Bébé aux besoins intenses

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Hier, en traînant sur l’ordinateur, je suis tombée sur cet article de Marie Perarnau qui parlait des Bébés aux besoins intenses. Les BABI comme on les appelle. 

Je connaissais vaguement le terme et il m’a vraiment interpellé. 

Pour vous résumer les choses, un bébé aux besoins intenses est un bébé :

  • Qui est très sensible à son environnement, aux gens, à l’ambiance qui règne autour de lui. En gros, il va pleurer facilement quand il n’est pas dans un lieu rassurant pour lui. Ou bien il ne pas s’endormir en dehors de sa maison. Ce n’est pas un bébé qu’on va pouvoir poser tranquille dans son transat dans des soirées chez les amis. 
  • Qui ne dort pas bien (sieste et nuit). On le qualifie de petit dormeur. Les nuits sont longtemps hachurées. Il a également le sommeil léger et peut se réveiller au moindre bruit. 
  • Qui aime être porté, dans les bras. Mais qui n’aime pas se blottir, il n’est pas câlin. Il n’aime pas se sentir « oppressé ». 
  • Dont les émotions semblent exacerbées : il rit très fort quand il est content, et huuurle quand il est triste ou en colère.
  • Qui a besoin d’être VITE satisfait. Il pleure très fort quand il a faim par exemple. Et rien ne peut le divertir dans ces moments. Il criera tant qu’on n’aura pas répondu à sa demande. 
  • Qui est très actif. Il remue beaucoup. Et ça devient épuisant pour ses parents. 
  • Qui aime têter: il a un grand besoin de succion. Ça l’aide à se calmer. 
  • Qui n’aime ni la poussette, ni la voiture. Et qui évidemment ne s’endort pas dedans. 

Alors bon … Que penser de ce concept de BABI ? Il faut savoir que ce terme n’est pas pas associé à un problème médical. Un BABI c’est un bébé très demandeur qui réunit ces caractéristiques. 

Mon fils a beaucoup pleuré ses premiers mois sans que je comprenne vraiment pourquoi (coliques, faim, difficultés liées à l’allaitement…?)

Il a 9 mois maintenant et je le comprends mieux. Mais il reste un bébé demandeur qui ne supporte pas qu’on le fasse attendre plus de 10 secondes. Qui demande les bras souvent. Qui veut tout toucher, tout découvrir et qui s’énerve vite quand il se rend compte qu’il n’est pas assez grand pour tout faire comme il aimerait. Qui n’aime plus trop sa poussette (enfin si mais uniquement quand ça avance…) et qui supporte mal que je l’attache dedans. Qui se met debout pour s’échapper de sa baignoire (alors qu’on vient de le mettre dedans).Qui râle très vite quand quelque chose le contrarie, ne se passe pas comme il veut. 

Mais c’est un bébé qui dort bien, mange trèèès bien, peut rester longtemps sur un jeu (puis le lendemain le balancer au bout de 5 secondes ^^). Qui rigole de tout très facilement. Qui est très empathique et sensible.  

On sent qu’à son âge, tout est en construction. La gestion des émotions est difficile. 

Alors est ce que mon bébé est un BABI ? Il n’a pas toutes les caractéristiques du bébé aux besoins intenses mais il en a tout de même pas mal (mais d’ailleurs comme beaucoup de bébés finalement non?). Avec ma petite expérience de « multipare » je me rends compte que mon fils est plus « intense » que sa sœur au même âge. 

Je suis fatiguée le soir, j’ai mal au dos à force de le porter. Certains jours, je suis vidée. J’ai l’impression de ne pas avoir réussi à satisfaire ses besoins. On me dit qu’il est « plein de vie », ou qu’il « a de la voix ». On me dit que j’ai l’air fatiguée, on me dit que je dois bien dormir la nuit avec tout ça. Et puis le lendemain, je ne l’entend pas, il joue calmement, sourit tout le temps, s’occupe seul. 

Alors je dirais qu’il est BABI …par intermittence ! (oui oui j’invente moi aussi un concept ^^ )

Et je dirais aussi pour finir, aux mamans de bébés demandeurs, que non, votre enfant n’est pas pénible, difficile, terrible, comme certains pourraient vous le faire ressentir. Qu’il est juste très sensible. Qu’il ne faut pas le comparer aux autres. Que vous faites au mieux et que c’est très bien, même si vous avez l’impression que rien de ce que vous faites ne fonctionne. Et qu’en grandissant, la situation s’améliora en même temps qu’il développera son autonomie. 

