La préparation à l’accouchement : est-ce bien utile ?

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Lorsque l’on est enceinte, on a le droit à 8 séances de préparation à l’accouchement, remboursées par la Sécurité Sociale. Elles visent à préparer au mieux les mamans (et les papas) à ce moment si important. Elles ne sont en revanche pas obligatoires. Elles se font auprès d’une sage-femme à l’hôpital ou dans un cabinet privé. On les commence au  7 ème mois de grossesse. Il y a des séances théoriques et des séances plus pratiques. 

Il existe différents types de préparation à l’accouchement. Voici les principales :  

  • l’haptonomie : qui permet par le biais du toucher d’entrer en contact avec son bébé, aussi bien pour la maman que le papa
  • l’acupuncture : qui a pour but d’apaiser la maman sur la fin de la grossesse
  • la sophrologie : qui utilise des techniques de relaxation et de pensée positive
  • la fasciathérapie : technique de massage pour apaiser et supprimer les douleurs
  • la méthode Bonapace : grâce à des points d’acupression, le père peut aider la future maman à soulager ses douleurs et à aider le travail le jour J.

La méthode que j’ai choisie pour ma fille
J’avais opté pour la sophrologie chez une sage-femme libérale près de chez moi. Les séances théoriques étaient vraiment intéressantes, car elle nous a détaillé concrètement les étapes de l’accouchement. Nous étions 3 couples et nous pouvions également échanger sur nos craintes, nos attentes. 

Pour les cours plus pratiques, les papas étaient absents. La sage-femme nous recevait sur des gros coussins, musique douce, paroles apaisantes, pensées positives. J’adorais ces moments qui me relaxaient beaucoup, d’ailleurs je m’endormais souvent…!

Est ce que cette méthode m’a aidée le jour J ? 
Pour être honnête, pas vraiment. Je pense que la sophrologie et la relaxation ne s’apprennent pas en 8 séances, c’est plutôt un art de vivre. Lors de mon accouchement, je ne me suis pas du tout servie de ce que j’avais appris, j’ai complètement oublié. De plus, le papa s’est senti très frustré de ne pas pouvoir m’aider à gérer. Il s’est trouvé inutile (ce qui n’était pas le cas…!). 

Et pour cette grossesse ? 
Forte de ma petite expérience, je me suis dit que je ne retenterai pas la sophrologie. Souvent, lors d’un 2ème enfant (ou plus) les mamans zappent la préparation à l’accouchement car elles savent un peu plus ce qui les attend. Mais moi je tenais vraiment à la faire. C’est un moment important je trouve, que je réserve spécialement à mon bébé. Et puis on rencontre d’autres couples dans la même situation que nous et ça fait bien d’échanger ! 

Quelle méthode cette fois? 
Nous souhaitions une méthode qui implique un peu plus le papa. Nous avons choisi la méthode Bonapace, dans un cabinet libéral. C’est UN sage-femme qui nous a reçu et pour le moment, je ne suis pas déçue ! L’approche a l’air super intéressante, le bonhomme est sympa et drôle… Bref je vous raconterai au fur et à mesure ce que donne les séances. 

Et vous les mamans ? Quelle méthode avez-vous choisie ? 

Quel matériel prévoir pour la petite section ?

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Lorsqu’un enfant commence l’école, il faut penser à prévoir un peu de matériel spécifique.

En tant que maîtresse de petite section, je fournis une petite liste de « fournitures » aux parents le jour de la rentrée. Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser donc je vous la livre !

  • Un sac à dos

Bien pratique pour transporter le petit matériel de son enfant,ainsi que pour y ranger le cahier de vie. Je recommande un sac à dos qui permet au moins de loger un petit cahier (17 x 22cm). Il doit être confortable pour l’enfant, marqué à son nom (surtout si c’est un cahier « Cars » ou « Reine des neiges » ^^).

  • Des chaussons

Nous en demandons dans mon école pour les séances de motricité afin que les enfants soient plus à l’aise dans leurs déplacements. L’idéal est de choisir des chaussons très souples, faciles à mettre et enlever. Les plus adaptés sont les chaussons mous en cuir ou chaussons de gym (ceux de Décathlon sont très bien et pas très chers).

