Astuces pour éviter les crises !

Ma puce aura 2ans et demi en Janvier. L’âge des crises. Au quotidien, elle s’oppose, dit non à tout, change d’avis au dernier moment, s’enfuit quand je lui demande de venir, se débat quand je lui fais un câlin… bref elle s’affirme 🙂

Pas tous les jours facile à gérer, surtout quand on est fatigué, mais j’ai trouvé quelques astuces qui permettent d’éviter les crises (vous savez, ces moments où ils s’énervent, voire même se roulent pas terre en hurlant, et où les parents sont rouges de honte ^^). 

crises enfant
Image extraite du site magicmaman.com

1  . A la maison

  • Lui donner le choix 

Le matin c’est un peu la course car tout le monde bosse. Je dois habiller la puce avant que son papa l’emmène chez la nourrice, et que je parte au boulot.

Avant :
– Tu viens t’habiller?
-Non!

Maintenant :
– C’est l’heure de s’habiller, tu préfères le pantalon rouge ou le bleu ?
– Le bleu ! 🙂

Vous avez vu la nuance ? Si je pose une question dont la réponse est oui ou non, il y a fort à parier qu’elle me dise non. En revanche, en lui demandant de choisir entre deux propositions, elle ne peut plus dire non, elle est coincée ^^ De plus ce genre de questions lui montre que j’accorde de l’importance à son opinion, et que je la laisse choisir. Au final, elle choisit son pantalon (parmi les deux uniquement) et je peux l’habiller sans problème. Yes ! 

  • Faire diversion

Un grand classique mais qui fonctionne ! Elle veut un gâteau, je lui explique qu’on va manger dans peu de temps et qu’elle n’en aura pas. Elle commence à chouiner, pleurer et là …
« Oh ! MAIS QU’EST CE QUE JE VOIS PAR LA FENÊTRE ? » L’arrêt des pleurs est immédiat. 🙂

Attention ! Il faut vraiment trouver quelque chose à voir par la fenêtre ! J’ai tenté une fois « Oh ! Il y a un chat là-bas ! », alors qu’il n’y en avait pas. Résultat, elle se remet à pleurer, déçue d’avoir raté le chat … (fail…)

2. En voiture

  • Trouver de quoi l’occuper

Sur les petits trajets, ma puce a juste besoin de ses doudous et sa tétine. En revanche, pour les trajets de plus d’une heure, elle s’ennuie et se met à râler. Je prévois donc toujours de quoi l’occuper :
– des livres 
– des coloriages à l’eau (j’en ai fait un article ici)
– une gourde avec de l’eau, quelques petits gâteaux

Je mets aussi de la musique, elle adore ça et certaines chansons la calment. Et puis si vraiment plus rien ne marche, je lui prête mon téléphone pour qu’elle regarde quelques épisodes de T’Choupi que j’ai en stock (pas bien oui je sais…). 

3. Au supermarché

Je fais souvent les courses avec elle et je n’ai jamais eu de souci de comportement. Elle va dans le chariot (et oui c’est pas un gros modèle, du coup elle rentre encore dans le siège du chariot).

  • Le faire participer

Je l’implique beaucoup dans les courses. Elle tient la liste de courses et raye gribouille les articles achetés . Je lui donne les produits qu’elle met elle-même dans le chariot (pas les oeufs hein!). A la caisse, elle m’aide à poser les articles sur le tapis. Elle donne la carte de fidélité à la caissière. Bref, elle m’aide et elle adore ça ! 

  • L’emmener voir régulièrement les jouets

Je l’amène toujours voir les jouets, pour qu’elle s’habitue aux « tentations ». Elle regarde, joue un peu avec et les repose. Je n’achète que très rarement des jouets avec elle (souvent c’est sur internet et pour des occasions particulières). Du coup pas de crise. 

  • Le petit bout de pain ! 