J’aimerais bien avoir vos témoignages, vos expériences sur le sujet. 
Est-ce que vous avez/ avez eu un bébé très demandeur? Comment gérez-vous cela en tant que parent ?

* En bonus, je vous mets le lien vers un article d’une blogueuse que j’aime beaucoup lire. Elle parle joliment de son Babi à elle. C’est ici. 

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Ma jolie petite fleur …

J’ai la chance d’être tante trois fois. Mes deux grandes nièces ont maintenant 16 et 14ans.

Et puis, le 12 décembre dernier, petite Rose est arrivée.
Elle devait avoir 3 mois d’écart avec mon ptit bonhomme. Et finalement elle a décidé d’arriver 1 mois et demi plus tôt…

Un matin, ma soeur m’appelle. D’une voix blanche elle me dit :
– J’ai perdu les eaux.
– Tu es sûre?
– Oui oui, je vais à l’hôpital, peut-être qu’ils vont réussir à retarder la naissance. Il est trop tôt pour qu’elle naisse. Tu penses qu’ils peuvent le faire?

Je ne savais pas quoi lui dire. Je n’ai pas été confrontée à ça et je n’y connais rien dans le domaine médical.

Les heures passent. On s’envoie des textos. J’ai doublement peur. Peur pour ma nièce qui est encore bien petite. Peur pour ma soeur qui reste mon bébé à jamais.

Un autre message :
– Ils vont laisser les choses faire, je vais accoucher ce soir.

J’attends, fébrile, à côté de mon téléphone. Je croise tout ce que je peux croiser pour que tout se passe bien. J’envoie aussi des messages à ma mère, qui est dans le même état que moi.

Elle naît sans encombre, elle respire bien sans aide. Elle aura juste besoin d’un petit coup de pouce pour être nourrie. Quel soulagement !

Elles ont été fortes toutes les deux dans ces premiers moments difficiles.  Une belle équipe, une complicité déjà très forte entre elles deux…

Ma petite Rose, je me souviens du jour où je suis venue te rencontrer.

Je me souviens déambuler dans les couloirs interminables du service néonatalogie, un soir d’hiver.
Je me souviens de ta maman, qui m’expliquait ce qu’impliquait ta prématurité (tuyaux, capteurs, machines qui bippent, lumières bleues…). 
Je me souviens avoir eu peur de ce que j’allais voir.
Je me souviens être rassurée en un quart de seconde en voyant ta jolie frimousse de poupée. Toute petite mais tellement jolie. Tu vas bien, tu es toute rose, toute douce, toute calme.
J’ai même eu le droit de te porter, je me souviens te serrer bien contre moi pour que tu gardes ta chaleur…

Aujourd’hui tu as 7 mois.
Tu as bien changé.
Tu attrapes tes pieds et tu les manges, tu es une vraie pipelette, tu souris, tu observes beaucoup. Tu aimes la compote et tu mets ton doudou sur ta tête pour t’endormir.

Tu es une sacrée championne ! 
Je suis si fière de toi.

Continue de bien grandir petite Rose.

Ta tata qui t’aime et qui sera toujours là pour toi … ❤

Une journée sans eux…

Mes enfants, je les ai très souvent avec moi. Sauf quand je travaille. 

Le soir je m’en occupe beaucoup seule car leur papa rentre assez tard du travail.
Je passe aussi une grande partie des vacances seule avec eux. 

 Je les amène partout avec moi quand c’est possible. Bien sûr, parfois, ma fille va à la garderie et mon fils fait du rab de nourrice quand j’ai des réunions au boulot, ou des RDV auxquels je ne peux vraiment pas les amener avec moi. Et puis ma maman me dépanne quand j’ai besoin.

Mais je fais très peu garder les enfants si je n’ai pas de « vraie raison ».

Cette semaine, j’ai décidé de les déposer tous les deux une journée entière chez la nourrice. Une journée juste pour moi. 

Je les dépose donc vers 9h et je rentre chez moi. 
Et là, je tourne en rond…
J’ai exactement 8h devant moi, seule, dans ma maison.
Je ne suis pas habituée à ce silence.
Un peu perdue…
Un peu coupable aussi de les laisser alors que je n’avais pas de réel besoin de le faire (si ce n’est être un peu tranquille).
Je vois leurs jouets traîner, la maison est triste sans eux…
 
Allez! Il faut que je m’occupe.

