Joyeux anniversaire à mon blog !

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Cela fait tout pile 1 an que j’ai commencé ce blog. 

Je me souviens, j’avais alors une classe de CE1/CE2, la fin d’année approchait, ma puce était dans sa phase bien marquée du « NON », je n’avais le temps de rien… 

Et pourtant j’avais besoin de raconter ce que je vivais, de vider mon sac. D’un naturel réservé dans la vie, je n’aime pas trop embêter les gens avec mes problèmes, et j’ai du mal à m’imposer dans une discussion. Parler de moi est très difficile dans la « vraie vie ». 

Ce blog m’a offert la possibilité de me livrer autant que je voulais, sans me bloquer. Je me disais « au pire des cas, personne ne te lira mais au moins ça te fera du bien d’écrire ».

Et c’est ce qui s’est passé. Il n’y avait pas beaucoup de lecteurs au début (d’autant plus que peu de personnes de mon entourage savent que j’ai un blog). Mais j’ai continué. J’ai parlé de moi, de ma fille, puis de mon métier. Peu de personnes me lisaient mais elles étaient très fidèles et ont commencé à commenter, à discuter. Et c’est là que tout a pris sens. Partager avec les gens, c’est ça que je voulais au travers de ce blog!

Un an après, j’ai pu voir ma communauté grandir. Vous êtes actifs, vous donnez votre avis et ça j’adore. J’ai même souvent des demandes de mamans qui s’inquiètent par rapport à l’école ou qui se questionnent. C’est un vrai plaisir pour moi de pouvoir les aider (ne serait-ce qu’un tout petit peu). 

Mon blog est à mon image. Parfois je fais beaucoup d’articles car j’ai le temps et parfois, débordée par mon quotidien, il y en a moins. Mais je ne le laisse jamais trop longtemps à l’abandon. 

Je fais quelques concours, quelques partenariats mais toujours pour des produits qui me plaisent. Et j’essaie de ne pas trop en faire. Je ne veux pas d’un blog « commercial ». Je ne suis pas là pour gagner ma vie. J’ai un métier pour ça. 

MERCI
Merci pour votre fidélité. 
Merci pour vos commentaires éclairés.
Merci pour vos gentils mots, jamais blessants. 
Merci pour vos conseils quand je me sens à la dérive parfois.
Merci d’être là tout simplement !

Je souhaite à ce blog, à moi, à nous un très bon anniversaire ! 
J’ai prévu de faire un concours bientôt pour vous remercier de me suivre. Un concours personnel que je veux organiser et financer moi-même (et donc ça me prend un peu de temps). 

A très vite 🙂

Cacher ses propres angoisses à son enfant…

78H (1).jpgJe suis quelqu’un d’un naturel assez angoissé, bien que calme. Ce qui du coup, donne parfois l’impression aux gens que je vis les choses de façon très zen. Or à l’intérieur, c’est souvent le carnage !

J’ai eu ces derniers temps quelques soucis de famille « lointaine » qui perdurent, et qui au quotidien me travaillent beaucoup. J’y pense souvent, j’en parle avec mes proches, j’essaie de comprendre … Bref, je suis assez « encombrée » dans ma tête !

Dans ces moments, j’ai besoin d’être au calme, de me replier un peu sur moi et attendre que le temps arrange les choses. Sauf que quand on est parents, on ne peut pas se couper du monde et zoner sur le canapé pendant des jours à se morfondre.

Ma poupette vient très régulièrement me voir, pour passer du temps avec moi, pour qu’on se promène, qu’on fasse des activités ensemble (d’autant plus que ce sont les vacances). Dès 7h le matin, elle enfile sa blouse pour faire de la peinture…! Je fais ce que je peux pour bien m’occuper d’elle, tout en ayant un peu l’esprit ailleurs. Et elle se rend tout de suite compte  que je ne suis pas avec elle à 100%.

« Maman, pourquoi tu parles pas? « 
 » Maman, pourquoi tu réfléchis? »
« Maman, tu continues de dessiner avec moi? »

Je ne peux pas vraiment lui expliquer. Moi-même j’ai de la peine à comprendre ces histoires de famille vieilles comme le monde. Alors je lui dis que je pense à des choses qui me préoccupent, qu’elle est trop petite pour comprendre. Mais que ce n’est pas très grave, et pas lié à elle.

Car ma puce s’inquiète assez rapidement pour moi quand elle voit que je ne suis pas comme d’habitude. Et ça, je veux à tout prix l’éviter. Je ne veux pas qu’elle porte mes angoisses et mes problèmes. Ce ne sont pas les siens. 