Je commence toujours les courses par le rayon « pain ». Et je lui donne un petit quignon, ça l’occupe bien 🙂 

4. Au parc

Il est l’heure de rentrer à la maison, mais votre bout de chou ne veut pas partir du parc. « Encore une fois »… Puis 15 descentes de toboggan plus tard, on en a marre, on s’énerve et on ramène sous le bras notre enfant hurlant et se débattant… sous le regard des autres parents désolés… 

  • Théâtraliser

Je préviens déjà avant de partir « Tu fais encore quelques tours de toboggan et après on y va ».
Puis quand l’heure arrive, attention :

– le premier à la voiture a gagné ! 
– Tu ne me m’attraperas pas ! 
– Vite, vite, vite sauve-toi il y a le loup ! 
– A la maison, un bon goûter nous attend, on se dépêche pour aller le manger !
– Allez on tape dans le ballon jusqu’à la voiture! 

Bon c’est clair, on a l’air un peu c… à jouer les enfants mais ils adorent et vivent mieux le départ du parc. 

Et vous quelles sont vos techniques « anti-crise » ? 

Ces moments où je ne la reconnais pas…

enfant qui mord

Ma fille a toujours été une enfant facile, qui a rapidement fait ses nuits, pleuraient peu étant bébé et s’adaptait bien aux changements d’environnement et de personnes. 

Elle a grandi, ce n’est plus un bébé, et son caractère évolue. Une petite pipelette, un peu têtue, très joyeuse et curieuse de tout. On m’a souvent dit qu’elle était sage et que j’avais de la chance d’avoir une petite fille comme ça. Et c’est vrai, on s’en rendait compte avec son papa, en voyant d’autres enfants pour qui c’était plus compliqué.

Mais là depuis quelques temps, elle a changé. Avec nous, elle s’oppose un peu plus, pleure facilement quand on lui refuse quelque chose, et fait de petites bêtises (pas très graves) en nous regardant. J’ai bien compris qu’elle est dans la période du « terrible Two » (en cliquant sur le lien, vous aurez quelques astuces pour vous en sortir).
En gros, elle a besoin de se confronter aux interdits pour voir notre réaction. Evidemment, on lui rappelle les choses, on lui explique et si elle va trop loin, on l’isole un peu et on lui demande de s’excuser ou de réparer sa bêtise quand c’est possible. Ce comportement ne m’inquiète pas et je sais qu’il est important qu’elle en passe par là pour se construire

En revanche, hier soir, je me suis retrouvée complètement démunie, désoeuvrée…

A 17h15, comme tous les soirs, je vais la chercher chez sa nourrice. Elle y partage son quotidien avec un petit garçon de 8mois et une petite fille d’1an. La nourrice m’ouvre et me paraît complètement dépitée.

-« Où est ma fille? ».
-« Je l’ai mise dans le parc, elle est punie car elle est très méchante avec la petite fille d’1an ».

Et là elle me raconte la journée. Ma fille a passé son temps à titiller, pousser, pincer, taper, confisquer les jeux de la petite de 1an. J’essaie de lui en parler, de comprendre pourquoi elle fait ça. Elle me répond simplement « Zai fait des bêtises, zai poussé, zai fait mal ». Elle sait me dire que ce n’est pas bien mais ne sait pas expliquer pourquoi elle fait ça. 

Ce n’est pas la 1ère fois qu’elle enquiquine cette petite (adorable en plus), mais là elle va trop loin. Elle lui fait mal sans aucune raison. Ca a commencé à partir du moment où la petite a marché, et ça s’est accentué quand le bébé de 8mois est arrivé. 

Est-elle jalouse de la petite fille ? 
A-t-elle l’impression que la nourrice ne lui accorde pas assez d’attention?
Se sent-elle en « rivalité » avec l’autre petite fille? 

J’avoue ne pas la comprendre. Je lui ai réexpliqué très fermement, j’ai même prévenu que son papa ne l’emmènerait pas à la piscine si elle continuait et puis je l’ai mise dans la voiture, j’ai souhaité bon weekend à la nourrice, j’ai démarré, et je me suis littéralement effondrée…

Moi et son papa, sommes très doux, nous n’avons jamais jamais donné de fessée, même pas une petite tape sur la main. Nous l’éduquons dans le respect de l’autre, la bienveillance, nous lui épargnons tout ce qui pourrait être violent dans les images, la TV… 
Les événements récents à Paris m’ont beaucoup touchée et je ne supporte aucune violence, alors celle de ma fille à l’égard de cette petite m’a complètement dévastée. 