 Je m’attaque au grand ménage.
Les heures passent.
Je ressens presque du plaisir à nettoyer, récurer, ranger sans être constamment interrompue par des « tatatatata » ou des « maaaaamaaaan »!

J’ai faim, je me pose sur le canap’ avec un grand plateau rempli de n’importe quoi. Il est 14h. Ne pas regarder l’heure, ni l’équilibre alimentaire… Ce genre de luxe que je ne peux pas m’offrir quand les enfants sont là… 

Je me pose un peu devant des niaiseries à la télé… et me réveille 2h plus tard… Ah la sieste… je ne me souvenais même plus ce que c’était !

J’ai envie de musique, forte, très forte. Je trie des papiers que je devais ranger depuis plus de 6mois, en chantant. 

16h30, ma journée sans enfants touche bientôt à sa fin. 

J’ai fait du ménage, j’ai un peu dormi, j’ai mangé n’importe quoi.
Oui je sais, ça ne fait pas rêver.
Mais je crois que le vrai bonheur dans tout ça, c’était de faire les choses que je voulais faire au moment où je voulais les faire.
Avec les enfants, je dois suivre constamment leurs rythmes (qui pour compliquer les choses, ne sont pas tout les mêmes entre une petite fille de 4 ans et un bébé de 9mois).
Je cours partout, j’anticipe, je prépare,  je programme … Et c’est très fatiguant au quotidien car à aucun moment, je ne m’écoute moi. 

Alors cette journée m’a fait du bien. Peut-être que j’en ferai d’autres, des comme ça. Sûrement même. Et peut-être que j’en profiterai pour aller chez le coiffeur, ou faire les boutiques. 

Ces moments restent rares. Mes enfants sont encore petits et ils ont besoin de moi. Je n’ai pas de mal à les laisser, mais j’ai encore du mal à profiter des moments sans eux pour m’occuper juste de moi. Je crois que je ne sais plus faire en fait

Et pourtant je suis persuadée que c’est important voire essentiel, de prendre ce temps sans enfants. Pour être mieux avec eux par la suite. Et puis pour se retrouver soi-même. Il y a encore du chemin, mais je progresse 🙂

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Et vous ? Arrivez-vous à laisser vos enfants pour vous occuper de vous ?

 

Aimer ses enfants … comme ils sont !

On les aime nos enfants, c’est une certitude.
 
On a peur qu’il leur arrive quelque chose, on n’imagine pas notre vie sans eux, on ne se souvient d’ailleurs même plus à quoi elle ressemblait avant. 

Mais parfois, il y a des choses qui sont difficiles pour nous, parents à supporter. 

  • Quand bébé pleure et qu’on n’arrive ni à le comprendre, ni à le calmer.
  • Les grèves de sieste alors que c’est le seul moment où on peut souffler.
  • Lorsqu’ils refusent de manger, ou qu’ils bloquent sur certains aliments qu’ils ne connaissent pas (peu importe le temps que nous avons passé en cuisine).
  • Quand ils ne veulent pas dire bonjour, au revoir, merci aux gens
  • Le bruit au quotidien
  • La manie de nous demander plein de trucs au moment où on est au téléphone pour un coup de fil important
  • L’impression que plus on est fatigués, plus durs ils sont avec nous
  • Quand ils s’opposent à tout (ces fameux « terrible two », « threenagers », « fucking four »… et j’en passe ^^)

Certaines journées ressemblent à des combats dont on sait qu’on sortira perdant ! 

On voudrait presque pouvoir les échanger contre des enfants « parfaits ». D’ailleurs, on a l’impression d’en voir partout autour de nous, des enfants parfaits. Et on culpabilise encore plus en se disant qu’on a sûrement raté un truc (mais vous le savez comme moi, les enfants parfaits n’existent pas!). 

On se creuse la tête, nous les parents. On se remet en question (surtout quand on manque de confiance en nous). C’est vrai qu’on est peut-être pas assez dispo pour eux, pas assez patients, pas assez maternants ? On se dit que ça vient forcément de nous. Que si on était des parents parfaits, nos enfants le seraient forcément eux aussi. 

Mais nos enfants ont leurs caractères à eux. Ils ont leurs envies qui ne sont pas forcément les nôtres. Ils ont beau être sortis de notre ventre de maman, ils sont eux. Ni nos copies conformes, ni des enfants modèles. On les aide à grandir, certes, mais on ne peut pas modeler leur caractère à notre convenance. 