Ce qui marche bien pour penser à autre chose et profiter du temps avec elle (plutôt que ruminer), c’est :

  • d’aller se balader en pleine nature, ça vide la tête
  • de cuisiner et manger ensemble
  • de lui lire des histoires pour nous évader
  • de jouer, jouer, jouer (même si l’envie n’est pas forcément là, ça me fait du bien au final)
  • d’aller voir des amis, des proches, de la famille

Et puis le soir, quand son papa rentre, je m’octroie un peu de temps pour réfléchir à mes petits soucis, au calme. Je sais que ma puce est bien avec lui, et qu’elle ne va pas s’inquiéter pour moi. Alors je m’isole un peu (10min contre des jours avant quand je n’avais pas d’enfant), souvent j’écris pour moi ou je bouquine et ça me fait du bien pour repartir.

En attendant des jours meilleurs 🙂

Et vous ? Comment gérez-vous vos angoisses devant vos enfants ?

Et toi, tu en veux combien?

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LA question qui tue…

Celle que j’ai posée au chéri, rapidement après notre rencontre. Bon j’admets, ça paraît un peu abrupte comme ça, mais je sortais d’une histoire avec un homme qui n’en voulait pas franchement.
Or pour moi, une  vie de couple sans avoir d’enfant, c’était une vie triste. 

Je suis issue d’une famille de 3 enfants. Et j’adore ça (même si je me plains constamment de ma place de N°2 qui n’est pas facile dans la fratrie, moi la pauvre tranche de jambon au milieu du sandwich ^^).
Pour moi la famille nombreuse (c’est à dire 3 et plus), c’est synonyme de joie, de bagarres, de bruits, de souvenirs forts… Bref une enfance vivante, animée. Des fêtes de famille tonitruantes, une voiture qui déborde, un joyeux bordel…

J’ai toujours admiré les mères de famille nombreuse et j’avoue que ça ne m’aurait pas déplu. Seulement je ne me voyais pas mère au foyer (j’aime bien travailler en dehors de la maison, et les finances ne me permettraient pas de me passer d’un salaire). Et j’imagine à quel point cela doit être difficile de gérer en même temps un boulot à temps plein et trois enfants. Je pense que je ne serais pas capable de le faire (petite pensée pour ma maman qui l’a fait, et de plus, toute seule !).

L’enfant unique est une idée qui ne me plait pas trop (bien que je la respecte et que je ne juge pas les gens qui font ce choix). J’ai tellement de super souvenirs avec mon frère et ma soeur…! Mon enfance aurait été bien triste sans eux (enfin j’imagine…)

Quand j’ai rencontré le chéri (qui n’a qu’une sœur,dont il n’était pas du tout proche durant l’enfance et l’adolescence, bien que ça s’arrange maintenant) il m’a dit qu’un enfant c’était déjà bien. Pour lui, deux, c’est déjà une famille nombreuse… Alors trois n’en parlons pas ! Je savais qu’avec lui, je pouvais tirer un trait sur mon idée de famille nombreuse. Mais qu’il ne serait pas contre un ou deux. 

Alors bon, comme je l’aimais (ce qui est toujours le cas^^), j’ai accepté son choix (hors de question de lui faire plein d’enfants dans le dos… !). Nous avons rapidement eu notre Pépette qui nous rend très heureux. La suite, nous ne la connaissons pas encore, mais je sais que nous sommes déjà très contents d’être parents tous les deux (sauf quand elle est malade, insomniaque ou de mauvaise humeur…). 

Et puis, peut-être dans une autre vie, j’aurai une immense fermette rénovée avec un jardin d’un hectare, dans lesquels j’élèverai mes 5 enfants … 😉

Et chez vous ? Combien vouliez-vous d’enfants?

Combien en avez-vous  ? Y-a-t’il eu négociations ? 

Ma petite psycho-rigide …!!

Plus ma fille grandit, plus elle comprend de choses. Elle m’épate également par sa mémoire . Elle intègre bien les habitudes de la maison, les miennes, celles de son père, de la nourrice, de ses grands-parents…

J’ai remarqué qu’elle devenait également un peu plus « psycho-rigide ». En effet, elle a sa routine habituelle bien huilée. Si les choses ne se passent pas « comme d’habitude » elle me questionne, demande à ce qu’on refasse comme avant.

Par exemple, un coussin que j’ai déplacé à un autre endroit du salon, des jeux que j’ai mis dans un autre placard pour plus de commodité, le changement de couverts pour manger… Bref, rien ne lui échappe !

Maman, pourquoi tu as changé la couverture ? C’est pas la bonne !

Maman, il est où le coussin? Il doit être sur le canapé !

Maman, pourquoi tu mets une bougie?

Papa, pourquoi tu mets ta voiture là?  Il faut la mettre dans le garage !

J’avoue que parfois ça me fait rire, et d’autres fois cela me questionne.

J’ai lu des choses très intéressantes dans cet article qui m’a bien éclairée. 

