avait mal. On a beau être une maman bienveillante, parfois on rate des trucs tout bêtes. En tout cas nous voilà bien soulagés, et bien fatigués pour affronter une nouvelle semaine …

Et chez vous, comment s’est passé le weekend ? Mieux que nous j’espère 🙂

Ce corps détesté qui m’a donné le plus beau trésor …

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Comme je vous en avais parlé , j’ai beaucoup de mal à vivre en paix avec mon corps depuis toujours. Je suis en surpoids depuis bien longtemps et je me suis toujours trouvée moche car grosse. J’ai fait des régimes, je suis suivie par une très bonne diététicienne avec qui j’avance doucement. Mais au quotidien, c’est difficile de vivre sereinement quand on est complexée comme moi. 

Beaucoup de choses relèvent du défi. J’ai quelques exemples que seules les femmes complexées vont comprendre : 

  • se regarder dans la glace avec une espèce de boule au cœur, de nausées, tellement on se trouve laide
  • se demander pourquoi mon ami m’a choisie, et pourquoi il reste avec moi
  • être en réunion avec plein de personnes inconnues et attendre que les autres se lèvent pour partir (ne surtout pas se lever en premier, au risque d’être vue par tout le monde)
  • ne jamais sortir de la cabine d’essayage d’un magasin même pour montrer à la vendeuse ou aux amies
  • à la piscine, porter ma fille dans les bras pour qu’elle « me cache » un peu
  • détester me voir en photo, détester qu’on me prenne en photo
  • avoir envie de pleurer dans les cabines d’essayage des magasins
  • avoir honte de manger des choses grasses ou sucrées devant les gens (peur de ce qu’ils peuvent penser)

J’en ai des milliers d’exemples de ce type. Donc forcément, avec tous ces blocages, ma vie est loin d’être simple ! 

Malgré tout, depuis quelques années, j’ai appris à relativiser (un peu).

Ce corps que je déteste a quand même réussi à porter la vie. Je suis tombée enceinte rapidement, à ma grande surprise. Ma fille s’est développée parfaitement, est née en bonne santé quasiment à terme. Mon corps a bien tenu le choc de la grossesse. J’ai accouché rapidement, je n’ai pas beaucoup souffert. Mon corps a été efficace, opérationnel, utile. Moi qui pensais que ce serait compliqué, vu que je ne suis pas DU TOUT sportive, j’imaginais un accouchement long, des poussées inefficaces. Et bien non, il a été parfait pour une fois mon corps !

« Vous êtes faite pour accoucher » m’a dit la sage-femme après la naissance. 

Depuis, quand je ne peux plus me voir en peinture, je regarde mon ventre, je regarde ma fille. Je me dis que je n’ai (et n’aurai sûrement jamais) un corps parfait, mais qu’il m’a permis d’être maman.
De vivre ces moments magiques.

Et je suis fière de lui… 

Il y a deux ans, je la laissais chez une nourrice…

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26 Septembre 2013.

Mon bébé a 2 mois et demi. Elle est toute petite. Je commence tout juste à prendre mes marques en tant que maman que je dois retourner au travail. L’adaptation s’est relativement bien passée : elle mange peu, ne pleure pas et dort énormément.

Je n’oublierai jamais ce matin du 26 septembre. La nuit a été dure je n’ai quasiment pas dormi. Le réveil sonne, je suis épuisée, je me lève. Mon oreiller est littéralement trempé des larmes que je n’ai pas pu retenir de la nuit. « Je ne peux pas, je ne peux pas, c’est trop dur. »

C’est son papa qui l’emmènera, impossible pour moi de le faire.

7h30. Je prépare ses petites affaires dans son sac à langer tout neuf ainsi qu’un long mot pour la nourrice sur ses habitudes. « Je ne vais pas la laisser, je ne peux pas l’abandonner, elle a encore trop besoin de moi. »

7h45. Il est l’heure de la lever. J’entrouvre la porte de sa chambre, elle dort profondément. « Je vais la réveiller puis l’abandonner à une inconnue ». J’essuie mes larmes qui n’arrêtent pas de couler. Je voudrais lui expliquer mais aucun mot ne sort. Désormais elle passera 40 heures par semaine avec quelqu’un d’autre que moi sa maman, moi, la personne dont elle a le plus besoin.

8h. Son papa l’emmitoufle dans une grosse combinaison, lui met son petit bonnet et la met dans sa nacelle. Elle est réveillée et me regarde avec de grands yeux surpris, comme si elle ne comprenait pas. Je lui explique entre deux sanglots et leur demande de partir vite. C’est trop dur. Ils s’en vont.

