Gérer son enfant quand on est enceinte

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Ma fille a 3 ans, je suis enceinte de 7 mois … Et je n’avais pas du tout pensé aux problèmes que ça pourrait engendrer, mais alors PAS DU TOUT

Ce sont les vacances d’été, le chéri a eu ses 2 semaines de congé réglementaires, moi je suis en vacances scolaires pour les 2 mois (ah ces profs, c’est tout le temps en vacances… oui oui j’ai deviné ce que vous pensiez, on me le dit tellement souvent…!)

J’ai donc passé presque 1 mois et demi en tête à tête avec ma fille.

Au début, tout s’est bien passé. Puis, quelques soucis de santé liés à la grossesse m’ont obligée à ralentir le rythme … Je dois me ménager, sinon j’ai des douleurs ligamentaires insupportables qui me bloquent le bassin et m’empêchent de bouger. 

Me ménager … Hum … Comment je fais avec une petite puce bondissante de 3 ans qui saute partout et parle tout le temps ? 

La chaleur s’ajoutant (faut savoir qu’à partir de 25°C degrés je meurs… Alors là avec les 36°C à l’ombre, je ne vous raconte pas…!), j’évite de faire de grosses sorties et de prendre la voiture trop souvent (trop peur d’avoir un malaise en conduisant). 

Je dois donc l’occuper à la maison et me reposer.
Equation im-po-ssible.

Je vis donc de grands moments de solitude :

  • Lorsqu’elle explose son coffret de perles par terre et que je dois les ramasser (oui je lui demande de m’aider, oui elle le fait, oui elle en range 4 et me laisse ramasser les 50 autres…)
  • Lorsque je viens de me poser sur le canapé et que j’entends « maaaaaman z’ai fait caca ! Tu viens m’essuyer? »
  • Lorsque je m’apprête à faire une micro-sieste et qu’elle a décidé de ne pas faire la sienne
  • Lorsque je dois lui attacher ses chaussures et que je n’arrive pas à me relever
  • Lorsque je dois récupérer son doudou qui est tombé sous le canapé
  • Lorsqu’elle parle, parle, parle (tout le temps) alors que j’ai besoin de silence et de calme
  • Lorsqu’elle veut être portée car « ze suis encore un peu un bébé maman »
  • Et lorsque le chéri arrive à 19h, je sens que le calvaire va enfin s’arrêter … Mais non ! Car il est également « épuisé » de sa journée et n’a plus d’énergie pour s’en occuper (je vous rassure, je lui souffle un peu dans les bronches et il finit en soupirant par lui donner son bain… Faut pas déconner non plus!^^)

Bref, j’en parle ici avec le sourire, mais je vous avoue avoir craqué plus d’une fois. Dans ces moments, je me sens la plus mauvaise mère du monde (et je me dis « et en plus tu recommences! »). Je me sens handicapée, lourde, douloureuse, fatiguée, je râle, je perds patience et le moral chute. Et puis dès que je me sens mieux, je me remets en action, je relance mes projets … Jusqu’au prochain coup de mou.

Qui a dit que la grossesse était un moment épanouissant ? Le prochain que j’entends me dire ça … Je lui fais bouffer mes bas de contention ^^ (oui j’en ai, non je ne les mets jamais)

Cet article ne donne aucun conseil, aucune astuce (désolée…). Par contre, je suis preneuse si vous avez des idées pour améliorer ma situation (j’ai encore 2 mois à tenir…).

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La préparation à l’accouchement : est-ce bien utile ?

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Lorsque l’on est enceinte, on a le droit à 8 séances de préparation à l’accouchement, remboursées par la Sécurité Sociale. Elles visent à préparer au mieux les mamans (et les papas) à ce moment si important. Elles ne sont en revanche pas obligatoires. Elles se font auprès d’une sage-femme à l’hôpital ou dans un cabinet privé. On les commence au  7 ème mois de grossesse. Il y a des séances théoriques et des séances plus pratiques. 