Et puis en me couchant, je me suis dit que peut-être ses agissements cachaient un malaise, un mal-être… Mais lequel ?

Je ne sais plus si je dois expliquer, gronder, cajoler, punir, rassurer… Je ne la reconnais pas et cette situation me fait beaucoup de mal. 

Dans mon métier, j’en vois des enfants qui tapent. Et j’arrive à les gérer et leur éviter de faire du mal aux autres. Mais là je ne suis pas avec ma fille dans la journée, je ne peux pas agir sur le moment. Du coup je ne sais pas quoi faire. 

Peut-être avez-vous vécu ça ? Peut-être avez-vous des pistes qui pourraient m’aider ? 

 

Qu’en aurait-il pensé … ? 

251H.jpg

Voilà un petit moment que j’avais écrit un article sur mon blog.

L’actualité m’a choquée, meurtrie, effrayée … Je n’ai pas eu la force ni l’envie jusqu’à maintenant d’écrire.

Je vous avoue que ressortir l’ordinateur n’a pas été chose facile. Parler de futilités quand il arrive une chose aussi horrible me paraît complètement déplacé. Et pourtant il faut vivre, continuer, ne pas se laisser faire, aller de l’avant…

La nuit dernière, en tentant vainement de m’endormir, j’ai pensé à mon pépé. Un pépé génial, drôle, cynique, intelligent, doux et gentil, qui est parti trop tôt pour nous (mais à 92 ans tout de même…). Mon pépé vivait à la campagne. Il n’a pas connu le terrorisme.

Et je me disais « mais qu’aurait-il pensé de notre monde actuel? ».

Il aurait sûrement été choqué lui aussi. Et en colère de cette lâcheté. Il a connu la guerre, mon pépé. Mais dans la sienne, il y avait deux camps armés. Dans la nôtre, seuls quelques hommes face à des centaines d’autres. Mais un camp lourdement armé, et l’autre totalement nu… « C’est pas du jeu » comme diraient les enfants !

Mon pépé a sûrement cru nous laisser un monde meilleur. Il s’est dit que sa génération avait connu le pire, avec les 2 guerres mondiales. Que nous, nous aurions la chance de vivre dans un monde en paix. Il ne se doutait pas. Et nous non plus.

Vendredi soir, j’ai eu peur pour mon frère, j’ai eu peur pour quelques-uns de mes amis. Ils m’ont rassurée, mais la peur est toujours là, quelque part dans un coin de ma tête et de mon coeur…

Parfois j’aimerais revenir 20ans en arrière, pour revoir mon pépé, et retrouver l’insouciance de l’enfance…

Maintenant, il va falloir que nous pansions nos blessures, que nous tempérions nos angoisses. Heureusement, quand je vois tous ces élans de solidarité autour de moi, l’espoir revient. Et il doit rester, pour nous, et pour nos enfants surtout. Qu’ils aient la chance eux aussi de grandir heureux et insouciants dans un monde en paix…

A mon pépé… ❤
A Paris …
A la France …

Prenez soin de vous et de vos bouts d’chou 🙂

Les laisser s’ennuyer …

boy-477013_1280

Vous souvenez-vous vous être ennuyé parfois lorsque vous étiez enfant ? Moi oui ça m’arrivait quand mon frère ne voulait pas jouer avec moi ou que mes parents étaient occupés.

Je me souviens bien que j’allais voir ma mère :

Maman, je m’ennuiiiiiiiie !

Je finissais par fouiller dans mes bacs de jouets pour trouver un petit quelque chose qui allait me donner une idée de jeu.

Ma puce, du haut de ses 2ans, a pas mal de jeux à la maison et chez la nourrice. Mais parfois elle s’ennuie. Et me demande « qué qu’on fait maintenant? ». Parfois je prends le temps de venir faire des jeux, des dessins avec elle mais je n’ai pas toujours le temps et je lui demande alors de s’occuper toute seule. La réaction est immédiate, elle part en crise de larmes, comme si je l’avais abandonnée.