  • Des vêtements de rechange

C’est important de prévoir une tenue complète de rechange (adaptée à la saison) en cas d’accidents ou de sauts dans les flaques … ^^ Ne pas oublier les chaussettes, on en a souvent besoin ! 

  • Doudou/tétine

Pour les enfants qui en ont besoin à la sieste, ou que ça rassure. Personnellement j’autorise les doudous dans la classe quand ils arrivent. Et sans rien faire, ils les abandonnent assez rapidement pour pouvoir jouer avec les copains 🙂 Pour les tétines, certains en ont besoin à la sieste, en revanche je préfère qu’ils les enlèvent pendant les temps de classe. 

  • Un goûter

Cela concerne uniquement les enfants qui vont à la garderie. Ils emmènent en général dans leur boite à goûter une compote ou un fruit et un gâteau. 

  • Une blouse

Pour les activités de peinture, je demande aux parents de prévoir une blouse pour leur enfant que je leur rends aux vacances pour les laver. Les plus pratiques sont celles en tissu (celles en plastique gênent un peu les mouvements de l’enfant) lavables en machine et surtout à manches longues (sinon ça ne sert pas à grand-chose ^^). 

  • Un sac de couchage

Pour les enfants qui dorment à l’école l’après-midi, les parents prévoient un sac de couchage que nous leur rendons régulièrement pour le lavage. C’est pratique, ils sont bien au chaud et confortables dans leur petits lits. Par contre, en en cherchant un pour ma fille, je me suis rendue compte que ce n’était pas facile à trouver ! Il en existe des pas trop chers à Décathlon et d’autres sur le site Luciole et Cie (vraiment adorables et d’excellente qualité mais plus chers). 

  • Des mouchoirs

Bien qu’on en prévoit des kilos en début d’année, il en manque toujours. Un petit paquet de mouchoirs dans le sac à dos peut sauver des vies … Oui Oui 😉

 

Voilà, je pense avoir fait le tour du matériel de rentrée (en tout cas de celui que je demande). 

Il est important d’inscrire le prénom de son enfant sur le matériel « susceptible d’être perdu » (sac à dos, manteau, pulls, écharpe, bonnet, chaussons…) car à cet âge les enfants ont parfois du mal à savoir ce qui leur appartient. Et les enseignants ne retiennent pas tout (même si on est très forts ! ^^)

Surpoids et grossesse

Etre enceinte, c’est accepter de voir son corps se modifier, s’élargir. C’est voir les kilos s’accumuler. Et lorsqu’on est en surpoids à la base c’est particulier. 

C’est mon cas. Ayant des réserves, les kilos de grossesse se répartissent différemment. Mon ventre est moins visible que chez des femmes minces. D’ailleurs, plusieurs personnes ont été étonnées quand je leur ai annoncé que j’étais enceinte, même au 5ème mois… 

Pour ma fille, j’ai pris 14kg (dont la moitié sur le dernier trimestre). J’avais déjà 15 kilos de trop avant la grossesse. J’ai plutôt bien vécu la prise de poids. J’étais en bonne santé, je bougeais beaucoup jusqu’au dernier moment… J’ai aussi été très bien entourée par des personnes qui ne me jugeait pas (ma famille, mes amis, mon docteur, la sage-femme…). Je n’ai eu aucune réflexion désobligeante. 

Sauf une fois. Un anesthésiste de l’hôpital. Rdv avec lui à 8 mois de grossesse pour parler de la péridurale. Je ne l’ai vu qu’une fois. Rdv très bref. Il regarde mon dossier, me pèse, me fixe dans les yeux et me dit :

« Je ne vous apprends rien si je vous dis que vous êtes obèse (ce qui médicalement parlant était faux). Vous n’avez pas pris excessivement de poids pendant la grossesse mais c’est avant qu’il aurait fallu vous bouger. Maintenant c’est trop tard, il va falloir faire avec, n’est-ce pas? »

Je pensais que je n’aurais pas accès à la péridurale.