Il existe différents types de préparation à l’accouchement. Voici les principales :  

  • l’haptonomie : qui permet par le biais du toucher d’entrer en contact avec son bébé, aussi bien pour la maman que le papa
  • l’acupuncture : qui a pour but d’apaiser la maman sur la fin de la grossesse
  • la sophrologie : qui utilise des techniques de relaxation et de pensée positive
  • la fasciathérapie : technique de massage pour apaiser et supprimer les douleurs
  • la méthode Bonapace : grâce à des points d’acupression, le père peut aider la future maman à soulager ses douleurs et à aider le travail le jour J.

La méthode que j’ai choisie pour ma fille
J’avais opté pour la sophrologie chez une sage-femme libérale près de chez moi. Les séances théoriques étaient vraiment intéressantes, car elle nous a détaillé concrètement les étapes de l’accouchement. Nous étions 3 couples et nous pouvions également échanger sur nos craintes, nos attentes. 

Pour les cours plus pratiques, les papas étaient absents. La sage-femme nous recevait sur des gros coussins, musique douce, paroles apaisantes, pensées positives. J’adorais ces moments qui me relaxaient beaucoup, d’ailleurs je m’endormais souvent…!

Est ce que cette méthode m’a aidée le jour J ? 
Pour être honnête, pas vraiment. Je pense que la sophrologie et la relaxation ne s’apprennent pas en 8 séances, c’est plutôt un art de vivre. Lors de mon accouchement, je ne me suis pas du tout servie de ce que j’avais appris, j’ai complètement oublié. De plus, le papa s’est senti très frustré de ne pas pouvoir m’aider à gérer. Il s’est trouvé inutile (ce qui n’était pas le cas…!). 

Et pour cette grossesse ? 
Forte de ma petite expérience, je me suis dit que je ne retenterai pas la sophrologie. Souvent, lors d’un 2ème enfant (ou plus) les mamans zappent la préparation à l’accouchement car elles savent un peu plus ce qui les attend. Mais moi je tenais vraiment à la faire. C’est un moment important je trouve, que je réserve spécialement à mon bébé. Et puis on rencontre d’autres couples dans la même situation que nous et ça fait bien d’échanger ! 

Quelle méthode cette fois? 
Nous souhaitions une méthode qui implique un peu plus le papa. Nous avons choisi la méthode Bonapace, dans un cabinet libéral. C’est UN sage-femme qui nous a reçu et pour le moment, je ne suis pas déçue ! L’approche a l’air super intéressante, le bonhomme est sympa et drôle… Bref je vous raconterai au fur et à mesure ce que donne les séances. 

Et vous les mamans ? Quelle méthode avez-vous choisie ? 

Surpoids et grossesse

Etre enceinte, c’est accepter de voir son corps se modifier, s’élargir. C’est voir les kilos s’accumuler. Et lorsqu’on est en surpoids à la base c’est particulier. 

C’est mon cas. Ayant des réserves, les kilos de grossesse se répartissent différemment. Mon ventre est moins visible que chez des femmes minces. D’ailleurs, plusieurs personnes ont été étonnées quand je leur ai annoncé que j’étais enceinte, même au 5ème mois… 

Pour ma fille, j’ai pris 14kg (dont la moitié sur le dernier trimestre). J’avais déjà 15 kilos de trop avant la grossesse. J’ai plutôt bien vécu la prise de poids. J’étais en bonne santé, je bougeais beaucoup jusqu’au dernier moment… J’ai aussi été très bien entourée par des personnes qui ne me jugeait pas (ma famille, mes amis, mon docteur, la sage-femme…). Je n’ai eu aucune réflexion désobligeante. 

Sauf une fois. Un anesthésiste de l’hôpital. Rdv avec lui à 8 mois de grossesse pour parler de la péridurale. Je ne l’ai vu qu’une fois. Rdv très bref. Il regarde mon dossier, me pèse, me fixe dans les yeux et me dit :

« Je ne vous apprends rien si je vous dis que vous êtes obèse (ce qui médicalement parlant était faux). Vous n’avez pas pris excessivement de poids pendant la grossesse mais c’est avant qu’il aurait fallu vous bouger. Maintenant c’est trop tard, il va falloir faire avec, n’est-ce pas? »

Je pensais que je n’aurais pas accès à la péridurale.