Je lui explique alors que je ne peux pas toujours jouer avec elle, qu’il faut aussi qu’elle apprenne à s’occuper seule, trouver des idées à elle. Je ne veux pas en faire une petite fille boulimique d’activités. La vie fait que moi et son père avons tendance à faire beaucoup (trop) de choses et étant très perfectionnistes, nous sommes rarement satisfaits de nous et en faisons toujours plus. On remplit tous les vides, on ne s’ennuie plus jamais. Au final, c’est un cercle vicieux qui nous apporte de la fatigue, du stress et le sentiment de ne jamais en finir (on essaie de changer mais ce n’est pas évident). Je ne souhaite pas ça pour ma puce. J’aimerais qu’elle prenne le temps de faire les choses, de décider elle-même de ce qu’elle veut faire. Je veux aussi qu’elle s’autorise à ne rien faire, buller, rêver…

On occupe beaucoup nos enfants de peur qu’ils s’ennuient, mais aussi pour leur faire plaisir et répondre à leurs demandes. Mais finalement l’ennui a du bon. Parce que c’est en s’ennuyant qu’on se pose, qu’on réfléchit à ce qui nous ferait plaisir. On développe son imagination, sa créativité. Alors oui, ce n’est pas toujours drôle mais c’est essentiel selon moi dans la construction personnelle. Se retrouver face à soi-même permet également de mieux se connaître.  

Si nous, parents, occupons systématiquement notre enfant, on l’empêche de prendre des initiatives et il peut finir par se lasser ou être « blasé ». 

Tout est question d’équilibre.

Alors laissons-les un peu s’ennuyer de temps en temps et sans culpabilité, ils n’auront malheureusement plus cette chance une fois qu’ils seront adultes … 🙂

Mon bébé-blog a 6 mois!

typewriter-801921_1280

Et oui, déjà 6 mois que j’ai commencé ce blog

C’était en avril, l’année scolaire était presque finie. J’avais ma classe de ce1/ce2, j’étais débordée de boulot, je courais partout entre l’école, la nourrice, le ménage, les courses, les corrections, les préparations de classe, la famille… Et c’est à ce moment précis que je me suis dit : « Tiens je vais écrire un blog! » 🙂

Je ne lisais pas de blog, je traînais souvent sur le net pour trouver des réponses à mes questions de mère angoissée : sites médicaux, forums en tout genre… J’y trouvais une partie des réponses mais pas tout. 

J’avais en fait besoin de raconter mes ressentis, d‘échanger sûrement pour me rassurer. 

L’idée du blog a fait son chemin rapidement, je n’y connaissais rien mais je me suis lancée. Et je ne regrette pas. 

Mon blog est devenu au fil du temps un comme un doudou, qui me réconforte quand ça va pas et à qui je peux tout raconter (ou presque). 

J’ai toujours eu le besoin d’écrire quand je vivais des moments importants (j’ai d’ailleurs des tas de carnets gribouillés chez moi…). Et je me suis dit que ce serait chouette de pouvoir les partager avec d’autres personnes et pourquoi pas en discuter et s’entraider.

Bien sûr, dans ma vie « réelle », j’ai des amis et une famille à l’écoute. Mais au quotidien, je suis quelqu’un de réservé. J’écoute beaucoup les gens (j’aime ça), et souvent je m’efface un peu et ne parle pas trop de moi (par timidité et manque de confiance en moi). Je ne me livre qu’aux personnes qui me sont très proches et elles sont peu nombreuses. 

Ce que j’aime avec le blog, c’est que je « n’oblige » personne à lire mes états d’âme de maman ! 🙂 Ceux et celles qui viennent me lire, commenter, ou s’abonner à mon blog le font car ils trouvent de l’intérêt à ce que j’écris. Et ça c’est juste fou : je peux donc intéresser les gens !! 

Depuis ces 6 mois, j’ai moins de moments de blues et de cafard. J’écris car ça me fait du bien. J’écris aussi pour laisser une trace à ma fille, comme un album de son enfance. 

J’espère bien ne pas arrêter de sitôt et pouvoir continuer avec toujours autant de plaisir.

Et parce qu’un blog sans lecteur ne survit pas … Merci à vous ❤ ❤ ❤