Est ce qu’on voudrait vraiment qu’ils soient comme nous ? (non merci! Sans façon pour ma part!). Est ce qu’on ne s’ennuierait pas s’ils répondaient toujours au doigt et à l’œil à nos demandes et à nos attentes comme des petits robots? Est ce qu’il ne vaut pas mieux qu’ils s’affirment, qu’ils s’expriment par eux-mêmes ? 

Alors mes enfants, continuez d’être relous vous-mêmes, c’est comme ça qu’on vous aime. (Et nous on se reposera plus tard, quand vous serez grands et qu’on regrettera presque ces moments…).

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Les mamans d’élève

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Depuis 11 ans que j’enseigne, j’ai pu croiser beaucoup, beaucoup de mamans… 

La maman angoissée

  • On trouve dans le sac de son enfant : 4 tenues de rechange, deux tubes de crème solaire, une trousse à pharmacie complète, des goûters pour un mois…
  • Elle me demande un bilan complet de la journée tous les après-midis après la classe.
  • Elle regarde son enfant sous toutes les coutures quand elle le récupère le soir (pour être sûr qu’il n’ait aucun bobo que j’aurais râté).
  • Elle n’a souvent qu’un enfant (mais pas toujours).

La maman zen

  • Elle a toujours le sourire, même quand elle arrive en retard le matin (ce qui est souvent le cas).
  • Elle ne me demande jamais comment se passe la journée de son enfant « Tant qu’il a le sourire, tout va bien !».
  • Elle s’adapte, me fait confiance, me propose son aide pour les sorties et ne me fait jamais de reproches.
  • Quand son enfant se fait mal, elle répond « C’est la vie, il en verra d’autres !»
  • Elle me donne des complexes !

La maman psy

  • Elle analyse tout ! Le comportement de son enfant mais aussi celui des autres (et même celui des autres parents …voire le mien…)
  • Quand je lui dis que son fils a tapé, elle me répond « C’est normal, il est en plein Œdipe par rapport à moi, et rejette sa colère et sa frustration sur les autres » (ok alors tout va bien, il peut continuer ^^)
  • Elle me demande tous les jours si son fils joue avec les autres et qui sont ses amis.
  • Elle trouve un sens caché à chacun des dessins du rejeton «On voit clairement l’égocentrisme à son paroxysme dans les proportions du visage de son bonhomme!»

La maman de famille nombreuse

  • Elle me rend le cahier de liaison 2 semaines en retard car il était perdu dans la maison (elle l’a retrouvé finalement dans la niche du chien). Et puis parfois elle me donne le cahier de l’aîné au lieu de celui du petit.
  • Elle ne traîne pas à l’école le matin car elle n’a pas le temps.
  • Elle a des cernes et court partout!
  • Elle est très attachante car humaine et compréhensive.
  • Je suis très admirative de cette maman…!

La working mum

  • Je ne la vois pas très souvent car ses enfants vont à la garderie matin et soir.
  • Quand je fais des réunions, elle n’est disponible qu’après 19h ou le samedi matin.
  • Elle ne sourit pas beaucoup, elle est souvent au téléphone.
  • Elle se gare à l’arrache en double-file, sur le passage piéton (pas le temps!)
  • Elle aime ses enfants et son boulot aussi, du coup elle se sent souvent tiraillée.

La maman solo

  • Elle a du mal à quitter son enfant certains matins car elle sait qu’elle ne le reverra que la semaine suivante. 
  • Elle panique quand je programme des sorties au dernier moment car elle va devoir téléphoner au papa (cet espèce de connard …!).
  • Elle câline beaucoup son enfant, lui dit qu’elle l’aime tous les jours.
  • Elle n’a pas le moral parfois, alors elle vient souvent discuter avec moi.

 

Ces femmes, aussi différentes soient-elles ont l’unique point commun d’être des mamans. L’école les réunit, et c’est d’ailleurs parfois ici qu’elles lient de vraies amitiés.

Depuis que je suis moi-même maman, je les comprends mieux (et je suis bien plus indulgente !). Je ne sais pas laquelle d’entre elles je suis. Sûrement un peu toutes à la fois…

Et vous ? Quelle maman êtes-vous ?

 

*Evidemment le trait est un peu grossi ! 😉

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Publié également dans le Huffington Post

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