« Si si ma p’tite dame ! Pensez donc, j’arrive même à poser des péridurales sur des femmes de 140kg. Je vous cache pas que c’est l’horreur pour moi, mais je fais avec ce qu’on me donne… ».

Je suis sortie du rdv choquée, puis j’ai fondu en larmes. Je me sentais tout à coup grosse et laide comme jamais. 

Ma mère, il y a presque 30 ans s’était entendue dire « on n’enfante pas dans la graisse »… Pas mal non plus pour l’image de soi…

Malheureusement, des paroles comme ça sont encore monnaie courante, surtout dans le milieu médical. On se sent limite inconsciente de porter un enfant dans notre « situation ». 

A ce jour, mon poids n’a jamais occasionné de problème de santé ni pour moi, ni pour mon bébé. Je suis comme je suis, et si jamais j’entends à nouveau ce genre de remarque, je crois que j’aurais cette fois la force de répondre et de remettre la personne à sa place. On ne doit pas se laisser traiter comme ça, c’est inacceptable
Est ce qu’on embête autant les futures mamans maigrissimes ? Ou celles qui fument pendant la grossesse ? Je ne crois pas… 

Alors qu’ils nous laissent profiter de notre grossesse, c’est notre corps, il nous appartient après tout !

Avez-vous eu vous-mêmes les mamans, des remarques sur votre poids pendant la grossesse ? Comment l’avez-vous vécu ? Comment avez-vous réagi ?  

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Publié également dans le Huffington Post

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Un prénom pour toute une vie

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Le choix du prénom fait partie des grands questionnements de la grossesse.

Pour certains, c’est très simple et pour d’autres c’est plutôt la galère.
Nous faisons partie de la seconde catégorie…

Comme vous le savez, je suis professeur des écoles. Cela fait 10 ans que j’enseigne en école primaire. Alors des prénoms, j’en ai vu passer dans ma carrière ! Du coup, cela devient vite compliqué de trouver un prénom qui ne me rappelle pas un enfant. Et puis, il y a des prénoms que je m’interdis car ils me font trop penser à des élèves « pénibles » (pour ne pas dire autre chose) que j’ai connus.

Le chéri, lui, ne côtoie pas d’enfants dans son métier, et très peu dans son entourage. Il a le problème inverse du mien. Pour notre fille, il était complètement à court d’idée.

Mon frère nous avait offert des livres de prénoms dans lesquelles nous nous étions plongés. Au final j’avais fait une liste dans laquelle le chéri a pioché pour trouver LE prénom.

Voilà comment ça s’est passé pour la puce. Rien de super romantique, ni émouvant… Plutôt quelques prises de tête et soirées à se torturer l’esprit.

Et cette fois ? Et bien on recommence !

J’ai quelques idées que je garde précieusement pour moi. J’aime les prénoms pas trop longs, originaux mais pas trop, anciens voire un peu « bobo ». J’aimerais un prénom qui sonne bien avec le nom de famille et qui soit dans le même esprit que celui de ma fille. Je n’ai pas vraiment de prénom « coup de coeur » pour le moment. 

Et pour le chéri … Euh, comme pour la première fois, il n’a absolument aucune idée. Zéro. J’ai donc posé « l’air de rien » sur sa table de chevet le livre des prénoms avec un stylo et une feuille. Et j’attends… J’attends qu’il se lance dans les recherches. (Bon pour le moment il n’a pas encore mis le nez dedans, et le livre commence à prendre la poussière…).

Je sens qu’on n’est pas prêt de trouver le prénom, mais à la fois il nous reste encore presque 4 mois donc on est large

Je ne suis pas inquiète, je regrette juste que ce ne soit pas un moment plus agréable pour lui … et du coup pour moi. 

Le choix du prénom est évidemment important mais quand j’y repense, celui de ma fille aurait pu être un autre de la liste, et elle aurait été tout aussi heureuse et nous aussi. 