Me voilà seule, je rassemble mes affaires, je suis complètement perdue, vide, comme si on m’avait arraché le cœur. Je prends mon sac et je quitte la maison. Je reprends le travail…

Pendant plus d’une semaine, j’ai pleuré toutes les nuits. J’étais et je suis encore persuadée qu’elle était trop petite pour être séparée de moi. Si c’était à refaire, je n’aurais pas pris la même décision. J’aurais pris un congé (quitte à manger des patates tous les jours). Mais au moins j’aurais profité d’elle à un moment de sa vie où elle avait tellement besoin de nous, ses parents.

Je sais qu’elle ne m’en veut pas. Mais moi je m’en veux terriblement et encore maintenant la souffrance est intacte…

Que c’est dur parfois d’être maman…

Ce bébé qu’on a imaginé…

15H

Quand je suis tombée enceinte, j’ai fait comme beaucoup de futures mamans.
J’ai imaginé à quoi ressemblerait mon bébé…

Elle sera forcément brune aux yeux foncés comme son père et moi. Plutôt pâle comme moi avec des cheveux épais. Elle aura un bon coup de fourchette. Elle sera certainement bien potelée. Calme, peut-être même très introvertie comme nous. Sérieuse et scolaire à l’école. Polie et jamais moqueuse. 

On avait imaginé que notre bébé serait un mélange de nous (surtout de nos qualités finalement…).
Nous n’avions pas d’attente particulière, de bébé « rêvé »

Et puis elle est née. Elle était toute bronzée! Elle a toujours eu un appétit d’oiseau. C’est une crevette toute légère avec ses cheveux châtains très fins. Une petite fille bavarde qui a un avis bien tranché et n’hésite pas à le faire savoir. 

Bref, une personnalité à ELLE. Pas juste un peu de moi et un peu de lui.
Une nouvelle personne avec certes, des ressemblances avec ses parents mais aussi ses propres particularités

Parfois on trouve ça drôle, surprenant, parfois déprimant (quand on voit qu’elle ne jure que par Kendji Girac alors qu’on lui fait écouter plein de chouettes artistes…). 

En tout cas elle ne correspond pas vraiment à l’enfant qu’on s’était imaginé. Et je crois qu’elle est même beaucoup mieux que ça ! 

Tout ceci pour vous montrer qu’il existe souvent un fossé entre le bébé qu’on a imaginé  et le bébé réel.
On ne choisit pas comment sera notre enfant. On doit l’accepter et l’aimer comme il est, même s’il est différent de nous. 

J’ai pu discuter avec quelques copines qui ont fait de sérieuses dépressions après la naissance de leur enfant : 
– « C’est une fille et j’aurais aimé un garçon. »
– « Il pleure tout le temps. »
– « Elle ne dort jamais. »
C’est vrai que décider de devenir parents est un sacré risque, un chemin incertain plein de virages, de détours inattendus… On ne sait rien à l’avance, c’est un vrai jeu de hasard. 

Mais c’est aussi ce qui en fait sa beauté. Ça ne sert à rien d’imaginer car de toute façon rien ne se passera comme on l’avait prévu ! 

Prendre ce risque en vaut la peine, j’en suis convaincue ❤ ❤

L’allaitement de ma fille

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Aujourd’hui nous allons parler allaitement. Dans le cadre du projet « j’irai bloguer chez vous » crée par mômes et merveilles, nous avons décidé Eugénie de  Chronique de Mam’s et moi de publier un article sur le blog de l’autre. Nous avons choisi de vous parler, de nos expériences et de nos ressentis.  Je vous laisse donc lire son article ci dessous.

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Lorsque j’ai eu la joie de découvrir que j’étais enceinte, mille questions ont fusées dans ma tête dont une : l’allaitement. Vais-je allaiter ? Vais-y arriver ? Je ne sais pas faire, vais-je aimer ou encore avoir mal … Que d’interrogations !

D’un côté, je ne voulais pas car je me sentais encore jeune pour allaiter, (24 ans), puis la crainte d’avoir mal, ou encore la peur de ne pas savoir satisfaire la faim de mon bébé, la peur de l’échec. Puis je vous avoue que tout le monde me mettait la pression : « Ah si faut que tu allaites, c’est important, tu vas donner de bon anticorps » et d’autres qui vous dise que allaiter ç’est des foutaises et vous dise aussi «  tu vas avoir mal, tes seins seront démolis,  tu ne vas pas réussir à gérer, et le papa n’aura pas de plaisir avec son enfant, … ». Bref tout cela me rendait nerveuse. Je voyais aussi ma sœur qui allaitait sa fille et qui pour moi en était esclave, et je ne comprenais pas la force de leurs liens.