La routine et les rituels la structurent et la rassurent. Et pourtant, elle doit aussi pouvoir apprendre à s’adapter aux changements, je trouve ça hyper important pour sa vie future.

Alors avec son papa, on ne s’interdit pas de modifier des choses dans la maison, de lui faire découvrir des aliments qu’elle ne connait pas, de lui présenter des gens souvent, de l’emmener dans des lieux inhabituels, de ne pas toujours prendre le bain au même moment de la journée… Bref on amène quelques petits changements ponctuels.

Et on lui explique toujours. Par exemple, le soir, depuis toute petite, je lui dis où elle ira le lendemain (chez la nourrice, chez sa mamé, chez papi, mamie, avec moi à la maison…). Je ne la prends pas au dépourvu (enfin quand moi-même je le sais à l’avance, bien sûr ^^). Elle me questionne et puis s’y fait toujours sans trop de problèmes.

Et puis je ne cède pas (enfin j’essaie) quand elle me fait un cirque pour avoir SA cuillère habituelle alors que je lui en ai donné une autre. Je lui explique, mais je ne lâche pas pour de petites choses comme ça.

Je vois qu’à l’école, mes petits élèves sont aussi comme ça. Certains beaucoup plus que d’autres (les plus anxieux) qui peuvent partir en crise de larmes dès qu’on modifie une habitude à l’emploi du temps. Ma fille n’en est pas là, heureusement. Avec le temps, ils arrivent de toute façon à gérer de mieux en mieux les petits changements quotidiens. 

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Et vous? Avez-vous connu ça avec vos enfants ? 

Bah tu viens plus aux soirées …?!

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Les soirées … Les sorties entre amis… 

Je crois que c’est ce qui a le plus changé depuis que nous sommes parents. 

Avant, on improvisait des p’tites bouffes chez les uns, les autres, des soirées jeux, film… Musique à fond, de bonnes bouteilles… 
Des soirées qui durent jusqu’au petit matin…
Des lits improvisés dans le salon…
Des réveils en milieu de journée, le lendemain…
Un bon Efferalgan pour effacer la gueule de bois…

Ces soirées-là, vous voyez ? 

Maintenant les soirées sont un peu plus organisées, anticipées
On ne fait pas trop de bruit pour ne pas la réveiller.
On « n’improvise » pas car on ne peut plus (dormir n’importe où? Pas possible, on a pas le lit parapluie, ni les doudous…).
On ne boit pas trop car on sait que quoiqu’il arrive, on sera réveillés à 7h et qu’il faudra assurer (et je vous promets que gérer un enfant avec la gueule de bois, c’est sport… Oui oui j’ai testé une fois…).

Les amis qui ont des enfants comprennent car ils sont eux-mêmes dans le même « bateau ». Les autres, pas tous
Certains prévoient pour les enfants et d’autres pas du tout. Je ne leur en veux pas, c’est difficile parfois de se mettre à la place de parents quand on n’a pas d’enfant. 

Et maintenant, quand on sent le truc un peu trop « compliqué », parfois, on refuse des soirées. 
Une crémaillère très arrosée avec uniquement des adultes.
Un weekend dans un gîte avec des dortoirs en guise de chambres.
Un resto un peu huppé où il faut « bien se tenir ».
Un weekend trop loin où il y a énormément de route à faire.

Et ce n’est pas par « fainéantise » comme certains le penseront. 
C’est juste qu’on sait.
On sait qu’elle ne sera pas bien.
On sait qu’elle fatiguera.
Et on sait qu’elle ne profitera pas et nous non plus, du coup.

Nous sommes ces parents qui trimbalons beaucoup notre enfant avec nous. Elle a déjà pas mal bougé notre fille. Et nous avons continué de voir nos amis. Nous ne restons pas enfermés chez nous. 

Mais nous pensons à son bien-être autant qu’au nôtre. Et nous adaptons nos sorties, nos soirées, nos weekends.

Je me souviens qu’elle avait 15jours lors de sa 1ère sortie: le mariage d’une cousine du chéri. Eglise, salle de réception bondée sans pièce pour faire dormir les petits. Résultat, nous l’avons gardée dans nos bras, avec le DJ qui hurlait, la musique très forte, et plein d‘enfants qui venaient la toucher, lui remettre sa tétine, son doudou, lui faire des bisous… Elle a été sage, oh oui ! Tout le monde nous faisait la réflexion. Mais nous savions qu’elle n’était pas bien dans le fond. Environnement bien trop agressif pour un bout de chou de 2 semaines. 

Et au final, le soir, en rentrant après 2h de voiture, elle s’est mise à pleurer pendant des heures et des heures, inconsolable. Des pleurs de décharge, des pleurs de ras-le-bol. Mais ça, il n’y a que son papa et moi qui l’avons vu. 

Alors parfois, au risque de décevoir, et bien non, on ne va plus à toutes les soirées…