Bref je pense que ça ne sert à rien de « se mettre martel en tête » (expression inutilisée depuis 50ans…). Il ne faut pas se fixer sur un unique prénom au risque que le conjoint ne l’aime pas ou qu’une copine le choisisse pour son enfant avant vous…

Si le prénom plait aux deux parents, c’est déjà très bien !!

Et chez vous ? Comment s’est passé le choix du prénom ? 

 

Au passage, petit coucou à Mélodie avec qui j’ai discuté du sujet sur instagram et qui tient un chouette blog de maman 😉 

 

 

La deuxième échographie : entre stress et magie

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J’ai passé ma seconde échographie il y a deux jours. Je l’attendais vraiment impatiemment. La 1ère date du 13 avril, et j’avais hâte de savoir comment allait mon bout de chou. 

J’ai une grossesse très peu médicalisée. Une prise de sang et un rdv chez mon médecin traitant chaque mois et c’est tout. Pas d’examen de col, pas d’échographie, un petit coup de doppler quand je la supplie (et encore). Bref, on ne peut pas dire que je sois embêtée par le corps médical. Je m’en inquiétais même à force de voir autour de moi beaucoup de femmes qui ont des écho tous les mois et sont suivies de très près. Mais apparemment, c’est normal, je fais partie des femmes enceintes « en pleine forme » qui n’ont pas besoin d’examens intrusifs et inutiles. Tant mieux. 

Revenons-en à notre sujet, l’échographie des 5 mois. J’avais rdv en début d’après-midi. Après une matinée de boulot à l’école, le « jeté » de la puce chez la nourrice, le retour à la maison en catastrophe (j’avais oublié mon dossier médical), le passage au boulot du chéri pour le récupérer (et l’attente au pied de l’immeuble car môsieur avait un truc à finir)… Nous sommes arrivés pile à 14h10 (rdv 14h) mais vu qu’elle prend toujours en retard, pas de souci. Nous avons attendu jusqu’à 14h30 et là, le stress a commencé à monter. Pourvu qu’il aille bien, pourvu qu’on ne détecte pas de souci… 

L’échographie a duré 45 minutes. C’est long mais au moins on sent le professionnalisme de la dame. Plutôt froide mais gentille. Je l’avais déjà choisie pour ma 1ère grossesse et j’ai confiance en elle. 

« Madame, voici ses reins »… hum
« Et là son fémur »… Ok 
« Vous voyez ça là ? C’est son oreille interne. » Ohhh !

Bon … honnêtement je ne vois pas grand chose mais je ne suis pas très douée en anatomie humaine. 

« On va voir le cœur… Ok tout est normal ».
« Et je vais m’attarder sur le cerveau, les lobes, les hémisphères….(temps interminable).
Ok tout est bon ».

Elle prend les clichés. Je vois son petit profil trop mimi (même petit nez pointu et bouche en cœur que la puce). 

« L’examen est fini! »
« Et … Tout est normal ? »
« RAS tout va bien! »

Ouf! Enfin je commence à me détendre. Elle nous a annoncé le sexe du bébé (que je garde encore un peu secret car je veux l’annoncer à mes proches avant de vous le livrer). 

Lumière allumée. Pas de larmes, juste un immense soulagement. Mon bébé va bien et moi aussi ! Il faut dire que je ne me ménage pas pendant cette grossesse, je continue ma vie à 100 à l’heure car je ne peux pas faire autrement. Et je culpabilise parfois de ne pas plus me reposer… 

Nous retournons à la voiture. J’ai les jambes en coton, la pression redescend d’un coup. Le chéri est impassible comme toujours. Lui ne s’inquiétait pas. Il est juste content d’avoir vu sa frimousse. Et ému quand même (je le vois à ses yeux qui brillent). 

Je le dépose au boulot. Je rentre chez moi et je m’endors comme une masse pendant une heure. Puis je file chercher la puce et acheter un livre de prénoms…

La grossesse commence à se concrétiser … 🙂