Au fond de moi, j’avais quand même envie d’essayer, pour moi allaiter c’est plus que de nourrir son bébé, mais aussi de donner de l’amour (pas que les mamans qui n’allaitent pas n’en donne pas, soyez sans crainte !), d’avoir un lien particulier, des moments rien qu’à nous qui me rappellerait la grossesse.

Du coup, j’ai fermé mes écoutilles pour ne pas entendre la famille et les amis vous dire quoi faire pour votre bébé. Je pars du point où la maman c’est ce qu’il y a de bon et de bien pour son enfant, et j’ai donc décidé de me lancer dans l’aventure d’allaiter ma fille à sa naissance, enfin si ça marche bien-sûr et de ne pas me prendre la tête. Ça marche, et j’aime c’est parfais, ça marche pas ou je n’aime pas et bien tampis j’aurais essayé !

Ma fille est donc née, le 21 Juillet 2014, une date insignifiante jusqu’à là, mais devenue si merveilleuse pour moi et son papa. L’accouchement c’est très bien passé, même très très bien (mais je vous en parlerais dans un autre article), du coup les sages-femmes ont voulu faire tétée ma fille qui avait je dois dire la dalle ! Bref, c’était assez périlleux la mise en route, elle n’arrivait pas à prendre le téton correctement, et les puéricultrices manquaient de patiente et m’ont même donné un bout en plastique pour l’aider. (Ok ça a fonctionné sur le moment, mais après pour l’enlever, bin c’est difficile, elle ne voulait que téter avec !)

Après des débuts chaotiques, les douleurs liées aux points de sutures que j’avais eu la veille lors de l’accouchement, et l’engorgement de mes seins en lait, et ce personnel soignant qui ne vous accompagne pas comme il le faudrait. J’ai craqué pour un biberon entre deux tétées, la misère, on me l’a reproché ! Bref, j’en ai fait qu’à ma tête, et j’ai repris l’allaitement au sein, ma fille pas contrariante, est ok. Mais, elle ne prenait que de petites tétés, et j’avais mal aux seins, hop un peu de tire lait, oui oui vous ressemblait à une vache, mais quel soulagement, et en plus cela habitue vos seins à sortir du lait et facilite le travail pour bébé.

Le tout a bien fonctionnée pendant trois mois, puis il y a eu la préparation du mariage à ma sœur, du stress, les chaleurs d’été, la reprise du travail, j’ai eu de moins en moins de lait. Ma solution pour continuer d’allaiter, je faisais mixte, le matin et le soir la tétée et le reste de la journée biberon et ceux jusqu’à ses 5 mois. Après bien-évidemment, encore moins de lait et j’ai dû arrêter.

En réfléchissant, après coup, j’ai regrettée d’avoir laissée tomber assez vite allaitement. J’ai l’impression d’avoir baissé les bras trop rapidement et d’être allée vers la facilité du biberon. Demain, je retombe enceinte, je m’y préparerais, j’irais voir une sage-femme spécialisé dans l’allaitement afin d’avoir des conseils constructifs et sans jugement ! Le peu de temps que j’ai allaité fut une très belle expérience, riche en amour et en émotion, une jolie parenthèse où vous avez votre moment rien qu’à vous, avec de gros câlin. Parfois, ma fille est nostalgique, et vient me faire un calinou en tétant le sein comme quand elle était miniature.

image002 (2)Aujourd’hui mon conseil c’est de suivre votre instinct, vous avez envie d’essayer et bien essayer, pas envie alors ne vous forcez pas ! N’écoutez pas votre entourage, vous êtes la seule à savoir ce que vous avez besoin vous et votre bébé. Allaitement aux seins ou allaitement au lait infantile votre bébé sera bien nourrir dans les deux cas et avec les nutriments adaptés. Et je vous rappelle qu’allaiter ce n’est pas un devoir mais un CHOIX !

 

 

 

 

Si vous souhaitez voir mon article sur le sujet sur le blog de Chronique de Mam’s, c’est ici !

Je vous mets également le lien vers d’autres articles traitant le sujet sur les blogs d’autres mamans 🙂

Mon choix de ne pas allaiter

Celle qui n’allaitait pas