« Si si ma p’tite dame ! Pensez donc, j’arrive même à poser des péridurales sur des femmes de 140kg. Je vous cache pas que c’est l’horreur pour moi, mais je fais avec ce qu’on me donne… ».

Je suis sortie du rdv choquée, puis j’ai fondu en larmes. Je me sentais tout à coup grosse et laide comme jamais. 

Ma mère, il y a presque 30 ans s’était entendue dire « on n’enfante pas dans la graisse »… Pas mal non plus pour l’image de soi…

Malheureusement, des paroles comme ça sont encore monnaie courante, surtout dans le milieu médical. On se sent limite inconsciente de porter un enfant dans notre « situation ». 

A ce jour, mon poids n’a jamais occasionné de problème de santé ni pour moi, ni pour mon bébé. Je suis comme je suis, et si jamais j’entends à nouveau ce genre de remarque, je crois que j’aurais cette fois la force de répondre et de remettre la personne à sa place. On ne doit pas se laisser traiter comme ça, c’est inacceptable
Est ce qu’on embête autant les futures mamans maigrissimes ? Ou celles qui fument pendant la grossesse ? Je ne crois pas… 

Alors qu’ils nous laissent profiter de notre grossesse, c’est notre corps, il nous appartient après tout !

Avez-vous eu vous-mêmes les mamans, des remarques sur votre poids pendant la grossesse ? Comment l’avez-vous vécu ? Comment avez-vous réagi ?  

sélection Hellocoton

Publié également dans le Huffington Post

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Mes lectures préférées de maman

Avant de commencer cet article, je tenais à m’excuser de mon absence sur le blog.
J’ai eu quelques soucis de santé qui m’ont amenée à être hospitalisée. Je vais mieux depuis. Plus de peur que de mal … 

Je vous livre aujourd’hui les différentes lectures qui m’ont été utiles (et qui le sont encore) depuis que je suis maman. 

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Durant la grossesse

C’est un bouquin ENORME de 500 pages. Il est très complet et détaille mois par mois l’évolution de la grossesse. Je n’ai pas tout lu mais j’aime bien savoir où en est mon bébé, son poids, ses nouvelles capacités, son développement. Il nous aiguille aussi sur les différentes étapes du suivi de grossesse en fonction de son avancée. Il m’est un peu moins utile que pour ma fille (car je me souviens quand même de plein de choses) mais c’est un peu la bible de la grossesse. De plus il y a un petit disque de grossesse qui permet de savoir à quelle semaine on en est (semaine de grossesse/ d’aménorrhée… Le truc qu’on ne comprend jamais), quand on doit passer les échos… 

Mon frère me l’a offert quand j’attendais ma fille et je suis fan ! C’est une bande dessinée écrite par Mademoiselle Caroline, qui raconte la vie d’une future maman du jour où elle apprend sa grossesse jusqu’à son accouchement. C’est à mourir de rire ! Je pense que j’aurais pu l’écrire (si je savais mieux dessiner…) tellement le personnage me ressemble. Bref, une bande dessinée qui permet de dédramatiser la grossesse et d’en rire. A offrir aux futures mamans angoissées ! 

Quand bébé est là

Là encore, un livre que mon frère m’a offert avant d’avoir ma fille. C’est un livre plein de conseils pour les jeunes mamans. Les chapitres sont organisés par thématique, et franchement il m’a beaucoup aidé pour la première année de ma fille. On se pose beaucoup de questions à la naissance d’un enfant (surtout le premier) et il reprend vraiment tous les thèmes de la prime enfance. En plus de ça, il est illustré de façon humoristique et se montre très rassurant. Il y a plein de petites parties à remplir soi-même (par exemple un tableau de diversification alimentaire à cocher). C’est vraiment un guide pratique et sympa à utiliser. 

Je ne sais plus comment j’ai trouvé ce livre, je crois qu’on me l’avait conseillé. Il est absolument génial car il aide à comprendre le rythme de sommeil de l’enfant de sa naissance à son adolescence. Il rentre vraiment en profondeur dans le sujet et donne des conseils très précis et intelligents pour améliorer des situations compliquées. Je crois que c’est vraiment mon livre préféré et celui que je conseillerais à toute maman (ou papa) fatigué(e). Une mine d’or, vraiment. 

Un livre qu’on m’a offert récemment. Je m’intéresse au courant Montessori pour ma classe mais aussi pour ma fille. Ce livre retrace les grandes orientations de l’éducatrice italienne. Il ne propose pas de trucs et astuces ou de conseils pratiques mais explique son approche personnelle et sa vision du développement de l’enfant. Je pense que c’est un essentiel à avoir (si on est intéressé par Montessori bien sûr). Il est bien sûr à replacer dans le contexte de l’époque.

Voilà pour mes essentiels ! J’en cherche aussi concernant la diversification alimentaire (car je n’ai pas super bien géré avec ma puce) alors si vous avez des choses à me conseiller, n’hésitez pas ! 

Propre du jour au lendemain !

enfant toilettes 

Ma fille a eu 3 ans le 10 Juillet, et depuis ses 2 ans et demi, nous avons acheté un pot pour tranquillement l’amener à être propre. Au départ, je n’étais absolument pas stressée, je savais que la propreté se mettait en place entre 2 et 3 ans. Et je trouvais ridicule de lui proposer le pot avant car elle n’était pas prête et bien trop petite. 

Je savais aussi que la propreté devait venir de l’enfant, et qu’il fallait éviter de se lancer dans cet apprentissage durant sa période d’opposition. De plus, avec nos boulots et notre manque de temps chronique, pour être sincère, nous n’étions pas pressés de s’y mettre ! La couche a malgré tout un côté bien pratique

J’ai donc attendu ses 2 ans et demi pour essayer une multitude de techniques que je vous avais détaillées dans cet article. J’ai commencé à Noël mais ne la sentant pas prête, j’ai arrêté pour retenter à Pâques. Ce fut un nouvel échec. 

J’ai donc lâché l’affaire après les vacances de Pâques en me disant que je verrai cet été. Je ne voulais pas que ça finisse en pleurs ou blocage. Je ne voulais pas non plus la poser sur le pot tous les quarts d’heure (j’ai quand même autre chose à faire de mes journées ^^), ou lui donner un bonbon à chaque pipi… Je voulais qu’elle comprenne que faire pipi sur le pot c’était bien, mais surtout normal. Pas de quoi faire de grandes fêtes ou avoir des récompenses à chaque pipi…

Je vous passe le nombre de commentaires du style « toujours pas propre? », « Va falloir qu’elle s’y mette! », « Tu penses à la mettre sur le pot de temps en temps? »…

Et puis on a fêté ses 3 ans le 10 Juillet en famille. Et tout a changé dès le lendemain. 

Je ne sais pas ce qui s’est passé dans sa tête. Je ne sais pas si elle s’est dit que 3 ans c’était le bon moment… Mais elle est devenue propre le 11 juillet, toute seule ! Elle s’est mise à aller d’elle-même sur le pot pour la petite (et la grosse) commission, à s’essuyer toute seule, à vider le pot dans les toilettes, à tirer la chasse d’eau, à se rhabiller…

« Maman, regarde, ze fais toute seule! »

Et depuis le 11 Juillet, pas un accident! Nous sommes partis en vacances le 15 juillet à 6h de route de chez nous. Même durant le long le trajet, elle a géré comme une chef, elle a testé les toilettes d’autoroutes, de restos, de parc… C’est elle qui nous dit quand elle veut. On n’a pas besoin de lui rappeler, elle se gère toute seule. On n’a plus remis de couche depuis le 11 Juillet, sauf pour la sieste et la nuit (d’ailleurs les couches sont sèches au réveil donc je pense qu’elle est même prête pour la propreté de nuit).

Bref, je n’en croyais pas mes yeux ! 

Et si j’avais un conseil à donner aux les parents qui s’inquiètent de la propreté tardive de leur enfant ou de comment s’y prendre pour lui apprendre…Et bien justement, ne faites rien ! C’est l’enfant qui décide du bon moment en fonction de sa maturité. Ce n’est pas vous. Vos tentatives risqueraient au contraire de le bloquer et de repousser cette étape.

Alors pas de panique, gardez votre énergie et faites confiance à votre enfant… 🙂